Par pitié assez de cette ignorance crasse. Les droits d'auteur et ce qu'on y assimile souvent (propriété intellectuelle ou propriété industrielle) ne sont pas en soit diabolique. Et les abolir serait très probablement une erreur.
C'est ton avis, je le respecte, je ne le partage pas.
Lorsqu'on a créé ce genre de titre, ce n'était pas à cause du lobbying intensif d'une quelconque industrie. C'était bien des gens tout à fait éclairés qui étaient conscients qu'il fallait trouver un système incitatif pour encourager la création et la dispersion de la connaissance au plus grand nombre
Parcequ'avant l'apparition de ce genre d'exclusivité de droits sur le savoir et la culture, tout les êtres humains rebutés à concevoir du savoir et de la culture parcqu'il n'avait pas l'assurance de cette exclusivité, c'est sûr...
Et affirmer qu'il faudrait plutôt filer des tunes plutôt que des droits c'est vraiment ne rien comprendre à l'économie moderne et au phénomène de titrisation.
Ho tu sais j'ai pas besoin d'avoir un doctorat en économie pour voir à quoi il mène le magnifique modèle qui est en place. Le problème de notre économie, c'est qu'un de ses piliers fondamental est l'iniquité dans les droits et la répartition des richesses.
Alors bon tes termes de «phénomène de titrisation», j'avoue humblement ne jamais en avoir entendu parlé et n'avoir aucune idée de ce que c'est. Ça m'empêche pas de constater l'inefficacité du système économique dont tu parles.
Au lieu qu'une forme d'autorité suprême sortie d'on ne sait où ne lâche de l'argent à n'importe quel artiste au prétexte qu'il a fait quelque chose (ce qui se passe un peu en France sur l'art moderne) on laisse à une certaine liberté à chaque intervenant de négocier le prix de son travail et surtout d'en contrôler dans une large mesure l'exploitation. Ca évite contrairement à la tradition anglo-saxone d'aliéner l'auteur et son oeuvre.
Tout d'abord je n'ai pas parlé d'artiste, mais d'auteur, c'est à dire toute personne qui conçois des 1⁄2uvres.
Ensuite là où tu vois plus de liberté aux auteurs, moi je vois plutôt moins de liberté au monde entier excepté à l'auteur, ce que je considère tout simplement inadmissible.
Une 1⁄2uvre n'a pas avoir de propriétaire, un auteur ne «crée» pas d'1⁄2uvre, c'est à dire qu'il ne fait pas jaillir du néant. La réalité c'est qu'il (re)découvre une 1⁄2uvre.
Il y a alors le risque de voir les intermédiaires (dans une logique économique classique de spécialisation) s'empiler et prendre une "taxe" de plus en plus importante. Là encore il y a une forme de régulation à mettre en place mais en aucun cas les droits issus de la propriété intellectuelle ne sont à remettre en cause.
Mais c'est terrible, tu ne sembles pas être capable de percevoir une 1⁄2uvre comme autre chose qu'un produit de consommation.
Une 1⁄2uvre pour moi c'est avant tout autre chose un patrimoine social et un moyen d'expression de l'individu. Après qu'on puisse en tirer des rémunérations, pourquoi pas, mais pas au prix d'en faire disparaître leurs intérêts premiers.
Ce serait un peu le même raisonnement idiot que celui désormais dans la loi qui condamne lourdement les auteurs de logiciels d'échange indépendamment de l'usage légal qui peut en être fait. Ce n'est pas parce qu'un outil a été détourné qu'il doit être supprimé (d(autant que je ne connais aucune alternative réelle et que Creative Commons et GPL se basent sur cet outil), il faut plutôt chercher à y implanter des gardes-fous.
Mais l'outil dont tu me parles, à savoir la propriété intellectuelle, pour moi c'est un peu comme une mine anti-personnelle. Je vois vraiment pas quel usage tu peux en faire pour fonder une société meilleur.
Ton argument sur les CC et GPL n'a tout simplement pas lieux d'être : si la propriété intellectuelle n'existe pas, on en aurait pas besoin.
Le meilleur garde-fou pour moi ce serait de rappeler à la société que la propriété intellectuelle est un compromis. Que c'est un privilège qui a été accordé aux ayant-droits contre nature (puisque la connaissance est plutôt accumulative et que personne n'invente absolument dans son coin, "We are dwarves standing on the shoulders of giants") et qu'ils doivent pas en abuser (peut-être en les punissant de la même façon que ceux qui font des procédures judiciaires abusives ? Ou comme Bayrou l'a proposé, en faisant payer ceux qui déposent des demandes fantoches ? Et du coup en réintroduisant la notion de dépôt de droit d'auteur plutôt que la déclaration automatique à la publication, etc.).
Fantastique, comme ça on arriverais à la même situation qu'avec les brevets qui sont encore pire que le droit d'auteur.
Mais t'as raison, le savoir et la culture sont encore trop accessibles à ces salopards de pauvres qui avaient qu'à être riche, comme tout les gens biens.
[^] # Re: Il y'a beaucoup de conneries dans ce texte mais ...
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Certains pensent ainsi... Jean-Louis Murat et internet. Évalué à 3.
C'est ton avis, je le respecte, je ne le partage pas.
Parcequ'avant l'apparition de ce genre d'exclusivité de droits sur le savoir et la culture, tout les êtres humains rebutés à concevoir du savoir et de la culture parcqu'il n'avait pas l'assurance de cette exclusivité, c'est sûr...
Ho tu sais j'ai pas besoin d'avoir un doctorat en économie pour voir à quoi il mène le magnifique modèle qui est en place. Le problème de notre économie, c'est qu'un de ses piliers fondamental est l'iniquité dans les droits et la répartition des richesses.
Alors bon tes termes de «phénomène de titrisation», j'avoue humblement ne jamais en avoir entendu parlé et n'avoir aucune idée de ce que c'est. Ça m'empêche pas de constater l'inefficacité du système économique dont tu parles.
Tout d'abord je n'ai pas parlé d'artiste, mais d'auteur, c'est à dire toute personne qui conçois des 1⁄2uvres.
Ensuite là où tu vois plus de liberté aux auteurs, moi je vois plutôt moins de liberté au monde entier excepté à l'auteur, ce que je considère tout simplement inadmissible.
Une 1⁄2uvre n'a pas avoir de propriétaire, un auteur ne «crée» pas d'1⁄2uvre, c'est à dire qu'il ne fait pas jaillir du néant. La réalité c'est qu'il (re)découvre une 1⁄2uvre.
Mais c'est terrible, tu ne sembles pas être capable de percevoir une 1⁄2uvre comme autre chose qu'un produit de consommation.
Une 1⁄2uvre pour moi c'est avant tout autre chose un patrimoine social et un moyen d'expression de l'individu. Après qu'on puisse en tirer des rémunérations, pourquoi pas, mais pas au prix d'en faire disparaître leurs intérêts premiers.
Mais l'outil dont tu me parles, à savoir la propriété intellectuelle, pour moi c'est un peu comme une mine anti-personnelle. Je vois vraiment pas quel usage tu peux en faire pour fonder une société meilleur.
Ton argument sur les CC et GPL n'a tout simplement pas lieux d'être : si la propriété intellectuelle n'existe pas, on en aurait pas besoin.
Fantastique, comme ça on arriverais à la même situation qu'avec les brevets qui sont encore pire que le droit d'auteur.
Mais t'as raison, le savoir et la culture sont encore trop accessibles à ces salopards de pauvres qui avaient qu'à être riche, comme tout les gens biens.