• # Faut voir

    Posté par . En réponse au journal Le livre blanc du SNEP. Évalué à 8.

    Il est clair qu'ils ne donnent pas l'impression d'avoir entendu parler de Diffie-Helman ou de SSL. On sait tous ici qu'il n'y a aucun moyen de savoir ce qui transite sur ce genre de connexion, même en ayant observé l'établissement du secret commun (sauf à déployer une attaque bourrine pour casser la clé).

    N'empêche que, sans secret partagé au préalable, ou sans moyen de connaître l'identité de son interlocuteur, le SNEP peut se faire passer pour un pair du réseau P2P, et engager un échange avec un utilisateur pour essayer de le pincer (bon techniquement oui, légalement, il faut voir à ce que le SNEP ne provoque pas l'infraction, sans quoi ce serait irrécevable).

    Enfin voilà, la crypto a des limites, mais le SNEP ne semble pas avoir compris tout à fait où elles se situaient (ou alors le gars qui a écrit le rapport a fait une belle bouillie avec ce que lui ont dit les experts qu'il a consulté).