Parfait, exprime moi des idées sans faire intervenir des données.
Peux-tu m'expliquer ce que je confonds ? Je dis qu'une utilisation mal appropriée de mes oeuvres peut me nuire, en créant un climat autour de l'oeuvre différente de celle que je souhaite, du but initial. Et ceci d'ailleurs, quelquesoit la qualité de mes oeuvres et le propos. Le droit d'auteur me permet de me protéger contre ces dérives.
Tu confonds la personne et les 1⁄2uvres créé par la personne. L'1⁄2uvre est indépendate de son auteur. Au lycée pour l'épreuve de français, on avait à étudier, entre autre, voyage au bout de la nuit, un livre de Céline. Céline était un pro-nazi avéré, ça n'empêche pas son 1⁄2uvre d'être un bon livre. De même on peut être le gars le plus sympa du monde et écrire un livre qui contiens les pires saloperies qu'on ai jamais vu pour romancer une histoire bien glauque.
Tu ne peux pas déduire de lien autre que celui de la paternité entre une 1⁄2uvre et son auteur rien qu'en consultant l'1⁄2uvre. Tout autre lien relève du fantasme.
Le droit d'auteur ne te protège d'aucun fantasme.
Aliéner c'est prendre les droits de propriété à quelqu'un.
Aliéner :
b) PHILOS., SOCIOL., surtout chez Hegel, Marx. (Se) déposséder de certains droits naturels ou caractères humains, (se) rendre esclave des choses ou d'autrui. Aliéner sa liberté, son indépendance.
Encore une fois tu fais de la tautologie : aliéner sa veut dire prendre les droits de propriété à quelqu'un, donc prendre les droits de propriété c'est aliéné. Ce n'est pas un sens d'aliéné, en tout cas je ne vois rien qui dis cela dans le TLF.
Avant que je ne crée l'oeuvre, il n'y a pas d'oeuvre, donc elle appartient à personne. Elle ne t'a jamais appartenu, je te retire pas de droit, puisque ce sont des droits que tu n'as jamais eu.
Avant, pendant et après que tu rassembles certaines données dans un certain ordre, j'ai la possibilité de faire la même chose, de rassembler les mêmes données dans le même ordre, ou un ordre proche, et de les remanier à volonté. Après que tu te sois approprié cet ensemble ordonné de données, je n'ai plus légalement le droit d'en faire de même, bien que j'en ai toujours la capacité.
Tu confonds droit d'auteur et droit d'etre le premier à avoir un truc. Si tu écris trois accords, tu pourras pas les protéger par le droit d'auteur, parce que ton truc ne sera pas considéré comme une oeuvre.
« L'1⁄2uvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur » (article L.111-2 du CPI).
La seule raison pour laquelle on pourrait me refuser un droit d'auteur, c'est que l'1⁄2uvre existe déjà. La longueur de l'1⁄2uvre n'entre pas en jeux.
Dans le cas présent, c'est du droit d'auteur puisque quelqu'un utilise mon oeuvre sans m'en donner l'autorisation. Evidemment, j'ai toujours le droit de tenter le procès pour diffamation. Cette loi sur la diffamation, elle, bride ta liberté d'expression, si tu veux parler de liberté d'expression.
Ce qui te dérange dans le cas que tu cites, c'est qu'on porte préjudice à ton image (en retouchant une photo de ta personne). Comme je l'ai déjà expliqué je pense qu'une action qui empiète sur la liberté d'autrui n'est pas une liberté. Or le droit de disposer de ton image rentre dans le cadre du droit à la vie privée. Je ne vois donc pas ça comme un bride de ma liberté d'expression, mais comme un respect de ta (et par extension de la mienne) vie privée.
Je pense toujours qu'en redistribuant mes oeuvres (intellectuelles) sans controle, je perds certains fruits de mon travail, ce qui peut me gener ou pas. J'en perds la paternité, la rémunération, le droit de modification, de perfection par exemple(parce que je ne pourrais pas retirer de la distribution la mauvaise version) , le droit de confèrer l'utilisation de mes oeuvres aux personnes/projets que je souhaite (et encore une fois, ça n'a rien à voir avec ta liberté d'expression cf plus haut)
Comme je l'ai déjà dit, je ne remet pas la paternité en question. Je ne vois pas en quoi ne pas pouvoir interdire la diffusion d'une 1⁄2uvre de faire perdre ta paternité sur celle-ci. Certes si quelqu'un en modifie une partie, il peut signaler qu'il est alors co-auteur de l'1⁄2uvre résultante.
Si tu es payé pour créer une 1⁄2uvre, tant mieux tu es payé. A moins qu'on vienne chez toi pour te soutirer ton argent par la force, tu gardes la rémunération que tu as reçu pour tes heures de travail.
Rien de t'empêche de modifier et «perfectionner» encore l'1⁄2uvre, même une fois celle-ci publié, même si tu n'as pas le contrôle sur tes précédentes diffusions. Tu n'aurais pas besoin de conférer un droit d'utilisation à qui que ce soit, puisque tout le monde aurait le droit de l'utiliser (ce que je considère faire parti de la libre expression, que tu sois d'accord ou pas).
Pour revenir sur l'aliénation, dans ton exemple sur le concert, tu te rends compte que tu es en train de dire que la personne en train de chanter/danser n'a aucune importance pour toi ? Si on te montrait un faux elvis et qu'on te diser c'est le vrai, tu serais content ? Meme si tu sais qu'il ne va jamais inventer une chanson de sa vie.
Oui je me rends parfaitement conte de ce que je dis, et non je ne vois rien de choquant à cela. Si une personne est capable de faire une interprétation plaisante d'un morceau, que je passe du bon temps à l'écouter, que veux-tu que ça me fasse que ce soit elle ou non qui est écrit les paroles et la musique? Visiblement cette personne a du talent pour ce qu'elle fait.
Quand tu vas voir un concert de musique classique, tu t'insurges de voir que ce n'est pas mozart en personne qui est au pupitre pour diriger l'interprétation ? C'est ridicule cette attachement que tu fais d'une 1⁄2uvre et de la personne qui en est l'auteur originale.
Quand au fait que la personne qui passe sa vie à faire de la musique et qui ne fera jamais une seule chanson, laisse moi avoir quelques doutes. Je pense qu'au contraire, plus tu joues, et plus tu es inspiré. Le droit d'auteur est plus un frein qu'autre chose pour la création d'1⁄2uvres intellectuelles.
C'est vraiment de l'aliénation du travail, en faisant cela, tu détruis ce qui fait de l'auteur une personne unique, créatrice.
Je crois que tu places un peu trop haut ton estime des auteurs. Ce ne sont pas des dieux qui font surgir la matière du néant. Les auteurs s'inspirent les uns les autres, et ils partent tous sur de l'existant. Un écrivain en général se base sur une langue existante pour faire 1⁄2uvre, et même dans le cas où il en crée une nouvelle, il crée celle-ci en se basant sur ses connaissances en linguistique qu'il n'a pas sortit du néant. Un musicien n'invente pas le solfège, un peintre n'invente pas la peinture, un sculpteur n'invente pas son matériau.
On invente rien, on ne fait jamais que découvrir un ensemble dans l'infinité des combinaisons possibles qui nous sont offertes par l'univers tel qu'il est régis.
[^] # Re: Parking
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal L'évolution de la répartition des serveurs Webs. Évalué à 1.
Parfait, exprime moi des idées sans faire intervenir des données.
Tu confonds la personne et les 1⁄2uvres créé par la personne. L'1⁄2uvre est indépendate de son auteur. Au lycée pour l'épreuve de français, on avait à étudier, entre autre, voyage au bout de la nuit, un livre de Céline. Céline était un pro-nazi avéré, ça n'empêche pas son 1⁄2uvre d'être un bon livre. De même on peut être le gars le plus sympa du monde et écrire un livre qui contiens les pires saloperies qu'on ai jamais vu pour romancer une histoire bien glauque.
Tu ne peux pas déduire de lien autre que celui de la paternité entre une 1⁄2uvre et son auteur rien qu'en consultant l'1⁄2uvre. Tout autre lien relève du fantasme.
Le droit d'auteur ne te protège d'aucun fantasme.
Aliéner :
b) PHILOS., SOCIOL., surtout chez Hegel, Marx. (Se) déposséder de certains droits naturels ou caractères humains, (se) rendre esclave des choses ou d'autrui. Aliéner sa liberté, son indépendance.
Encore une fois tu fais de la tautologie : aliéner sa veut dire prendre les droits de propriété à quelqu'un, donc prendre les droits de propriété c'est aliéné. Ce n'est pas un sens d'aliéné, en tout cas je ne vois rien qui dis cela dans le TLF.
Avant, pendant et après que tu rassembles certaines données dans un certain ordre, j'ai la possibilité de faire la même chose, de rassembler les mêmes données dans le même ordre, ou un ordre proche, et de les remanier à volonté. Après que tu te sois approprié cet ensemble ordonné de données, je n'ai plus légalement le droit d'en faire de même, bien que j'en ai toujours la capacité.
« L'1⁄2uvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur » (article L.111-2 du CPI).
La seule raison pour laquelle on pourrait me refuser un droit d'auteur, c'est que l'1⁄2uvre existe déjà. La longueur de l'1⁄2uvre n'entre pas en jeux.
Ce qui te dérange dans le cas que tu cites, c'est qu'on porte préjudice à ton image (en retouchant une photo de ta personne). Comme je l'ai déjà expliqué je pense qu'une action qui empiète sur la liberté d'autrui n'est pas une liberté. Or le droit de disposer de ton image rentre dans le cadre du droit à la vie privée. Je ne vois donc pas ça comme un bride de ma liberté d'expression, mais comme un respect de ta (et par extension de la mienne) vie privée.
Comme je l'ai déjà dit, je ne remet pas la paternité en question. Je ne vois pas en quoi ne pas pouvoir interdire la diffusion d'une 1⁄2uvre de faire perdre ta paternité sur celle-ci. Certes si quelqu'un en modifie une partie, il peut signaler qu'il est alors co-auteur de l'1⁄2uvre résultante.
Si tu es payé pour créer une 1⁄2uvre, tant mieux tu es payé. A moins qu'on vienne chez toi pour te soutirer ton argent par la force, tu gardes la rémunération que tu as reçu pour tes heures de travail.
Rien de t'empêche de modifier et «perfectionner» encore l'1⁄2uvre, même une fois celle-ci publié, même si tu n'as pas le contrôle sur tes précédentes diffusions. Tu n'aurais pas besoin de conférer un droit d'utilisation à qui que ce soit, puisque tout le monde aurait le droit de l'utiliser (ce que je considère faire parti de la libre expression, que tu sois d'accord ou pas).
Oui je me rends parfaitement conte de ce que je dis, et non je ne vois rien de choquant à cela. Si une personne est capable de faire une interprétation plaisante d'un morceau, que je passe du bon temps à l'écouter, que veux-tu que ça me fasse que ce soit elle ou non qui est écrit les paroles et la musique? Visiblement cette personne a du talent pour ce qu'elle fait.
Quand tu vas voir un concert de musique classique, tu t'insurges de voir que ce n'est pas mozart en personne qui est au pupitre pour diriger l'interprétation ? C'est ridicule cette attachement que tu fais d'une 1⁄2uvre et de la personne qui en est l'auteur originale.
Quand au fait que la personne qui passe sa vie à faire de la musique et qui ne fera jamais une seule chanson, laisse moi avoir quelques doutes. Je pense qu'au contraire, plus tu joues, et plus tu es inspiré. Le droit d'auteur est plus un frein qu'autre chose pour la création d'1⁄2uvres intellectuelles.
Je crois que tu places un peu trop haut ton estime des auteurs. Ce ne sont pas des dieux qui font surgir la matière du néant. Les auteurs s'inspirent les uns les autres, et ils partent tous sur de l'existant. Un écrivain en général se base sur une langue existante pour faire 1⁄2uvre, et même dans le cas où il en crée une nouvelle, il crée celle-ci en se basant sur ses connaissances en linguistique qu'il n'a pas sortit du néant. Un musicien n'invente pas le solfège, un peintre n'invente pas la peinture, un sculpteur n'invente pas son matériau.
On invente rien, on ne fait jamais que découvrir un ensemble dans l'infinité des combinaisons possibles qui nous sont offertes par l'univers tel qu'il est régis.