Je ne peux que plussoyer ce journal (enfin non, on peut pas plussoyer les journaux), qui illustre un peu ce que je me mets à penser depuis quelques temps. La concurrence comme moteur de l'innovation, du choix, de la baisse des prix, j'y crois pas.
AMHA, la concurrence est la principale cause des faillites des petites boites, bien avant les "charges écrasantes et le code du travail trop rigide". Dans le meilleur des cas, une petite boite qui innove va se faire racheter par une plus grosse, son patron fera une belle affaire en la vendant, et les employés se retrouveront pour la plupart sur le carreau. Dans le pire des cas, elle se fait juste écraser et fait faillite, et là c'est tout le monde qui se retrouve sur le carreau. Au final, la concurrence amène paradoxalement une concentration et des monopoles. Suffit de voir ce qui se passe dans les médias par exemple : on n'a quasiment plus de journaux indépendants.
Tu l'as dit, une entreprise a pour seul et unique but de faire de l'argent. Et pour ça, elle doit vendre plus. Et pour vendre plus, elle va créer de nouveaux marchés, sortir de nouveaux gadgets pas forcément super utiles ni innovants, mais qu'on présentera comme super top moumoute indispensable à la mode.
Sans oublier que pour vendre plus, on ne va pas fabriquer des machines à laver plus solide. Au contraire, c'est bien que les gens rachètent souvent la même chose. On se plaint que "de mon temps, c'était du solide", et c'est pas vraiment pour rien... Toute l'innovation qui pourrait être faite sur la qualité, s'efface face à cette logique. Si une innovation aboutira à supprimer un marché, on l'évite.
Plutôt que la concurrence, je préfère le principe de coopération. C'est ce que je retrouve par exemple dans le logiciel libre : il y a beau y avoir "concurrence" entre plusieurs logiciels (Gnome vs KDE, Emacs vs VI ...), rien n'empêche de s'inspirer des bonnes idées des autres. On est loin des tentatives de couler les autres (à grand coup de brevets et de procès, entre autres). On a ainsi le choix, l'innovation et la performance.
# Coopération
Posté par Moogle . En réponse au journal De rigotradius silifitum. Évalué à 3.
AMHA, la concurrence est la principale cause des faillites des petites boites, bien avant les "charges écrasantes et le code du travail trop rigide". Dans le meilleur des cas, une petite boite qui innove va se faire racheter par une plus grosse, son patron fera une belle affaire en la vendant, et les employés se retrouveront pour la plupart sur le carreau. Dans le pire des cas, elle se fait juste écraser et fait faillite, et là c'est tout le monde qui se retrouve sur le carreau. Au final, la concurrence amène paradoxalement une concentration et des monopoles. Suffit de voir ce qui se passe dans les médias par exemple : on n'a quasiment plus de journaux indépendants.
Tu l'as dit, une entreprise a pour seul et unique but de faire de l'argent. Et pour ça, elle doit vendre plus. Et pour vendre plus, elle va créer de nouveaux marchés, sortir de nouveaux gadgets pas forcément super utiles ni innovants, mais qu'on présentera comme super top moumoute indispensable à la mode.
Sans oublier que pour vendre plus, on ne va pas fabriquer des machines à laver plus solide. Au contraire, c'est bien que les gens rachètent souvent la même chose. On se plaint que "de mon temps, c'était du solide", et c'est pas vraiment pour rien... Toute l'innovation qui pourrait être faite sur la qualité, s'efface face à cette logique. Si une innovation aboutira à supprimer un marché, on l'évite.
Plutôt que la concurrence, je préfère le principe de coopération. C'est ce que je retrouve par exemple dans le logiciel libre : il y a beau y avoir "concurrence" entre plusieurs logiciels (Gnome vs KDE, Emacs vs VI ...), rien n'empêche de s'inspirer des bonnes idées des autres. On est loin des tentatives de couler les autres (à grand coup de brevets et de procès, entre autres). On a ainsi le choix, l'innovation et la performance.