> Le monde a changé,
Mais deux et deux font toujours quatre.
> je crois que l'idée que tu défends à énormément progressée non ?
Il y a de nombreux grands auteurs libéraux du vingtième siècle (Hayek, Rothbard, Mises, Hazlitt, parmi tant d'autres). Malheureusement, rares sont leurs textes essentiels disponibles sur l'Internet. De toute façon, il est bon pour un néophyte de commencer par les bases, et Bastiat a l'avantage d'être à la fois concis, éloquent et francophone. Il est peut-être le premier à avoir maîtrisé l'ensemble des principes du libéralisme, et il adresse néanmoins ses oeuvres à tout public. Cela dit, si tu veux lire un auteur libéral moderne en français, je te propose les excellentes pages de Bertrand Lemennicier, malheureusement difficiles d'accès sous Linux: http://www.lemennicier.com/(...)
> pour toi l'économie est en premier plan, les hommes suivront.
Si cette phrase résume quelque chose, c'est ton incompréhension de la pensée libérale.
Pour un libéral, l'économie, c'est les hommes; elle n'a pas à venir avant ni après. Von Mises voulait même renommer sa science d'étude en science de l'action humaine, ce qui montre à quel point le mot "économie" semble étriqué aux libéraux modernes (pour autant, ce sont les libéraux qui ont fondé l'économie, au point qu'en 1850, "économiste" équivalait à ce qu'on appelerait aujourd'hui un libéral, si seulement on savait ce que "libéral" veut dire).
Le libéralisme rejette la problématique même du socialisme. Le socialisme prétend mettre le sentiment devant la raison et accuse le libéralisme de mettre la raison devant les sentiments. Le libéralisme affirme que raison et sentiments sont indissociables dans une structure non-hiérarchique non-triviale, qu'elle explore.
> ... ultra-libéralisme ...
Il est malheureusement typique des intellectuels de gauche d'inventer et le nom et le contenu des doctrines qu'ils prétendent contredire. Il n'y a pas d'"ultralibéralisme". "Ultra" est un préfixe utilisé pour insulter gratuitement un tiers. Quant au discours que tu leur fais tenir, il n'a absolument rien à voir avec ce que disent les libéraux. Bref, un argument fallacieux de type straw man parfaitement typique. http://www.infidels.org/news/atheism/logic.html#strawman(...)
J'ai lu avec attention les textes que tu me proposes, mais n'y ai vu là aussi que haine aveugle. Aucun des auteurs que tu cites (sauf peut-être Bourdieu) ne sait ce qu'est le libéralisme. Ils ont le grotesque de qualifier de libérales les diverses politiques interventionnistes et protectionnistes de divers gouvernements et les lobbies qui les inspirent. Jamais les thèses libérales n'y sont présentées, sauf sous forme de caricature, ou d'opinions éparses prises hors contexte, destinées à être vilifiées, sur un ton entendu, sans le début de l'ombre d'un argument, sans aucune discussion sur les principes. Dans l'ensemble des textes que tu m'as soumis (je n'ai pas suivi de liens), il n'y a qu'un énorme flot de haine, sans aucune construction argumentatoire, aucune théorie, aucun principe, aucun argument, aucun contre-argument. Le texte le moins trivial, celui de Castoriadis, était très désordonné, et plein des défauts que j'ai évoqué. Le texte le moins désordonné, celui de Bourdieu, est intéressant en ce que c'est le seul qui soit assez construit (quoique sur un mode associatif descriptif plutôt que rationnel argumentatoire) pour pouvoir être démonté (en fait, le propos ultime de Bourdieu, qui reste assez perspicace malgré certaines erreurs que lui inspirent sa paranoïa gauchiste, est de reprocher au libéralisme sa rationalité).
Que le Monde Diplomatique soit un journal d'opinion de gauche bien-pensant, pourquoi pas. Mais vu que du point de vue argumentatif, il est content-free, tu n'apportes en le citant rien par rapport au torrent de bile qui s'est déjà déversé contre le libéralisme sur ce forum. J'aurais espéré que l'on m'oppose une critique, je ne vois toujours que des épouvantails qu'on agite (mis à part Bourdieu, impressionant dans son genre -- merci du pointeur).
[^] # RUne série d'invectives ne fait pas un point de vue
Posté par François-René Ride . En réponse à la dépêche Gattaca, petite ville anglaise. Évalué à 1.
Mais deux et deux font toujours quatre.
> je crois que l'idée que tu défends à énormément progressée non ?
Il y a de nombreux grands auteurs libéraux du vingtième siècle (Hayek, Rothbard, Mises, Hazlitt, parmi tant d'autres). Malheureusement, rares sont leurs textes essentiels disponibles sur l'Internet. De toute façon, il est bon pour un néophyte de commencer par les bases, et Bastiat a l'avantage d'être à la fois concis, éloquent et francophone. Il est peut-être le premier à avoir maîtrisé l'ensemble des principes du libéralisme, et il adresse néanmoins ses oeuvres à tout public. Cela dit, si tu veux lire un auteur libéral moderne en français, je te propose les excellentes pages de Bertrand Lemennicier, malheureusement difficiles d'accès sous Linux:
http://www.lemennicier.com/(...)
> pour toi l'économie est en premier plan, les hommes suivront.
Si cette phrase résume quelque chose, c'est ton incompréhension de la pensée libérale.
Pour un libéral, l'économie, c'est les hommes; elle n'a pas à venir avant ni après. Von Mises voulait même renommer sa science d'étude en science de l'action humaine, ce qui montre à quel point le mot "économie" semble étriqué aux libéraux modernes (pour autant, ce sont les libéraux qui ont fondé l'économie, au point qu'en 1850, "économiste" équivalait à ce qu'on appelerait aujourd'hui un libéral, si seulement on savait ce que "libéral" veut dire).
Le libéralisme rejette la problématique même du socialisme. Le socialisme prétend mettre le sentiment devant la raison et accuse le libéralisme de mettre la raison devant les sentiments. Le libéralisme affirme que raison et sentiments sont indissociables dans une structure non-hiérarchique non-triviale, qu'elle explore.
> ... ultra-libéralisme ...
Il est malheureusement typique des intellectuels de gauche d'inventer et le nom et le contenu des doctrines qu'ils prétendent contredire. Il n'y a pas d'"ultralibéralisme". "Ultra" est un préfixe utilisé pour insulter gratuitement un tiers. Quant au discours que tu leur fais tenir, il n'a absolument rien à voir avec ce que disent les libéraux. Bref, un argument fallacieux de type straw man parfaitement typique.
http://www.infidels.org/news/atheism/logic.html#strawman(...)
J'ai lu avec attention les textes que tu me proposes, mais n'y ai vu là aussi que haine aveugle. Aucun des auteurs que tu cites (sauf peut-être Bourdieu) ne sait ce qu'est le libéralisme. Ils ont le grotesque de qualifier de libérales les diverses politiques interventionnistes et protectionnistes de divers gouvernements et les lobbies qui les inspirent. Jamais les thèses libérales n'y sont présentées, sauf sous forme de caricature, ou d'opinions éparses prises hors contexte, destinées à être vilifiées, sur un ton entendu, sans le début de l'ombre d'un argument, sans aucune discussion sur les principes. Dans l'ensemble des textes que tu m'as soumis (je n'ai pas suivi de liens), il n'y a qu'un énorme flot de haine, sans aucune construction argumentatoire, aucune théorie, aucun principe, aucun argument, aucun contre-argument. Le texte le moins trivial, celui de Castoriadis, était très désordonné, et plein des défauts que j'ai évoqué. Le texte le moins désordonné, celui de Bourdieu, est intéressant en ce que c'est le seul qui soit assez construit (quoique sur un mode associatif descriptif plutôt que rationnel argumentatoire) pour pouvoir être démonté (en fait, le propos ultime de Bourdieu, qui reste assez perspicace malgré certaines erreurs que lui inspirent sa paranoïa gauchiste, est de reprocher au libéralisme sa rationalité).
Que le Monde Diplomatique soit un journal d'opinion de gauche bien-pensant, pourquoi pas. Mais vu que du point de vue argumentatif, il est content-free, tu n'apportes en le citant rien par rapport au torrent de bile qui s'est déjà déversé contre le libéralisme sur ce forum. J'aurais espéré que l'on m'oppose une critique, je ne vois toujours que des épouvantails qu'on agite (mis à part Bourdieu, impressionant dans son genre -- merci du pointeur).
Votre philosophe de la rationnalité,