• [^] # Re: Tu donnes combien ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal ARTE+7. Évalué à 1.


    Dis-donc, tu ne serais pas un peu buté sur ta position jusqu-au-boutiste ?

    Un peu? Non! Je pense qu'on franchement parler de fanatisme là! :P


    Si.
    Quand on diffuse une 1⁄2uvre sans le consentement des ayant-droit, on diminue l'intéressement (mercantile ou autre) à la création, et donc à terme on diminue la création (puisque peu de gens créent de façon complètement désintéressée). Si la création est diminuée, le patrimoine culturel sera moins enrichi, et donc tout le monde y perd. Bref, ne pas respecter le droit d'auteur c'est, à terme, dégrader le bien commun.

    Je sais pas si tu es au courant, mais l'être humain à pas attendu le droit d'auteur pour concevoir des biens culturels. Et si demain il devait disparaître, les gens n'arrêterait pas subitement de faire de la peinture, de la musique, de la poterie, de la pâte à sel, des écrits, de la pâte à modeler, de la cuisine.

    Faut être franchement gonflé pour prétendre que l'abondance culturelle est dépendante du droit d'auteur et que sans lui il n'y aurais que vide et stérilité.


    L'oppression, c'est l'excès de contraintes causés par des lois. Pour l'instant, tu ne m'as pas dit pourquoi on est en présence ici d'une oppression caractérisée.

    Bah je discute avec ma s1⁄2ur, je lui parle d'un morceau de musique que j'apprécie, je n'ai pas le droit (légalement) de le lui copier.


    Maintenant que l'homme de paille est esquivé, revenons au sujet : protéger le droit d'auteur est-il moral ? Certainement, au vu de ce que j'ai dit au début de ma réponse.

    Comment ça l'homme de paille esquivé? Moi ma s1⁄2ur je peux toujours pas lui copier (légalement) la musique que j'apprécie (si elle est soumis au droit d'auteur stricte bien entendu). Tu n'esquives pas un homme de paille, tu nies la réalité! C'est fou ça quand même.


    Pour ce qui est de la désobéissance civile, c'est ton problème, mais je ne suis pas en train de dire que le droit d'auteur c'est bien parce que c'est dans la loi. Je te dis juste que c'est dans l'intérêt général de le protéger (et c'est en partie pour cela que la loi existe).

    Si c'est dans l'intérêt général, pourquoi est-ce que des millions (milliards?) de personnes se retrouve à télécharger illégalement ? Peut être que c'est pas tant l'intérêt général, mais l'intérêt particulier que défend cette loi. Mais non, si c'est des millions de personnes font ça, c'est parceque ces gens sont tous de villes pirates sanguinaires, les gens bien comme il faut, ils respectent l'intérêt général (haha).

    D'ailleurs on a bien vu lors de DADVSI comme l'intérêt général est venu raller face à la molesse des propositions initiales. Alors que les intérêt particulier tentaient désespérément de faire une loi plus morale et qui pouvait vraiment s'appliquer.


    Personne ne t'interdit de communiquer. On t'interdit simplement de reprendre publiquement une 1⁄2uvre telle quelle (droit d'auteur) où la mise en 1⁄2uvre d'une idée non triviale (brevet).

    Je vois. Je vais dans la rue avec ma guitare, je chante une chanson sous droit d'auteur, je me film et je balance le tout sur le net. Et bien je ne viens pas de communiquer. Non Monsieur, puisqu'on ne m'interdit pas de communiquer.

    Tu te rends bien comptes que tu es entrain de me dire : personne ne t'interdit de communiquer, on t'interdit simplement de communiquer certaines informations.

    Si toi tu ne vois pas l'incohérence dans ce raisonnement, je vois mal comment je pourrait te convaincre de quoi que ce soit.


    Après l'homme de paille, l'attaque ad hominem. Et les raisonnements corrects, ce serait possible ?
    Qu'est-ce que cela change à un problème universel, que moi, dans mon cas, je pirate ou pas ?

    Ça change que tu défends des choses que tu ne respects pas toi même. Et si jamais tu les respects, il y a des millions de gens la dehors (le général dans «l'intérêt général») qui ne le font pas.


    Un alcoolique peut très bien tenir un discours complètement sensé sur la nécessité d'une politique contre l'alcoolisme.

    J'ai jamais vu quelqu'un mourir ou tomber malade de s'être trop cultiver pour ma part.


    Qui plus est, je n'ai jamais dit que j'étais satisfait par le système actuel. Mais ce qui est clair, c'est que je rejette en bloc ta position simpliste (qui d'ailleurs ne convainc personne ici, visiblement... ).

    Bah oui je convainc personne. En attendant dire d'un coté le droit d'auteur c'est bien, et de l'autre ne pas le respecter, c'est une position hypocrite. Tu peux prendre ça mal, et le nier, ça n'en reste pas moins concret.

    Mais puisque tu trouves ma position simpliste (mais au moins cohérente et honnête), je t'en pris, exprime toi.