Disclaimer : malgré mes envies, je ne contribue que très peu au libre, mais je suis développeur.
Développer un logiciel est une tâche difficile, et ressemble plus a un supplice de sisyphe, qu'a une tache a accomplir : rien n'est jamais terminé, et en plus il faut toujours revenir sur le travail effectué, parfois remémorant des moment difficile - casser quelque chose ou le seul plaisir de l'accomplissement était de le terminer n'est pas une expérience particulièrement agréable. Tout sans presque aucun encouragement voire plutôt des mail d'insultes (plus promptes a être envoyées en privée).
En faisant des petites contributions on ne voit que la partie émergée de l'iceberg, et s'il est frustrant de n'avoir aucun retour quand on a envoyé une contribution au dévelopeur sachez qu'il a nécessairement du mal a les considérer : c'est lui qui est dans le trou de sisyphe. Lui envoyer de l'aide depuis le bord de la falaise est certes sympathique, et je crois qu'il y a toujours une gratitude, même si elle est non exprimée ou suivie de fait. Parce que c'est lui qui reste dans le trou, les autres étant toujours très libre (d'ou le ressentiment lors d'un non suivit de version pour un plugin, pour reprendre le cas gaim).
Mais comme d'habitude, les dévelopeurs sont incompris, quand en général on parle de choix techniques (pas de video dans gaim, moins de hacks ie dans konqueror, etc, etc) ici c'est dans le processus de développement. Et puis on charge la bête, sentimentalement, parfois sans avoir réellement compris la problématique. Notez, ceci est vrai aussi dans le proprio : quand vous avez la commerciale qui sort "mais vous ne pouvez pas faire de logiciels sans bugs ?" a l'équipe de développement sous dimensionée et produisant bonnant mallant du code très correct selon les normes de l'industrie, ca fait mal, très mal.
Alors dans un cas on a l'utilisateur qui rale après le développeur parce qu'il estime que le logiciel est "pas foutu comme il faut", dans l'autre nous avons le contributeur demandant de la reconnaissance (par les faits - patch/intégration - ou exprimée), sans forcément se rendre compte que ca ne tiens pas de l'évidence (un patch c'est toujours du boulot a gérer, et on ne peut pas toujours être de bonne condition pour dire "merci" parce que même si oui c'est bien, c'est encore un truc de plus dans la TODO list, surtout quand on est bénévole)
Donc ma position est la suivante : si l'on attache de l'importance au relationnel, bien choisir son projet en fonction de l'ambiance. Sinon, partir du principe que si l'on participe, c'est pour le bien de tous en particulier de l'utilsateur final, et pas pour le développeur du projet qui n'est donc pas tenu de remercier : l'intérêt de cette position est qu'elle est la plus logique dans le contexte du libre. Le développement du libre désintéressé, sans aucune attente de retour est plus sain, et puis si un jour un merci ou un encouragement tombe, il aura beaucoup plus d'impact.
Pour ma part, je part du principe que je vais me faire jeter pour une raison x ou y, en estimant que si l'on prend de m'expliquer pourquoi ce sera déjà pas mal. Et le reste alors, ne sera que du bonheur.
[^] # Re: Contribution 'utilisateur'
Posté par Anonyme . En réponse au journal Retours d'expérience sur contributions au libre. Évalué à 10.
Disclaimer : malgré mes envies, je ne contribue que très peu au libre, mais je suis développeur.
Développer un logiciel est une tâche difficile, et ressemble plus a un supplice de sisyphe, qu'a une tache a accomplir : rien n'est jamais terminé, et en plus il faut toujours revenir sur le travail effectué, parfois remémorant des moment difficile - casser quelque chose ou le seul plaisir de l'accomplissement était de le terminer n'est pas une expérience particulièrement agréable. Tout sans presque aucun encouragement voire plutôt des mail d'insultes (plus promptes a être envoyées en privée).
En faisant des petites contributions on ne voit que la partie émergée de l'iceberg, et s'il est frustrant de n'avoir aucun retour quand on a envoyé une contribution au dévelopeur sachez qu'il a nécessairement du mal a les considérer : c'est lui qui est dans le trou de sisyphe. Lui envoyer de l'aide depuis le bord de la falaise est certes sympathique, et je crois qu'il y a toujours une gratitude, même si elle est non exprimée ou suivie de fait. Parce que c'est lui qui reste dans le trou, les autres étant toujours très libre (d'ou le ressentiment lors d'un non suivit de version pour un plugin, pour reprendre le cas gaim).
Mais comme d'habitude, les dévelopeurs sont incompris, quand en général on parle de choix techniques (pas de video dans gaim, moins de hacks ie dans konqueror, etc, etc) ici c'est dans le processus de développement. Et puis on charge la bête, sentimentalement, parfois sans avoir réellement compris la problématique. Notez, ceci est vrai aussi dans le proprio : quand vous avez la commerciale qui sort "mais vous ne pouvez pas faire de logiciels sans bugs ?" a l'équipe de développement sous dimensionée et produisant bonnant mallant du code très correct selon les normes de l'industrie, ca fait mal, très mal.
Alors dans un cas on a l'utilisateur qui rale après le développeur parce qu'il estime que le logiciel est "pas foutu comme il faut", dans l'autre nous avons le contributeur demandant de la reconnaissance (par les faits - patch/intégration - ou exprimée), sans forcément se rendre compte que ca ne tiens pas de l'évidence (un patch c'est toujours du boulot a gérer, et on ne peut pas toujours être de bonne condition pour dire "merci" parce que même si oui c'est bien, c'est encore un truc de plus dans la TODO list, surtout quand on est bénévole)
Donc ma position est la suivante : si l'on attache de l'importance au relationnel, bien choisir son projet en fonction de l'ambiance. Sinon, partir du principe que si l'on participe, c'est pour le bien de tous en particulier de l'utilsateur final, et pas pour le développeur du projet qui n'est donc pas tenu de remercier : l'intérêt de cette position est qu'elle est la plus logique dans le contexte du libre. Le développement du libre désintéressé, sans aucune attente de retour est plus sain, et puis si un jour un merci ou un encouragement tombe, il aura beaucoup plus d'impact.
Pour ma part, je part du principe que je vais me faire jeter pour une raison x ou y, en estimant que si l'on prend de m'expliquer pourquoi ce sera déjà pas mal. Et le reste alors, ne sera que du bonheur.