Parce qu'on ne cherche pas seulement à faciliter l'apprentissage, mais aussi la compréhension. Déterminer l'accusatif dans une phrase permet d'enlever beaucoup d'ambiguités qu'on peut retrouver dans les autres langues. En plus, cela permet de mettre le sujet le verbe et l'objet dans n'importe quel sens (même si dans la pratique SVO est le plus souvent utilisé). Ça a son importance dans la mesure où chacun peut utiliser l'ordre correspondant à sa culture linguistique. Mais surtout, les traductions depuis d'autres langues peuvent conserver l'exacte place des mots de l'original, alors que traduire vers l'anglais ou le français oblige de réécrire les phrases. Au final, en plus de bénéficier d'une correspondance très forte entre le mot original et le mot traduit (grâce au principe de l'agglutinance qui permet de construire le signifié au sein d'un seul mot), on garde la « musique » de l'écriture de l'auteur. C'est pour ces raisons qu'on conseille de lire les ouvrages anciens qui sont en grand décalage culturel (livres religieux, textes antiques, etc) en espéranto.
Vouloir supprimer l'accusatif est une erreur. D'autant plus que même si nous francophones et anglophones aurions un apprentissage encore plus facile, ce n'est pas le cas pour beaucoup d'autres cultures qui déclinent l'accusatif. Vue la vocation internationale de la langue, qui va-t-on privilégier ? Non, la bonne attitude est de se concentrer sur les avantages effectifs de l'accusatif une fois la langue assimilée.
[^] # Re: same ĉi tie
Posté par yoplait . En réponse au journal L'espéranto et les décideurs. Évalué à 1.
Vouloir supprimer l'accusatif est une erreur. D'autant plus que même si nous francophones et anglophones aurions un apprentissage encore plus facile, ce n'est pas le cas pour beaucoup d'autres cultures qui déclinent l'accusatif. Vue la vocation internationale de la langue, qui va-t-on privilégier ? Non, la bonne attitude est de se concentrer sur les avantages effectifs de l'accusatif une fois la langue assimilée.