• [^] # Re: ...da sur mon bidet

    Posté par . En réponse au journal Qu'est-ce qu'un langage sécurisé ?. Évalué à 3.

    Bon, je voulais dire principalement deux choses
    1 - là où Ada est un langage concurrent, OCaml et Haskell sont des langages fonctionnels, donc a priori les deux ne sont pas interchangeables sans heurts (dans les mentalités des programmeurs, bien sûr, vu que les deux ont la même puissance théorique).
    2 - Ada, bien que mis à jour, date, et il me semble qu'il est principalement utilisé pour des projets (et non des moindres) qui datent de la grande époque d'Ada. J'ai eu l'occasion de donner quelques cours-TD et TP d'Ada l'année dernière dans une UE qui a disparu cette année, sans doute en partie pour cela (mais je n'y mettrais pas ma main à couper : je ne suis qu'un petit moniteur qui ne participe pas à l'élaboration du programme de la licence).

    Cela dit, je n'ai rien contre Ada, qui ne m'a pas l'air particulièrement mal pensé, bien au contraire ! Je le trouve tout à fait adapté à de la programmation sérieuse (je veux dire, avec séparation claire en modules pensés et prouvés indépendament les uns des autres).
    Il était temps de mettre fin à la grande époque des bidouilles en C (au moins pour les projets sensibles) !

    Maintenant, j'ai cru comprendre que, dans les domaines où l'on utilise traditionnellement Ada, on se dirigeait plutôt vers des langages intégrant directement les contrats dans la syntaxe (mais je n'ai pas les pieds dans le monde industriel). Or je ne crois pas que cela se fasse déjà en Ada.


    Au fait, il faut quoi pour qu'un langage soit certifiable pour les applications critiques ?
    OCaml est très agréable mathématiquement, et je pense pas qu'il soit plus dur de prouver une propriété sur OCaml que sur Ada.
    Le problème d'OCaml, c'est plutôt son paradigme, je pense (mais des tonnes d'extensions ont été proposées pour écrire tel ou tel type d'application).