le nationalisme économique n'est pas forcément positif lorsque ca n'incite pas une société à innover (en témoigne la crise viticole, le flop de la Velsatis, ...).
Ca ne veut rien dire : l'enjeu est de conserver des centres de décision en France. Si cela ne veut rien dire pour toi, c'est tout de même grave.
On s'en tamponne de conserver les sièges sociaux. Les chefs de ces entreprises font tout pour échapper leurs capitaux au fisc, font tout pour délocaliser les unités de production à l'étranger dans la mesure du possible, bref font tout leur possible dans leur intérêt et uniquement leur intérêt à eux. Où serait l'intérêt de l'État (je parle de l'État, pas de ses faibles et corruptibles représentants) ? Souvent, on nous sers les nombreuses taxes professionnelles qu'ils peuvent payer à l'État (collectivités locales comprises) mais quand ils délocalisent un centre de production, combien est-ce que vont coûter à l'État, ces nombreux nouveaux chômeurs ? On se marche vraiment sur la tête dans ce pays...
Quelle curieuse attitude de la part d'un umpiste de craindre la concurrence capitaliste ?
Serait-ce que la concurrence serait faussée par un système économique déviant qui autorise à établir sa société aux île Caiman et qui garantissant ainsi la libre circulation des capitaux ?
J'essayais d'éviter depuis le début d'éviter le troll politique mais tu sembles vouloir à tout prix revenir dessus. Je tombe dedans en sachant dès le départ que c'est une erreur. Etant umpiste (je ne m'en cache pas), je considère que c'est de la responsabilité du consommateur d'agir et non des gouvernements de légiférer. C'est toi qui a un pouvoir de ne pas choisir de consommer les produits d'une entreprise qui a une politique (utlisation de paradis fiscaux par exemple, ou encore politique sociale inconvenante) qui te dérange. C'est pour ça que la loi qui interdit le boycott en France est complètement débile. C'est pour ça aussi qu'on peut apprécier les réactions de consommateurs américains qui font plier Apple lorsqu'une association dénonce sa politique écologique.
Parce qu'en plus d'être protectionnisme, tu penses réellement être libéral ? Sans l'État, ces entreprises ne seraient rien ! Au contraire, ces patrons ne veulent surtout pas que l'État les laissent tomber, surtout pas quand le Président leur sert de VRP quand il rend visite à ses homologues. Surtout pas quand les marchés publics alimentent jusqu'à 60% du CA de certains entreprises françaises si cotées. Que seraient EADS ou Vinci sans les marchés publics ? Que serait JCDecaux sans Paris et Lyon ? Je ne trouve pas que ce soit spécialement équitable ni juste par ailleurs. Mais force est de constater que ces patrons n'ont aucun intérêt à ce que ça change. Et devine quel est leur nouvel ami...
Comment veux-tu que le consommateur puisse avoir le choix ? Comment ? Par la sacre-sainte libre concurrence non-faussée ? Pour la téléphonie (pour ne prendre qu'un exemple), j'ai donc le choix entre :
- Orange ;
- SFR ;
- Bouyges.
Tous trois ont été lourdement condamnés pour entente illicite et anti-concurrentiel sur les tarifs et leurs forfaits. Où est le choix ? Ne pas utiliser de téléphone portable ? Quel non-choix, oui.
Autre exemple, le choix entre les produits de marque (mais plus chers) et ceux du supermarchés (note qu'on peut aussi aller voir l'alimentation du quartier mais, surprise, c'est plus cher aussi) ? Comment savoir si le beurre <fonction actuelle de Nicolas Sarkozy> est produit dans des conditions convenables ? D'ailleurs, retourne donc les produits vendus, tous ou presque est fabriqué en Chine (la faute à qui ? Aux grands patrons qui n'en ont rien à secouer de la préférence nationale sauf quand ça les arrange)... Acheter du Français ? Riche idée mais il faudrait précisément être un peu plus riche ! Ah oui, j'aurais dû travailler plus pour gagner plus (et vivre moins), suis-je bête...
Tu crains donc une situation de monopole, mais oserais-je te rappeler qu'il s'agit de LL et sauf à considérer que le monopole pourrait être établi de façon artificielle (brevets), il n'y a aucune crainte à avoir , le jour où Ubuntu sera un pb, d'autres viendront la remplacer ou la forker.
Totalement utopique à partir du moment où tu comprends qu'une distribution n'est pas qu'un empilement de logiciels, mais aussi une communauté, des outils (genre le non-distribuable launchpad), des employés à payer, etc...
Un fork d'Ubuntu est irréalisable en l'état, et c'était un des objectifs de Canonical.
Donc la FSF nous aurait menti : gNewSense n'est pas une distribution dérivée d'Ubuntu ? En quoi faire un fork d'Ubuntu serait-il plus difficile que le travail effectué par CentOS par rapport à RedHat ou Mandrake dans le temps ? Finalement, à t'entendre, il n'y aurait QUE les entreprises pour pouvoir reprendre et créer des distributions, Debian étant l'exception à la règle ? En fait, l'exception ressemble plutôt à Ubuntu. Dès qu'il s'agit d'Ubuntu, c'est forcément « mauvais »...
Vraiment : il serait temps que MandrivaSoft se réveille et avance au lieu de critiquer ses concurrents parce que sinon il sera trop tard (si ce n'est pas déjà le cas...).
Preuve que la « communauté » n'appartient pas à un produit ou un autre, nombreux utilisateurs de Mandriva ont quitté son giron pour rejoindre « l'ennemi » : Ubuntu. Remettre son modèle économique en cause paraîtrait plus approprié, sauf pour MandrivaSoft.
[^] # Re: Révolution? Innovation....
Posté par Raphaël SurcouF (site web personnel) . En réponse au journal *buntu révolutionne l'informatique. Évalué à 7.
On s'en tamponne de conserver les sièges sociaux. Les chefs de ces entreprises font tout pour échapper leurs capitaux au fisc, font tout pour délocaliser les unités de production à l'étranger dans la mesure du possible, bref font tout leur possible dans leur intérêt et uniquement leur intérêt à eux. Où serait l'intérêt de l'État (je parle de l'État, pas de ses faibles et corruptibles représentants) ? Souvent, on nous sers les nombreuses taxes professionnelles qu'ils peuvent payer à l'État (collectivités locales comprises) mais quand ils délocalisent un centre de production, combien est-ce que vont coûter à l'État, ces nombreux nouveaux chômeurs ? On se marche vraiment sur la tête dans ce pays...
Parce qu'en plus d'être protectionnisme, tu penses réellement être libéral ? Sans l'État, ces entreprises ne seraient rien ! Au contraire, ces patrons ne veulent surtout pas que l'État les laissent tomber, surtout pas quand le Président leur sert de VRP quand il rend visite à ses homologues. Surtout pas quand les marchés publics alimentent jusqu'à 60% du CA de certains entreprises françaises si cotées. Que seraient EADS ou Vinci sans les marchés publics ? Que serait JCDecaux sans Paris et Lyon ? Je ne trouve pas que ce soit spécialement équitable ni juste par ailleurs. Mais force est de constater que ces patrons n'ont aucun intérêt à ce que ça change. Et devine quel est leur nouvel ami...
Comment veux-tu que le consommateur puisse avoir le choix ? Comment ? Par la sacre-sainte libre concurrence non-faussée ? Pour la téléphonie (pour ne prendre qu'un exemple), j'ai donc le choix entre :
- Orange ;
- SFR ;
- Bouyges.
Tous trois ont été lourdement condamnés pour entente illicite et anti-concurrentiel sur les tarifs et leurs forfaits. Où est le choix ? Ne pas utiliser de téléphone portable ? Quel non-choix, oui.
Autre exemple, le choix entre les produits de marque (mais plus chers) et ceux du supermarchés (note qu'on peut aussi aller voir l'alimentation du quartier mais, surprise, c'est plus cher aussi) ? Comment savoir si le beurre <fonction actuelle de Nicolas Sarkozy> est produit dans des conditions convenables ? D'ailleurs, retourne donc les produits vendus, tous ou presque est fabriqué en Chine (la faute à qui ? Aux grands patrons qui n'en ont rien à secouer de la préférence nationale sauf quand ça les arrange)... Acheter du Français ? Riche idée mais il faudrait précisément être un peu plus riche ! Ah oui, j'aurais dû travailler plus pour gagner plus (et vivre moins), suis-je bête...
Donc la FSF nous aurait menti : gNewSense n'est pas une distribution dérivée d'Ubuntu ? En quoi faire un fork d'Ubuntu serait-il plus difficile que le travail effectué par CentOS par rapport à RedHat ou Mandrake dans le temps ? Finalement, à t'entendre, il n'y aurait QUE les entreprises pour pouvoir reprendre et créer des distributions, Debian étant l'exception à la règle ? En fait, l'exception ressemble plutôt à Ubuntu. Dès qu'il s'agit d'Ubuntu, c'est forcément « mauvais »...
Vraiment : il serait temps que MandrivaSoft se réveille et avance au lieu de critiquer ses concurrents parce que sinon il sera trop tard (si ce n'est pas déjà le cas...).
Preuve que la « communauté » n'appartient pas à un produit ou un autre, nombreux utilisateurs de Mandriva ont quitté son giron pour rejoindre « l'ennemi » : Ubuntu. Remettre son modèle économique en cause paraîtrait plus approprié, sauf pour MandrivaSoft.