Le problème est beaucoup plus profond que cela : depuis que le gouvernement Jospin a autorisé le fichage ADN pour les criminels sexuels, cette technique a été étendue à tous les délits de droit commun, et maintenant (en tous cas on en prend le chemin) à la filiation. Tout ça, sans aucun contrôle, sans aucune étude d'utilité publique, sans mesure de prévention d'un quelconque abus. Le fait est qu'il n'y a actuellement AUCUN moyen de garantir que ces données seront utilisées à bon escient. Dans cette perspective, je peux comprendre les faucheurs de maïs OGM qui ont refusé de se faire ficher : on pourra dire que leur délit sera marqué dans leur ADN jusqu'à la fin de leurs jours. Nous n'avons aucun recul sur cette technique et aucun moyen d'évaluer ses conséquences sociales. Ce n'est pas parce que mon voisin met sa main au feu qu'il est bon que je fasse de même.
Concernant le problème spécifique de la filiation, reste le problème qu'un enfant adopté, ça ne se voit pas dans les gênes !
Je concluerai en disant que toutes ces mesures vont à l'encontre de 200 ans de tradition républicaine de terre d'accueil, et ça, ça suffit pour exprimer son refus à cette politique inique.
[^] # Re: Peur de la nouveauté
Posté par Jean-Georges de La Blatte . En réponse au journal Une affaire grave. Évalué à 10.
Concernant le problème spécifique de la filiation, reste le problème qu'un enfant adopté, ça ne se voit pas dans les gênes !
Je concluerai en disant que toutes ces mesures vont à l'encontre de 200 ans de tradition républicaine de terre d'accueil, et ça, ça suffit pour exprimer son refus à cette politique inique.