Le terme «propriété intellectuelle» conduit également à une réflexion simpliste. Il amène les gens à se concentrer sur la portion congrue de ces lois disparates, qui est qu'elles ont créé des privilèges artificiels pour certaines parties, et à ignorer leur contenu -- les restrictions spécifiques que chacune d'elles exercent sur le public, et les conséquences qui en résultent. Ceci encourage une approche «économistique» de tous ces problèmes, et l'économie, comme souvent, opère comme un véhicule pour des valeurs non examinées (comme par exemple, la quantité de production importe, alors que la liberté et le mode de vie non), et des postulats qui ne sont que très superficiellement vrais (comme par exemple, que le droit d'auteur aide les musiciens, ou que les brevets sur les médicaments aident la recherche à sauver des vies).
C'est vrai, comme on peut le relire, que je part sur la portion congrue de différentes lois. Cependant, ça ne veut pas dire que je ne connais pas la différence entre les diverses lois et que je discours sans connaître aucunement le sujet. Dans les postes précédents, on discours notamment sur le brevet et le droit d'auteur. À la rigueur, le dépôt de marque, je pourrait le tolérer, car il apporte un repaire au public et le protège dans une certaine mesure contre l'escroquerie; bien que l'escroquerie étant elle même déjà justiciable, l'intérêt s'en trouve déjà bien plus limité. De plus une marque à tendance à donner le sentiment que derrière tout les produits d'une même marque, on peut s'attendre à une qualité à peut prêt constante. L'expérience démontre que ça n'est pas le cas. Tout d'abord, parce que derrière une marque, d'un jour à l'autre, il ne se cache pas les mêmes femmes et hommes. Les générations passent, les marques déposés restent. C'est pour ça que cela me fait toujours bien rire des inscriptions du genre «dans ce corps de métier depuis 1273». Autant qu'une personne qui pratique son métier depuis 40 ans cela peut être un gage de savoir faire, autant ce genre de slogan, le sens me paraît plus mitigé. De plus dans le contexte économique actuelle ou les supra-trans-national-inter-galactiques s'imposent partout dans le marché, les marques perdent encore plus leur sens, car les divers produit qu'elles proposent sont composés par des équipes qui ne se sont sans doute même jamais vu. Bref, la marque cela peut jouer un certain rôle de repaire, mais il a tendance à déshumanisé les produits, on oublie que la qualité (ou non) d'un produit, c'est avant tout le savoir faire de véritables êtres humains, qui du jour au lendemain, pour des raisons diverses ne font plus parti de l'entreprise de cette marque. Les marques caches les êtres humains en quelque sorte.
Bon je tenais surtout a faire remarquer que dans tout ce que je dis je ne part pas dans une vision économique comme on pourrait s'y attendre d'après le discours de RMS. Bien au contraire, je met en avant l'atteinte à des valeurs sociales, tel que la liberté d'expression et le respect de la vie privée.
[^] # Re: Je l'avais dit!
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal EU: Les brevets coutent plus qu'ils ne rapportent. Évalué à 2.
C'est vrai, comme on peut le relire, que je part sur la portion congrue de différentes lois. Cependant, ça ne veut pas dire que je ne connais pas la différence entre les diverses lois et que je discours sans connaître aucunement le sujet. Dans les postes précédents, on discours notamment sur le brevet et le droit d'auteur. À la rigueur, le dépôt de marque, je pourrait le tolérer, car il apporte un repaire au public et le protège dans une certaine mesure contre l'escroquerie; bien que l'escroquerie étant elle même déjà justiciable, l'intérêt s'en trouve déjà bien plus limité. De plus une marque à tendance à donner le sentiment que derrière tout les produits d'une même marque, on peut s'attendre à une qualité à peut prêt constante. L'expérience démontre que ça n'est pas le cas. Tout d'abord, parce que derrière une marque, d'un jour à l'autre, il ne se cache pas les mêmes femmes et hommes. Les générations passent, les marques déposés restent. C'est pour ça que cela me fait toujours bien rire des inscriptions du genre «dans ce corps de métier depuis 1273». Autant qu'une personne qui pratique son métier depuis 40 ans cela peut être un gage de savoir faire, autant ce genre de slogan, le sens me paraît plus mitigé. De plus dans le contexte économique actuelle ou les supra-trans-national-inter-galactiques s'imposent partout dans le marché, les marques perdent encore plus leur sens, car les divers produit qu'elles proposent sont composés par des équipes qui ne se sont sans doute même jamais vu. Bref, la marque cela peut jouer un certain rôle de repaire, mais il a tendance à déshumanisé les produits, on oublie que la qualité (ou non) d'un produit, c'est avant tout le savoir faire de véritables êtres humains, qui du jour au lendemain, pour des raisons diverses ne font plus parti de l'entreprise de cette marque. Les marques caches les êtres humains en quelque sorte.
Bon je tenais surtout a faire remarquer que dans tout ce que je dis je ne part pas dans une vision économique comme on pourrait s'y attendre d'après le discours de RMS. Bien au contraire, je met en avant l'atteinte à des valeurs sociales, tel que la liberté d'expression et le respect de la vie privée.