Personnellement, pour avoir étudié les deux langues, je trouve l'ido imparfait, mais l'esperanto encore plus. Le vocabulaire de ce dernier est grosso modo le même. La grammaire a été simplifiée. Quant à l'accusatif, il peut être utilisé dans le cas ou l'ordre est différent de "sujet verbe objet"
Ce qui m'a fait préférer l'ido à l'esperanto tient en deux choses : la neutralité du genre par défaut (contrairement à l'esperanto ou le genre par défaut est masculin) et la suppression des accents chelous impossibles à trouver sur les claviers standards. Par exemple en esperanto le mot "homme( sous entendu masculin)" auquel on rajoute un radical donne "femme". En ido, le même mot donne "homme (sans genre)" et si on rajoute un radical, ça donne "homme (masculin)" ou "femme".
L'objectif de l'ido est de simplifier l'esperanto, mais qui peut le plus, peut le moins. L'ido c'est moins d'accords inutiles, moins de vocabulaire mais plus de précision. En revanche, l'ido est moins "poétique" de par son articulation "radicalisée" autour de mots plus génériques et donc moins nombreux.
Par exemple il n'y aura pas de cheval, jument, poulain et pouliche (principe utilisé en esperanto) mais selon le radical il y aura cheval (générique) cheval-mâle, cheval-enfant-femelle etc. Ce n'est donc pas incompatible, car le mot d'origine (cheval) est le même en ido et esperanto. Pour faire une analogie avec l'informatique : aujourd'hui on utilise (ou on commence à utiliser) du php5, du xhtml 1.0 etc. Mais quand on connait le php4, et le html 4.x, on retrouve facilement ses petits.
Le problème est la fixation d'une règle immuable, et la considération par les espérantistes que l'ido est une "hérésie". Si on oublie ces deux points, je suis d'accord pour dire : oui, apprenons l'esperanto, pas l'ido (ensuite lisons les règles de l'ido, et si besoin basculons aux règles ido, pas besoin d'apprentissage particulier quand on connait déjà l'esperanto). Je pense juste que la querelle de clochers, et le snobisme des esperantistes envers les idistes, et à l'inverse le sectarisme des idistes est à éviter. Chacun à ses avantages. Le plus simple, précis et souple est l'ido, le plus parlé et le plus riche en vocabulaire est l'esperanto.
Après si tu es esperantiste, n'hésite pas à devenir aussi idiste. Il n'y a pas de sectarisme à avoir, ça prend deux secondes vu que tu as toutes les bases qui sont celles de l'esperanto.
[^] # Une autre vision de l'esperanto : l'Ido.
Posté par Bruce Le Nain (site web personnel) . En réponse au journal L'espéranto et les décideurs. Évalué à 4.
Ce qui m'a fait préférer l'ido à l'esperanto tient en deux choses : la neutralité du genre par défaut (contrairement à l'esperanto ou le genre par défaut est masculin) et la suppression des accents chelous impossibles à trouver sur les claviers standards. Par exemple en esperanto le mot "homme( sous entendu masculin)" auquel on rajoute un radical donne "femme". En ido, le même mot donne "homme (sans genre)" et si on rajoute un radical, ça donne "homme (masculin)" ou "femme".
L'objectif de l'ido est de simplifier l'esperanto, mais qui peut le plus, peut le moins. L'ido c'est moins d'accords inutiles, moins de vocabulaire mais plus de précision. En revanche, l'ido est moins "poétique" de par son articulation "radicalisée" autour de mots plus génériques et donc moins nombreux.
Par exemple il n'y aura pas de cheval, jument, poulain et pouliche (principe utilisé en esperanto) mais selon le radical il y aura cheval (générique) cheval-mâle, cheval-enfant-femelle etc. Ce n'est donc pas incompatible, car le mot d'origine (cheval) est le même en ido et esperanto. Pour faire une analogie avec l'informatique : aujourd'hui on utilise (ou on commence à utiliser) du php5, du xhtml 1.0 etc. Mais quand on connait le php4, et le html 4.x, on retrouve facilement ses petits.
Le problème est la fixation d'une règle immuable, et la considération par les espérantistes que l'ido est une "hérésie". Si on oublie ces deux points, je suis d'accord pour dire : oui, apprenons l'esperanto, pas l'ido (ensuite lisons les règles de l'ido, et si besoin basculons aux règles ido, pas besoin d'apprentissage particulier quand on connait déjà l'esperanto). Je pense juste que la querelle de clochers, et le snobisme des esperantistes envers les idistes, et à l'inverse le sectarisme des idistes est à éviter. Chacun à ses avantages. Le plus simple, précis et souple est l'ido, le plus parlé et le plus riche en vocabulaire est l'esperanto.
Après si tu es esperantiste, n'hésite pas à devenir aussi idiste. Il n'y a pas de sectarisme à avoir, ça prend deux secondes vu que tu as toutes les bases qui sont celles de l'esperanto.