Qui pense que l'argumentaire de cet article est bien léger ? Que nous autres technophiles amateurs de libre nous considérons les utilisateurs lambdas comme stupides et que c'est ça qui gène l'adoption massive du logiciel libre ?
Par contre je veux bien reconnaître que notre technophilie nous fait parfois perdre le sens des réalités, c.a.d. adopter un point de vue valable, mais singulier sur la question (voir les commentaires sur LaTeX contre traitement de texte), et je vais essayer de le prouver.
Considérons ma chère et tendre, qui représente assez bien l'archétype d'un utilisateur normal de l'informatique : elle se débrouille sans être à l'aise avec (pas de bidouille), elle en a une utilisation basique, elle est intéressée par l'idée de logiciel libre quand on la lui présente et peut tout à fait envisager de passer à Linux avec un peu d'aide, mais l'informatique reste un sujet de peu d'intérêt.
Ce genre d'utilisateur qui veut être pépère, qu'est-ce qu'il y a sous Linux pour eux ? À peu près tout : une interface claire, agréable à utiliser, des logiciels pratiques pour tout ce qu'ils auront envie de faire, de quoi installer facilement des logiciels, de quoi être correctement compatible avec les formats proprios qui gangrènent encore la toile, de quoi avoir du matos correctement reconnu, en gros il y a de quoi être plus pépère que sous Windows.
Dire que ce n'est pas la vente OEM et le marketing qui sont le problème de l'adoption de Linux, je ne suis pas d'accord. Si ces 2 pratiques étaient répandues pour Linux, je suis certain que son taux d'utilisation grimperait en flèche vu qu'elle ne serait plus liée à l'existence d'un linuxien dans l'entourage.
Mais d'un autre côté, si on peut trouver de quoi avoir des fonctions confortables, qu'est-ce qu'il y a concrètement comme distro pas chiante à configurer et à gérer ? Niet, nada, que dalle.
On a des dizaines de distro pour geeks, administrateurs, ou kikoolol, mais les seules que je voie approcher le statut de distro pour l'utilisateur pépère c'est Mandriva et Ubuntu. Elles se configurent super bien mais une Mandriva ça se change tous les ans. Seule Ubuntu a un système LTS qui permet d'installer le truc sur sa machine, de configurer ça sans mal de crâne et de rester 3 ans dessus avant de devoir tenter le coup de poker de la mise à jour. Et croyez bien que ça ne m'enchante pas.
Et si c'était un élément du problème ? On a tout ce qui faut en magasin, l'utilisateur saura se débrouiller rapidement, mais côté grand public on distribue seulement des distros pour les entreprises (qui ont besoin d'un truc stable, garanti et compatible avec plein de machins compliqués) et des distros pour kikoolol qui changent tous les 6 mois (comme leur machine) où l'important c'est que ça claque sur leur décuple-coeur refroidi à l'azote liquide.
# Sérieusement...
Posté par Nerdiland de Fesseps . En réponse au journal Desktop Linux : mission impossible ?. Évalué à 5.
Par contre je veux bien reconnaître que notre technophilie nous fait parfois perdre le sens des réalités, c.a.d. adopter un point de vue valable, mais singulier sur la question (voir les commentaires sur LaTeX contre traitement de texte), et je vais essayer de le prouver.
Considérons ma chère et tendre, qui représente assez bien l'archétype d'un utilisateur normal de l'informatique : elle se débrouille sans être à l'aise avec (pas de bidouille), elle en a une utilisation basique, elle est intéressée par l'idée de logiciel libre quand on la lui présente et peut tout à fait envisager de passer à Linux avec un peu d'aide, mais l'informatique reste un sujet de peu d'intérêt.
Ce genre d'utilisateur qui veut être pépère, qu'est-ce qu'il y a sous Linux pour eux ? À peu près tout : une interface claire, agréable à utiliser, des logiciels pratiques pour tout ce qu'ils auront envie de faire, de quoi installer facilement des logiciels, de quoi être correctement compatible avec les formats proprios qui gangrènent encore la toile, de quoi avoir du matos correctement reconnu, en gros il y a de quoi être plus pépère que sous Windows.
Dire que ce n'est pas la vente OEM et le marketing qui sont le problème de l'adoption de Linux, je ne suis pas d'accord. Si ces 2 pratiques étaient répandues pour Linux, je suis certain que son taux d'utilisation grimperait en flèche vu qu'elle ne serait plus liée à l'existence d'un linuxien dans l'entourage.
Mais d'un autre côté, si on peut trouver de quoi avoir des fonctions confortables, qu'est-ce qu'il y a concrètement comme distro pas chiante à configurer et à gérer ? Niet, nada, que dalle.
On a des dizaines de distro pour geeks, administrateurs, ou kikoolol, mais les seules que je voie approcher le statut de distro pour l'utilisateur pépère c'est Mandriva et Ubuntu. Elles se configurent super bien mais une Mandriva ça se change tous les ans. Seule Ubuntu a un système LTS qui permet d'installer le truc sur sa machine, de configurer ça sans mal de crâne et de rester 3 ans dessus avant de devoir tenter le coup de poker de la mise à jour. Et croyez bien que ça ne m'enchante pas.
Et si c'était un élément du problème ? On a tout ce qui faut en magasin, l'utilisateur saura se débrouiller rapidement, mais côté grand public on distribue seulement des distros pour les entreprises (qui ont besoin d'un truc stable, garanti et compatible avec plein de machins compliqués) et des distros pour kikoolol qui changent tous les 6 mois (comme leur machine) où l'important c'est que ça claque sur leur décuple-coeur refroidi à l'azote liquide.