Simple opinion :
Ce n'est pas parce qu'une suite évolue moins vite qu'il a moins de potentiel sur le long terme.
Il y a deux approches lorsque l'on doit ajouter nouvelle fonctionnalité sur un logiciel.
La première est simple et rapide . On utilise les couches sous-jacentes, sans toucher à ce qui est déjà écrit, et on rajoute une autre couche.
Cette méthode offre l'avantage d'avoir des nouvelles fonctionnalités plus rapidement. Mais elle engendre des défauts : le code est à tendance a être plus lourd. Lorsque la factorisation se fait, on parle alors de «refonte»...
La seconde est plus longue et plus complexe. Elle consiste à factoriser le code au fur et à mesure du développement. Ainsi le code des couches inférieures est continuellement modifié pour prendre en compte celui des couches supérieures. C'est tout au long du développement que l'on extrait les fonctionnalités les plus réutilisées pour créer les modules (librairies).
Cette méthode vise à conserver une architecture modulaire. L'inconvénient est que le développement est moins rapide. Lors de la phase de factorisation, le fait de retoucher aux couches inférieures engendre des tests supplémentaires, et des changements au niveau des couches supérieures.
Lorsque l'on regarde KDE, on a un gros noyau (QT), avec une forte réutilisation des couches inférieures. Et l'inévitable factorisation de code qui va venir s'appelle KDE4.
Si on regarde la profusion des librairies de l'environnement Gnome, on reconnaît une architecture plus modulaire, avec un développement moins rapide.
Là, je me pose la question de savoir quel modèle de développement est pus adapté à l'open source. Si l'on prends en compte le nombre de développeurs et leur éparpillement, je serais tenté de préférer de préférer l'approche modulaire.
Tout ceci reste purement théorique, et je n'aurais pas la prétention de parier sur l'avenir de KDE ou Gnome...
Le soutient (sponsorisation) de KDE par Novell et Intel :
Novell et Intel restent avant tout des sociétés, avec des objectifs financiers, et probablement le même point de vue que Mark Shuttleworth :
[...] Mark Shuttleworth est allé encore plus loin en avançant l'idée que les différences entre ces packages Open Source, si elles avaient eu leurs raisons d'être, sont aujourd'hui plus des barrières à la diffusion des solutions bureautiques libres et sources de d'efforts dupliqués qu'autre chose.
En d'autres termes, Ces sociétés ont pris conscience que la communauté Linux a atteint une certaine maturité. Les développeurs auraient maintenant tout à gagner à mettre en commun leurs efforts. Par exemple en créant une offre plus restreinte, mais plus homogène.
Actuellement, nous avons le choix de tout : Environnement, lecteur de mails, navigateur internet, etc... Si pour un utilisateur averti, ce choix est un avantage, cela peut être vu comme complexe pour une entreprise ou un lambda. Et l'expression « embarras du choix » prends ici tout son sens. Serait-ce la raison pour laquelle Linux n'est pas plus répandu au niveau du Poste de travail ?
Rappelons que Novell a racheté Ximian. Peut être va t-on assister à une lente fusion entre Gnome et KDE, et ainsi cesser de diviser les ressources humaines par deux (ou plus)...
[^] # Re: GNOME en perte de vitesse...?
Posté par André Rodier . En réponse au journal Rachat de KDE par Novell et Intel. Évalué à 10.
Ce n'est pas parce qu'une suite évolue moins vite qu'il a moins de potentiel sur le long terme.
Il y a deux approches lorsque l'on doit ajouter nouvelle fonctionnalité sur un logiciel.
La première est simple et rapide . On utilise les couches sous-jacentes, sans toucher à ce qui est déjà écrit, et on rajoute une autre couche.
Cette méthode offre l'avantage d'avoir des nouvelles fonctionnalités plus rapidement. Mais elle engendre des défauts : le code est à tendance a être plus lourd. Lorsque la factorisation se fait, on parle alors de «refonte»...
La seconde est plus longue et plus complexe. Elle consiste à factoriser le code au fur et à mesure du développement. Ainsi le code des couches inférieures est continuellement modifié pour prendre en compte celui des couches supérieures. C'est tout au long du développement que l'on extrait les fonctionnalités les plus réutilisées pour créer les modules (librairies).
Cette méthode vise à conserver une architecture modulaire. L'inconvénient est que le développement est moins rapide. Lors de la phase de factorisation, le fait de retoucher aux couches inférieures engendre des tests supplémentaires, et des changements au niveau des couches supérieures.
Lorsque l'on regarde KDE, on a un gros noyau (QT), avec une forte réutilisation des couches inférieures. Et l'inévitable factorisation de code qui va venir s'appelle KDE4.
Si on regarde la profusion des librairies de l'environnement Gnome, on reconnaît une architecture plus modulaire, avec un développement moins rapide.
Là, je me pose la question de savoir quel modèle de développement est pus adapté à l'open source. Si l'on prends en compte le nombre de développeurs et leur éparpillement, je serais tenté de préférer de préférer l'approche modulaire.
Tout ceci reste purement théorique, et je n'aurais pas la prétention de parier sur l'avenir de KDE ou Gnome...
Le soutient (sponsorisation) de KDE par Novell et Intel :
Tout d'abord, jetez un coup d1⁄2il à la liste des patrons : http://ev.kde.org/supporting-members.php
Novell et Intel restent avant tout des sociétés, avec des objectifs financiers, et probablement le même point de vue que Mark Shuttleworth : Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ubuntu-app(...)
En d'autres termes, Ces sociétés ont pris conscience que la communauté Linux a atteint une certaine maturité. Les développeurs auraient maintenant tout à gagner à mettre en commun leurs efforts. Par exemple en créant une offre plus restreinte, mais plus homogène.
Actuellement, nous avons le choix de tout : Environnement, lecteur de mails, navigateur internet, etc... Si pour un utilisateur averti, ce choix est un avantage, cela peut être vu comme complexe pour une entreprise ou un lambda. Et l'expression « embarras du choix » prends ici tout son sens. Serait-ce la raison pour laquelle Linux n'est pas plus répandu au niveau du Poste de travail ?
Rappelons que Novell a racheté Ximian. Peut être va t-on assister à une lente fusion entre Gnome et KDE, et ainsi cesser de diviser les ressources humaines par deux (ou plus)...