• # Slackware...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le masque de Debian. Évalué à 2.

    À l'inverse, prenons Slackware, une distro quasi monarchique au premier abord car elle suit la volonté d'un seul homme, Patrick Volkerding. Elle devrait logiquement être moins dans l'esprit du libre. Mais Slackware vise la simplicité : elle évite tout complexité inutile et ne fournit que l'essentiel. L'idée est que c'est à l'utilisateur d'en faire sa distribution comme il l'entend, c'est à lui que la liberté est donnée. Au lieu de tout inclure et de se tourner sur soi, on inclut le minimum et on reste ouvert vers l'extérieur et le monde des possibles. Chez Debian, on est libre de faire comme Debian.

    Pas quasi mais monarchique (et un régime monarchique est généralement totalitaire, ce que tu sembles reprocher au projet Debian) : PV n'accepte guère les contributions exterieures. Il préfère rester tout seul dans son coin, limite replié sur lui-même.
    Pour ainsi dire, Slackware n'a pas de communauté à proprement parler mais plutôt un conglomérat d'utilisateurs de Linux qui sont autant d'égoïstes car si Slackaware devait être un projet fédérateur minimal, il n'est quasiment rien ressorti comme projets s'appuyant sur Slackware alors que c'est l'inverse pour Debian.
    Certains disent/diront que PV est courageux de produire une distribution de « qualité » tout seul mais ils oublient/oublieront qu'il l'a choisi et le choisi volontairement. Et il prône la simplicité pour éviter d'avoir à maintenir des hordes de paquets autre que la base de la base. PV a sa vision, le projet Debian la sienne. Chacun poursuit sa route. Les mutliples distributions de Linux naissent précisément de philosophies et de visions différentes et parce que les logiciels libres rendent la création de nouvelles voies possibles. Qu'on arrête de renvoyer dos-à-dos les différentes distributions en se demandant pourquoi elles sont différentes : c'est justement pour cela qu'elles ont été créées : pour assurer une différence, un choix.