Mais est-ce que le fait de maintenir un serveur réactif avec une très bonne bande passante, un catalogue exhaustif, et une qualité garantie (haute qualité audio + format intéropérable + signature numérique), ne serait pas un argument suffisant pour convaincre l'internaute de délier sa bourse, ne serait-ce que pour quelques centimes ?
Le site russe Allofmp3, qui vendait de la musique sans DRM à bas prix n'avait aucun mal à vendre (il avait juste le mauvais goût d'être illégal en dehors de Russie, et finalement en Russie aussi !).
Or, à 10 centimes le fichier, ça fait déjà 100¤ pour remplir un ipod (bon, ça dépend de la taille de l'ipod et de celle des fichiers), bref, déjà bien plus ce que l'ipodeur moyen achète en musique sur un an. Or il ne me semble pas irréaliste de tabler sur l'intention d'un renouvellement complet annuel, du moment que le coût n'est plus réellement limitant. Bon, je schématise, mais le prix juste est peut-être 30¢ ou 5,ドル ça ne change pas grand chose.
Bref, même si la filière n'est plus la vache à lait d'antan, à partir du moment où les réseaux de distribution légaux proposent de la valeur ajoutée, le produit est vendable à un prix qui ne tend pas vers zéro (en fait c'est le service qui est vendu, plus que le droit d'écoute). À cela, il faut ajouter les revenus annexes, à commencer par les publicités sur le portail, qui, bien sûr, mettra en valeur les aspects communautaires et proposera un système de recommandations. Est-ce que cela ne peut pas suffire pour rémunérer artistes, producteurs, labels, et intermédiaires techniques ?
Pour qu'un tel business model tienne la route, nul besoin de réprimer l'internaute lambda, il suffira juste que la loi permette de poursuivre les gros contrefacteurs (sites web et gros partageurs P2P), ce qui est déjà le cas.
Bref, au final, j'ai confiance en la loi du marché (enfin, là en tout cas ;-) ) : les acteurs économiques sauront s'adapter. Il serait sain de ne plus faire attention à eux en attendant !
# Solutions non conventionnelles
Posté par Aldoo . En réponse au journal L'impossible mission Olivennes. Évalué à 9.
Le site russe Allofmp3, qui vendait de la musique sans DRM à bas prix n'avait aucun mal à vendre (il avait juste le mauvais goût d'être illégal en dehors de Russie, et finalement en Russie aussi !).
Or, à 10 centimes le fichier, ça fait déjà 100¤ pour remplir un ipod (bon, ça dépend de la taille de l'ipod et de celle des fichiers), bref, déjà bien plus ce que l'ipodeur moyen achète en musique sur un an. Or il ne me semble pas irréaliste de tabler sur l'intention d'un renouvellement complet annuel, du moment que le coût n'est plus réellement limitant. Bon, je schématise, mais le prix juste est peut-être 30¢ ou 5,ドル ça ne change pas grand chose.
Bref, même si la filière n'est plus la vache à lait d'antan, à partir du moment où les réseaux de distribution légaux proposent de la valeur ajoutée, le produit est vendable à un prix qui ne tend pas vers zéro (en fait c'est le service qui est vendu, plus que le droit d'écoute). À cela, il faut ajouter les revenus annexes, à commencer par les publicités sur le portail, qui, bien sûr, mettra en valeur les aspects communautaires et proposera un système de recommandations. Est-ce que cela ne peut pas suffire pour rémunérer artistes, producteurs, labels, et intermédiaires techniques ?
Pour qu'un tel business model tienne la route, nul besoin de réprimer l'internaute lambda, il suffira juste que la loi permette de poursuivre les gros contrefacteurs (sites web et gros partageurs P2P), ce qui est déjà le cas.
Bref, au final, j'ai confiance en la loi du marché (enfin, là en tout cas ;-) ) : les acteurs économiques sauront s'adapter. Il serait sain de ne plus faire attention à eux en attendant !