• [^] # Re: Je me suis arreté de lire au passage suivant :

    Posté par . En réponse au journal Vidéos à propos de Nicolas Sarkozy. Évalué à 2.

    Et puis surtout : est-ce que la conscience suffit ? Ça ne suffit pas à déterminer un homme. Cette logique me fait penser au « Pas vu, pas pris » : si l'enfant n'a pas conscience de mourrir, c'est que c'est pas un homme. Il a qu'à nous le dire s'il ne veut pas mourrir ! ;).

    Dans la tête d'un pré-enfant, sa vie débute avec le début de sa conscience; sa conscience nait avec la formation et l'activation d'une certaine zone du cerveau. Il ne s'agit pas de délimiter l'humanité, mais de délimiter la naissance de la vie consciente, celle qui différencie le végétal de l'animal. Ce qui gêne dans l'interruption de la vie, c'est l'interruption définitive de la conscience. Rendre quelqu'un comateux à vie et tuer quelqu'un sont deux choses aussi graves. Interrompre ce qui n'a jamais commencé n'est pas vraiment un problème. Après, si ça a déjà commencé cela peut devenir, en effet, plus gênant. Mes connaissances sont assez limitées en la matière. Je ne pense pas que l'on connaisse la zone réellement "consciente" du cerveau, s'il y en a une, je ne pense pas que l'on connaisse sa date d'apparition.

    Dès qu'on cherche une définition farfelue de l'Homme, on va contre notre propre nature. On se considère comme des bêtes, et finalement on se massacre les uns les autres. Dame nature fait bien la différence entre un embryon humain et un embryon de souris, pourquoi n'y arriverions nous pas !
    C'est pour cela qu'il s'agirait plus de déterminer l'apparition de la conscience. Il ne s'agirait plus de déterminer s'il s'agit de bête ou pas, mais s'il s'agit de plante ou pas. Si, par exemple, on cueille une fleur, personne n'ira crier au meurtre; certes après ça fait moins beau dans le paysage, mais bon ;-)

    Le problème final reste qu'il est assez difficile de dater cette apparition de conscience; et qu'en cas de doute, mieux vaut ne rien faire. Mais dans les tout premiers jours, alors que rien n'est différencié, je ne pense pas que l'"avortement" soit un véritable crime. Et, sauf exception, on sait quand il y a un risque de grossesse pour pouvoir agir dans ce délai.