• [^] # Re: Je crois qu'il est important de noter que ...

    Posté par . En réponse au journal Trilogie - 3 ème partie : Liberté d'expression en action. Évalué à 2.

    Sur l'histoire de l'utilisateur roi, je vais être plus clair:

    La fondation qui gère les fonds de debian est SPI: Software in the Public Interest pas SU Software for the User

    Ça n'est pas innocent du tout, ça rejoint ce qu'il y avait dans le lien le cauchemar de de l'ingénierie logiciel. L'utilisateur ne demande pas ce qui est bon pour lui (et un chien mangera du chocolat, et un chat des rollmops, et il y a des chances qu'ils aiment ça).

    Un exemple plus trollesque est celui des 4x4, c'est clairement demandé par les utilisateurs, et le marketing y a répondu. Même si ça n'est pas bon pour la société.

    C'est exactement le rôle du marketing : répondre aux envies de l'utilisateur.

    Un "bon" produit par contre tiendra contre de facteur dont l'utilisateur se cogne (sécurité, stabilité, ergonomie), mais l'utilisateur ira spontanément vers ce qui lui plait (irrationnel) pas nécessairement vers ce qui est bon pour lui.

    Non pas que le marketing ne peut pas produire de bonnes choses, mais il ne créer pas de nouvelles fonctionnalités, et il ne se superpose pas parfaitement aux besoins de la société.

    Tous les "produits" ne sont pas pour répondre à un concours de popularité (sinon Yannick Noah serait président).

    Le mode de financement de firefox (un versement par recherche effectué via la barre de recherche sur google) fait que Mozilla a intérêt à répondre en priorité aux demandes de l'utilisateur.

    Celui de beaucoup d'entreprise ou de personnes, dépendant du logiciel libre aussi.

    Mais toutes les organisations, et leurs produits ne sont pas orienté vers le profit (SPI once again), mais parfois simplement sur l'économie de moyen (Apache SOAP réunissant le travail de SUN, IBM, et Microsoft; Eclipse réunissant une tripoté d'entreprises; Java Community pour la production des JSR) (au final, oui, les entreprises font de l'argent, et l'économie de moyen les y aide, mais en général on limite le but des organisation à leur raison d'être, pas à leur impact (sauf si on est manichéen, un peu à la GreenPeace, "nous gentils, eux méchants! bouh! Regardez les conséquences!!!" alors qu'ils pourraient se passer des 5 premiers mots et des quelques points d'exclamations).

    N.B. je n'ai pas dit qu'il n'y a pas d'impact sur l'utilisateur au dév d'un middleware ou d'un kernel, juste qu'il n'était pas fait pour lui.
    Une analogie, on fait sauter les plombs si on branche 36000 appareil dans la même pièce(on évite les incendies pour les autres habitants), de même on empêche la création de nouveau processus à partir d'un certain nombre (on évite de mettre la machine à genoux pour les autres utilisateurs).
    Le kernel permet aux application de se croire presque dans une machine de turing.
    Le middleware permet à des applications de se parler entre elle.

    L'ampleur des projets informatique fait qu'on est obligé d'appliquer du Fordisme (ou Taylorisme, je sais plus) : toi ce bout là pour ce gars là, et au final la peinture avant le revendeur pour le client.

    Une application comme Linux ou Eclipse c'est potentiellement quelques grattes ciels, et on ne demande pas aux fondations d'êtres en accords avec le karma de madame michu au 36e mais de permettre à l'ensemble de résister aux tremblement de terre et de permettre la réalisation de son appart une fois posé. </N.B.>

    Sur les boulets:
    Dans un monde idéal, tout le monde suivrait les instructions, et il n'y aurait jamais d'erreur d'aiguillage.

    Malheureusement, mettre en place un système qui empêche les erreurs a un cout (en temps), et il y a des compromis: par exemple les chans IRC spécialisés peuvent bannir les boulets, parce que le service qu'ils fournissent serait détériorer si on le faisait pas de façon rapide (prendre 5minutes pour chaque boulet). Le problème n'est pas le chan ou le boulet (quoique...), mais l'organisation/système qui a amené le boulet (vivivi, je sais, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) à cet endroit (en dehors de l'intention de nuire) on pourrait restreindre l'accès, mais on perdrait en facilité d'utilisation pour les spécialistes.

    Les specialistes ont besoins de services, le temps n'est pas infini, ces services prennent du temps, pour une qualité donné un service demandera nécessairement un niveau minimal à ces utilisateurs, et réduira les cout pour placer les ressources là ou elles sont importantes (dans le service), donc les ressources minimum seront utilisé pour éviter que des utilisateurs n'ayant pas le niveau minimum perturbent le service.

    Chez McDo, si on ne va pas dans une file on n'a pas à manger.
    Et il y aura toujours des RTFM.

    Sur le "monde du libre" :
    Là c'est très personnel, mais je vois une dérive: l'utilisation des termes libre, ouvert de façon détourné. La liberté se fondent sur des valeurs qui dépassent largement celles du logiciel ou de la culture. Malheureusement, on voit des utilisation publicitaire utilisant ces termes pour des choses s'éloignant de plus en plus des valeurs de liberté.

    C'est le logiciel qui a emprunté le terme libre, pas l'inverse.

    Le logiciel libre se définit par ses règles classiques (je préfère celle de la FSF car au nom du rasoir d'ockham(?) elle est plus pratique que celle de l'OSI ^^ )

    La culture libre, se traduit par un accès libre à la culture (et, une CC-by-nc-nd permet un accès libre), pas un dev libre (qui dans le cas de la culture concernerait les artistes/artisans)

    Il faut peut être relire comment la liberté se traduit concrètement (c'est dans le premier paragraphe, avec des troucs sur la propriété plus loin qui font que Karl (je vous laisse deviner lequel) était contre le texte, et je vous laisse devinez le texte :p ).

    Bonux sur les projet (informatique ou non), il y a des limitations sur au moins 1 des 3: fonctionalité (sécurité, pouic-pouic et autres troucs), qualité (ça marche), et le temps (et le temps c'est de l'argent))

    Par exemple, debian essaye de sortir le maximum de paquets fonctionnels et stables, du coup la date de sortie est nécessairement "when it's done".

    De son coté Ubuntu sort tous les 6 mois, avec le maximum de paquets: nécessairement il y a des troucs qui pètent à l'occasion (des versions cvs instables et autres joyeuseté).

    Gnome sort une version stable tous les 6 mois: toutes les fonctionnalités prévus ne sont pas présentes.

    Il y a toujours un compromis (je caricature les exemples cités).