• [^] # Re: same ĉi tie

    Posté par . En réponse au journal L'espéranto et les décideurs. Évalué à 1.

    En effet, l'argument de l'ordre des mots d'une phrase aurait aussi bien pu s'appliquer pour les compléments au datif ou à d'autres cas, ce qui permettrait de conserver la structure des phrases traduites depuis le latin, par exemple.

    C'est vrai. Je préfère d'ailleurs le principe des déclinaisons plutôt que celui des prépositions. Mais cela rendrait la langue trop compliquée.

    Et puis, pourquoi une désinence finale plutôt qu'une préposition ?

    J'avoue que je n'y avais jamais pensé. Mais ici au contraire, utiliser systématiquement des prépositions pour l'accusatif rendrait la langue trop lourde je pense. Tu as vu juste, cette histoire de déclinaison est un compromis.

    Est-ce que réserver un traitement particulier à l'accusatif ne fait pas un peu tâche dans le systématisme de l'espéranto ?

    Oui, si l'on considère que le principe primordial de l'espéranto est le systématisme. Mais si c'est un principe important, il n'est pas pour autant primordial. D'ailleurs la terminaison -n concerne aussi les lieux où l'on se rend. Dans sa défense de l'accusatif, Piron considère que ce serait plutôt l'« analyse immédiatement perceptible » qui serait le moteur de l'espéranto. Voir http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/structures.htm(...) L'emploi de -n enlève beaucoup d'ambiguités.

    Un autre bon argument contre la manière de traiter l'accusatif en ido, c'est qu'elle privilégie l'ordre SVO, du moins elle le considère comme la normale. Je trouve que l'ouverture de l'espéranto à ce niveau là est plus respectueuse des autres cultures linguistique.

    Ouhla, il ne faut pas nourrir le troll espéranto/ido !

    Oui, je crois que je vais m'arrêter ici :o).