Mes investigations sur le sujet m'ont conduit à la quasi-certitude que le système actuel de vidéo-surveillance est illégal (non déclaré à la commission départementale), il n'est d'ailleurs même pas affiché clairement que l'établissement est sous vidéo-surveillance.
J'ai interrogé plusieurs acteurs du dossier :
- Mme la gestionnaire (qui a porté le dossier auprès du CA) : je lui ai demandé le dossier technique du futur équipement. Pour l'instant, le projet n'est pas ficelé du tout, il s'agissait juste de voter en CA l'accord de principe (pour demander une subvention à la région), elle a donc été incapable de me donner un quelconque renseignement. Pas même celui de savoir si l'on pourrait zoomer sur les images déjà enregistrées (pour identifier les personnes en infraction), ou s'il fallait que la caméra zoome au moment de l'enregistrement. Selon elle, le but du système est principalement de remplacer l'ancien, afin de pouvoir visualiser toutes les zones en même temps.
- Le gardien de la loge : pour lui, le but est de pouvoir identifier les individus entrant dans le lycée alors qu'il n'ont rien à y faire (jeunes autres que les élèves, casseurs, etc.), et aussi de protéger les élèves.
- M. le proviseur : selon lui, le nouveau système permettra d'identifier ces individus, de porter plainte ensuite contre ces personnes qui pourront, à terme, avoir à payer une amende (au bout de plusieurs interpellations). Il ajoute aussi que le but principal du système est de dissuader les éventuels casseurs (la peur de la caméra).
Bref, rien à voir (ou pas grand chose) avec la sécurité des élèves.
Face à cette cacophonie, puisque le projet ne semblait pas être suffisamment bien préparé, Mme la gestionnaire m'a proposé de ne faire voter en CA que l'autorisation de demande de subventions auprès de la région, sans voter l'installation. Ainsi, il y aurait débat avec des arguments plus posés lorsqu'il s'agirait de commander ce nouveau système.
Hélas, je l'ai cru. Et je n'ai donc pas suffisamment préparé le dossier.
Lors du Conseil, lorsque ce point est apparu à l'ordre du jour, on semblait être revenu au plan initial (tout voter ce soir). J'ai donc commencé à présenter les différents arguments, me basant sur ce que j'avais appris. Le proviseur maintenait son argument de la dissuasion (malgré que je lui aies expliqué que les caméras actuelles dissuadent tout autant les casseurs qu'un système plus onéreux), et lorsque j'ai émis des craintes sur les utilisations qui pourraient être faites du système de vidéo-surveillance (fliquer les retards des élèves ou des profs, ...), il m'a été répondu deux arguments contradictoires : « Et alors ? S'ils sont en retard, c'est normal qu'on le voie », et : « Tu te fais des idées, c'est complètement ridicule ! ». Bref, je n'ai même pas obtenu qu'il soit défini une politique claire d'accès aux images. La seule chose que j'ai obtenue est que le nouveau système serait déclaré à la commission départementale (le strict minimum).
J'ai voté contre, 5 professeurs se sont abstenus, les 16 autres ont voté pour.
Pour couronner le tout, ils ont ensuite voté le passage à Office 2007 pour les postes de l'administration. Quand je leur ai expliqué que, quitte à faire une migration, autant passer à un système libre (parlant du RGI, et tout ça), ils m'ont rétorqué qu'il ne pouvait se permettre la transition à un nouveau logiciel, puisqu'ils n'auraient pas le temps de s'y adapter. C'est désespérant.
# Conclusion
Posté par Samuel (site web personnel) . En réponse au journal Vidéo-surveillance : sécurité ou menace ?. Évalué à 2.
J'ai interrogé plusieurs acteurs du dossier :
- Mme la gestionnaire (qui a porté le dossier auprès du CA) : je lui ai demandé le dossier technique du futur équipement. Pour l'instant, le projet n'est pas ficelé du tout, il s'agissait juste de voter en CA l'accord de principe (pour demander une subvention à la région), elle a donc été incapable de me donner un quelconque renseignement. Pas même celui de savoir si l'on pourrait zoomer sur les images déjà enregistrées (pour identifier les personnes en infraction), ou s'il fallait que la caméra zoome au moment de l'enregistrement. Selon elle, le but du système est principalement de remplacer l'ancien, afin de pouvoir visualiser toutes les zones en même temps.
- Le gardien de la loge : pour lui, le but est de pouvoir identifier les individus entrant dans le lycée alors qu'il n'ont rien à y faire (jeunes autres que les élèves, casseurs, etc.), et aussi de protéger les élèves.
- M. le proviseur : selon lui, le nouveau système permettra d'identifier ces individus, de porter plainte ensuite contre ces personnes qui pourront, à terme, avoir à payer une amende (au bout de plusieurs interpellations). Il ajoute aussi que le but principal du système est de dissuader les éventuels casseurs (la peur de la caméra).
Bref, rien à voir (ou pas grand chose) avec la sécurité des élèves.
Face à cette cacophonie, puisque le projet ne semblait pas être suffisamment bien préparé, Mme la gestionnaire m'a proposé de ne faire voter en CA que l'autorisation de demande de subventions auprès de la région, sans voter l'installation. Ainsi, il y aurait débat avec des arguments plus posés lorsqu'il s'agirait de commander ce nouveau système.
Hélas, je l'ai cru. Et je n'ai donc pas suffisamment préparé le dossier.
Lors du Conseil, lorsque ce point est apparu à l'ordre du jour, on semblait être revenu au plan initial (tout voter ce soir). J'ai donc commencé à présenter les différents arguments, me basant sur ce que j'avais appris. Le proviseur maintenait son argument de la dissuasion (malgré que je lui aies expliqué que les caméras actuelles dissuadent tout autant les casseurs qu'un système plus onéreux), et lorsque j'ai émis des craintes sur les utilisations qui pourraient être faites du système de vidéo-surveillance (fliquer les retards des élèves ou des profs, ...), il m'a été répondu deux arguments contradictoires : « Et alors ? S'ils sont en retard, c'est normal qu'on le voie », et : « Tu te fais des idées, c'est complètement ridicule ! ». Bref, je n'ai même pas obtenu qu'il soit défini une politique claire d'accès aux images. La seule chose que j'ai obtenue est que le nouveau système serait déclaré à la commission départementale (le strict minimum).
J'ai voté contre, 5 professeurs se sont abstenus, les 16 autres ont voté pour.
Pour couronner le tout, ils ont ensuite voté le passage à Office 2007 pour les postes de l'administration. Quand je leur ai expliqué que, quitte à faire une migration, autant passer à un système libre (parlant du RGI, et tout ça), ils m'ont rétorqué qu'il ne pouvait se permettre la transition à un nouveau logiciel, puisqu'ils n'auraient pas le temps de s'y adapter. C'est désespérant.
Bref, soirée bien foirée.