D'abord, il faut se méfier des privatisations/nationalisation : c'est idéologiquement chargé. Regardons de plus près ce qu'il en est vraiment concrètement.
Le marché ferroviaire ne sera jamais en état de concurrence pure et parfaite. Les investissements dans des rames de TGV, dans leur entretien, sans parler des voies ferrées et des gares, sont beaucoup trop lourds. De la même manière que les opérateurs de téléphonies mobiles ne sont jamais très nombreux sur un marché donné, le « marché ferroviaire » sera un oligopole.
Pour poursuivre la comparaison, on me rétorquera que les MVNO (Opérateurs de Réseaux Mobile Virtuels) qui vivent en payant les infrastructures des autres qu'ils utilisent et permettent ainsi de créer de la concurrence, à condition qu'une autorité, comme l'ACERP veille à la concurrence juste.
C'est vrai, mais la SNCF a déjà la possibilité de sous-traiter à du privé n'importe quelle partie de son travail, et ne s'en prive pas.
Il n'y a qu'une chose réellement efficace selon moi pour améliore la situation, et ce n'est pas la privatisation qui l'apportera vraiment : supprimer la garantie de l'emploi. Un fonctionnaire qui ne fout rien est un fonctionnaire qui n'en a rien à foutre. Si en plus ce sont des gauchistes qui pensent que la société capitaliste ne doit qu'aller de mal en pis pour hâter la situation révolutionnaire et ont donc tout intérêt à faire toujours plus pourrir la situation, alors cette garantie de l'emploi est pour les autres la garantie de problèmes à n'en plus finir et qu'ils financeront.
Dans le cas de France Télécom, les fonctionnaires sont restées avec leur garantie de pouvoir rien foutre tranquillement, mais la privatisation a permis que les nouveaux arrivants soient renvoyables et que les promotions des nantis à l'ancienneté soient minimalistes : si tu veux vite progresser il te faut être sous statut privé.
Mais la garantie de l'emploi, politiquement, c'est sensible. Une alternative moins efficace serait de supprimer le droit de grève aux fonctionnaires : comme en Allemagne. En effet, contrairement au privé, les fonctionnaires qui mettent à mal leur entreprise peuvent bien s'en fichent : ils seront dotés d'un emploi, au moins d'une paye, quoi qu'il advienne. Il n'y a pas la réciprocité du privé : y faire durer une situation intenable détruit tout le monde. Ça, ça rappelle qu'on a intérêt à coopérer ensemble.
# Privé/Public, l'éternel débat
Posté par moramarth . En réponse au journal A la SNCF, tout est possible !. Évalué à -1.
Le marché ferroviaire ne sera jamais en état de concurrence pure et parfaite. Les investissements dans des rames de TGV, dans leur entretien, sans parler des voies ferrées et des gares, sont beaucoup trop lourds. De la même manière que les opérateurs de téléphonies mobiles ne sont jamais très nombreux sur un marché donné, le « marché ferroviaire » sera un oligopole.
Pour poursuivre la comparaison, on me rétorquera que les MVNO (Opérateurs de Réseaux Mobile Virtuels) qui vivent en payant les infrastructures des autres qu'ils utilisent et permettent ainsi de créer de la concurrence, à condition qu'une autorité, comme l'ACERP veille à la concurrence juste.
C'est vrai, mais la SNCF a déjà la possibilité de sous-traiter à du privé n'importe quelle partie de son travail, et ne s'en prive pas.
Il n'y a qu'une chose réellement efficace selon moi pour améliore la situation, et ce n'est pas la privatisation qui l'apportera vraiment : supprimer la garantie de l'emploi. Un fonctionnaire qui ne fout rien est un fonctionnaire qui n'en a rien à foutre. Si en plus ce sont des gauchistes qui pensent que la société capitaliste ne doit qu'aller de mal en pis pour hâter la situation révolutionnaire et ont donc tout intérêt à faire toujours plus pourrir la situation, alors cette garantie de l'emploi est pour les autres la garantie de problèmes à n'en plus finir et qu'ils financeront.
Dans le cas de France Télécom, les fonctionnaires sont restées avec leur garantie de pouvoir rien foutre tranquillement, mais la privatisation a permis que les nouveaux arrivants soient renvoyables et que les promotions des nantis à l'ancienneté soient minimalistes : si tu veux vite progresser il te faut être sous statut privé.
Mais la garantie de l'emploi, politiquement, c'est sensible. Une alternative moins efficace serait de supprimer le droit de grève aux fonctionnaires : comme en Allemagne. En effet, contrairement au privé, les fonctionnaires qui mettent à mal leur entreprise peuvent bien s'en fichent : ils seront dotés d'un emploi, au moins d'une paye, quoi qu'il advienne. Il n'y a pas la réciprocité du privé : y faire durer une situation intenable détruit tout le monde. Ça, ça rappelle qu'on a intérêt à coopérer ensemble.
Mais privatiser, en soi, ce n'est pas la panacée.