Même en considérant que Pucheu, forcé de donner des innocents qu'exigeaient les nazis et qu'ils auraient pris de toutes façons, avait effectivement orienté ou du moins tenté d'orienter le choix des nazis sur des communistes patentés ne prouve pas la thèse du scribouillard du PCF Olivier Bonnet, à savoir «Guy Môquet, assassiné par le grand patronat français», en titre, ni plus ni moins.
Il faut savoir que Pierre Pucheu n'était pas un capitaliste buveur de sang prolétarien comme le laisse entendre l'article de Bonnet. Il avait adhéré au Parti Populaire Français de Jacques Doriot, un ancien du PCF qui avait compris que ses amis qui ne reviennent pas toujours d'URSS et bien d'autres choses…, ça n'augurait pas «les lendemains qui chantent» des slogans, pour dire les choses par euphémismes. Autre chose : en 1942, il rejoint Giraud, amiral combattant aux côtés des Alliés.
La vérité, c'est que Pucheu était simplement un nationaliste, qui voulait sauver sa patrie dans des circonstances extrêmes. Il n'était ni un grand inquisiteur anti-communiste, ni un agent du capitalisme, son engagement au PPF de Doriot le prouve. Mais quand, à la suite du pacte germano-soviétique, le PCF qui reçoit de l'argent de Moscou, commence à gangréner l'arrière du front, il se soit senti profondément ennemi du PCF n'est que parfaitement compréhensible. Ensuite, on lui annonce que les nazis procèderont à des exécutions arbitraires et qu'il pourrait orienter le choix des victimes. Il est logique qu'il chercha à sacrifier en priorité des personnes répondant au critère voulu par les nazis de communisme patenté plutôt que d'autres qui répondent aux critères régional, de jeunesse etc...
Qu'aurait-il dû faire ? Essayer de sacrifier le minimum en son âme et conscience pour aider la France autant que possible ? C'est ce qu'il fit. Arbitrairement devenir amnésique et décider qu'il ne souillerait pas ses mains dans cette sale histoire ? Ce serait hypocrite : le PCF avait sciemment choisit les alliés IIIe Reich-URSS plutôt que la France. Au nom de quoi devrait-il choisir de ne pas combattre ceux qui se déclarent son ennemi ? La lâcheté ? La connerie ? Parce que l'acte même d'orienter la mort sur certains plutôt que sur d'autre serait immoral ? Je mets au défi n'importe quel Grand Inquisiteur de la Morale estampillée PCF de sortir moralement indemne d'une épreuve d'une ampleur aussi tectonique que la Seconde Guerre Mondiale. Et je les mets aussi au défi de prouver que ce n'était qu'une histoire de capitalisme, pour ne pas dire de fric.
Voilà tout ce que tu as appelé :
lire des articles en diagonale pour en tirer de grandes conclusions péremptoires
Enfin, je n'ai jamais dit que CNRS=Impartialité, mais juste qu'entre un journaliste et un historien spécialiste du sujet traité, je penche pour l'historien, c'est tout. Ne me lis pas en diagonale pour tirer des conclusions péremptoires. Merci.
[^] # Re: Guy Môquet, résistant victime du nazisme...
Posté par moramarth . En réponse au journal A quand un Ministère de la Vérité. Évalué à 3.
Il faut savoir que Pierre Pucheu n'était pas un capitaliste buveur de sang prolétarien comme le laisse entendre l'article de Bonnet. Il avait adhéré au Parti Populaire Français de Jacques Doriot, un ancien du PCF qui avait compris que ses amis qui ne reviennent pas toujours d'URSS et bien d'autres choses…, ça n'augurait pas «les lendemains qui chantent» des slogans, pour dire les choses par euphémismes. Autre chose : en 1942, il rejoint Giraud, amiral combattant aux côtés des Alliés.
La vérité, c'est que Pucheu était simplement un nationaliste, qui voulait sauver sa patrie dans des circonstances extrêmes. Il n'était ni un grand inquisiteur anti-communiste, ni un agent du capitalisme, son engagement au PPF de Doriot le prouve. Mais quand, à la suite du pacte germano-soviétique, le PCF qui reçoit de l'argent de Moscou, commence à gangréner l'arrière du front, il se soit senti profondément ennemi du PCF n'est que parfaitement compréhensible. Ensuite, on lui annonce que les nazis procèderont à des exécutions arbitraires et qu'il pourrait orienter le choix des victimes. Il est logique qu'il chercha à sacrifier en priorité des personnes répondant au critère voulu par les nazis de communisme patenté plutôt que d'autres qui répondent aux critères régional, de jeunesse etc...
Qu'aurait-il dû faire ? Essayer de sacrifier le minimum en son âme et conscience pour aider la France autant que possible ? C'est ce qu'il fit. Arbitrairement devenir amnésique et décider qu'il ne souillerait pas ses mains dans cette sale histoire ? Ce serait hypocrite : le PCF avait sciemment choisit les alliés IIIe Reich-URSS plutôt que la France. Au nom de quoi devrait-il choisir de ne pas combattre ceux qui se déclarent son ennemi ? La lâcheté ? La connerie ? Parce que l'acte même d'orienter la mort sur certains plutôt que sur d'autre serait immoral ? Je mets au défi n'importe quel Grand Inquisiteur de la Morale estampillée PCF de sortir moralement indemne d'une épreuve d'une ampleur aussi tectonique que la Seconde Guerre Mondiale. Et je les mets aussi au défi de prouver que ce n'était qu'une histoire de capitalisme, pour ne pas dire de fric.
Voilà tout ce que tu as appelé :
Enfin, je n'ai jamais dit que CNRS=Impartialité, mais juste qu'entre un journaliste et un historien spécialiste du sujet traité, je penche pour l'historien, c'est tout. Ne me lis pas en diagonale pour tirer des conclusions péremptoires. Merci.