• [^] # Re: Pas de soucis....

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Boycotter la FNAC pour Noël ? Odebi met en garde Chantal Albanel et Denis Olivennes. Évalué à 10.

    Bon il faudrait cesser de se boucher les yeux: la guerre continue.
    Didier Barbelivien, artiste engagé dans la défense de ses intérêts financiers, rappelle que la vente de cd à baissé de cinquante pour cent en cinq ans: c'est le signe d'un changement dans la structure de la consommation.
    Pour le prix de deux cd par mois il est possible d'avoir à sa disposition une bibliothèque infinie de titres, soit. Si demain cette manne disparaît le nombre de disque vendu n'augmentera pas en proportion: certes les internautes profitent de cette aubaine et c'est très discutable sur le plan du droit et des principes mais la chute de la vente de musique n'est pas une conséquence du téléchargement mais de la baisse du pouvoir d'achat d'une part et d'autre part du remplacement de la consommation de disques au profit de l'informatique. Il faut aussi désormais changer d'ordinateur tous les trois ou cinq ans ce qui n'était pas forcément le cas il y a dix ou quinze ans avant l'arrivée de l'adsl par exemple et payer son abonnement.
    En clair les dépenses de loisirs sont les plus influencées par la baisse du pouvoir d'achat et en outre de nouvelles dépenses sont apparues donc si le téléchargement doit cesser il sera probablement remplacé...par rien.
    Heureusement nous allons tous travailler plus.
    En outre l'activité de téléchargement est une activité qui s'exerce à domicile, lieu privé qui se prête mal au contrôle. En clair l'internaute connecté au réseau a l'impression de se livrer à une activité d'ordre privé. Le droit est assez impuissant à s'infiltrer dans ce domaine: ainsiles paroles privées, les pensées ne sont pas sanctionables et cette impression de sécurité, voir d'impunité, que nous avaons dans le cadre du domicile ne nous permet pas de prendre en compte les risques juridiques que fait peser sur nous la législation répressive votée ces dernières années. Les juges ne sont pas non plus pressés de mettre leur nez là-dedans considérant qu'ils ont déjà fort à faire avec les crimes et délits publics. La privatisation de la justice qui transparaît dans les solutions évoquées ci-dessus relève de ce conflit. Son efficacité est effectivement limitée par la technique, la disparition des réseaux centralisés en est la parfaite illustration, mais aussi par la protection de la vie privée.