• # Le secret professionnel n'est-il pas une excuse commode ?

    Posté par . En réponse au journal La dégradation de l'enseignement. Évalué à 6.

    Aussi, tenu par le secret professionnel, je ne communiquerai pas les consignes de notation au baccalauréat qui ne font que révéler le mépris des candidats et des enseignants par notre chère Institution...

    Ma femme fût documentaliste en collège en ZEP (Seine Saint-Denis) et a laché l'affaire après 5 années épiques.

    Les anecdotes, de situations hallucinantes qu'elle a pû me rapporter, elle et ses collègues, par rapport au comportement du rectorat, de la direction du collège, des surveillants, des élèves, de chacun de ceux-ci vis-à-vis de ceux-là, bref, tout ça n'est pas alarmant, mais catastrophique.

    Alors certes, il y a le secret professionnel. Il ne s'agit pas de jouer à Robin, mais ce genre de consigne dont tu parles, précisément, si cela sortait publiquement plus souvent (ie, copie complète de la consigne en format original), est-ce que ça ne serait pas salutaire ?

    Plus généralement, il y a une quantité de comportements aberrants, odieux, totalement "pas professionnels" ayant lieu dans un cadre qui voudrait justifier leur impunité par le secret professionnel ou le devoir de réserve.

    Est-ce que le fait de balancer publiquement ces aberrations ne serait pas un premier pas :
    - vers la prise de conscience générale du problème d'une part (par les faits exposés, et pas par les rumeurs),
    - vers la résolution d'un tel problème.

    Certes, cette question va quelque peu de pair avec le problème de la protection de la vie privée et du respect de la réserve professionnelle.

    Alors, ma question : se taire et laisser le merdier s'embourber, ou l'ouvrir en prenant des risques (inutiles ?) pour déballer le linge sale publiquement ?

    Ou prendre le temps de mettre en place (comment ?) des procédures/conventions pour faciliter l'échange d'informations permettant de déclarer un dysfonctionnement ?