• [^] # Re: Faut voir

    Posté par . En réponse au journal Le livre blanc du SNEP. Évalué à 3.

    Ben, de deux choses l'une : soit la connexion chiffrée est déjà établie, et il n'y a plus de "man in the middle" possible (mon premier paragraphe), soit le SNEP se met dans l'échange dès le début (mon second paragraphe), mais pas vraiment "in the middle", plutôt en tant que pair.
    Ce scénario fonctionne parce que les réseaux P2P classiques fonctionnent sans authentification. De fait, on ne peut pas vraiment parler de "man in the middle" puisque l'interlocuteur est de toute façon un inconnu qui se dit interessé par l'échange. Pas besoin de "se glisser" entre deux pairs (ce qui n'est pas possible, de toute façon, avec une connexion chiffrée avec protocole d'échange de clés solide).

    Pour éviter cette attaque, il faudrait effectivement des certificats, et qui dit certificat dit tiers de confiance (ce qui est problématique ici : quel tiers peut prétendre authentifier tous les utilisateurs d'eMule en excluant le SNEP and co ?), ou bien réseaux de petites taille dont tous les membres se connaissent et peuvent se certifier par d'autres canaux.

    Bref, pour résumer, le SNEP ne peut pas savoir ce que deux utilisateurs s'échangent, mais peut très bien devenir lui-même un pair participant à un échange illégal pour constater le délit... méthode irrecevable, puisque le SNEP participerait lui-même au délit.

    Autre piste, ne pas constater les échanges, mais la mise à disposition : est-ce que tel ou tel utilisateur dit posséder telle 1⁄2uvre, si je lance une recherche sur cette 1⁄2uvre. Vu que les utilisateurs ne publient plus l'ensemble de leurs partages, mais répondent uniquement aux requêtes individuelles, il devient compliqué de repérer les "gros" partageurs.