• [^] # Re: Je me suis arreté de lire au passage suivant :

    Posté par . En réponse au journal Vidéos à propos de Nicolas Sarkozy. Évalué à 2.

    Pour une femme qui en plus d'être violé est enceinte à la suite de cet acte. La grossesses est là, l'enfant est là. L'avortement ne supprimera jamais cette douleur. C'est bien expliqué dans le film « La vie est en nos » ( http://perso.orange.fr/lesgrandesfamilles/lavieestennous.htm(...) ), bien moins polémique que « Le cri silencieux ». Un avortement est une intrusion dans l'intimité de la femme au même titre que le viol, notamment dans le cas de l'aspiration, de la naissance partielle, etc. C'est un choc terrible.

    Qu'il y ait avortement ou accouchement, il y a toujours une grossesse plus ou moins longue. La femme qui ne voie en l'enfant que le viol doit a tout prix être accompagner pour voir cette autre réalité tout aussi dure : cet enfant est aussi issue d'elle. Un peu comme dans Street-Fighter : il y a moitié de "bon", moitié de "mauvais". Il ne faut pas désespérer de l'enfant. Être parent nécessite un minimum de dépossession de l'enfant, aussi dur cela soit-il.


    Il y a aussi des souffrances continues issues du viol. Le tout est donc de savoir quelle sera la souffrance morale la plus facilement régulable; tout semble indiquer qu'il s'agit de celle du viol d'après ton article car l'avortement semble avoir des effets réellement dangereux. (ceci dit, le site semble très orienté chrétien; je n'ai rien contre les raisonnements basés sur la réalité comme l'article montré, mais quand on tombe sur d'autres pages à des références à Dieu pour démontrer, ça le fait un petit peu moins) Après, je n'ai rien vu qui pourrait se lier à l'éventualité d'une nouvelle grossesse souhaitée dans le cas d'un viol. Peut-être que cela rectifierai le tir, ou peut-être cela irai à sens contraire. En tout cas, physiquement, ça sera pas génial.
    Dans chaque cas, une assistance psychologique serait nécessaire.

    La vie est supérieure à la liberté.
    Bon, c'est pas très bien placé de ma part, mais dans certains cas, la liberté est supérieure à la vie. Si l'on regarde très en arrière, les personnes qui ont privilégiées leur vie à leur liberté sont devenus esclaves. Mais bon, ça n'avance à pas grand chose ici. L'enfant n'a rien d'un ignoble contremaître et la femme d'une soumise qui doit se plier au moindre de ses désirs.

    Sinon, il y a des femmes qui vivent bien l'avortement aussi, tout est question de proportion. Puisqu'il y en a qui le vivent mal; il faudrait trouver un moyen d'anticiper sur ceci et de voir si cela est possible. Peut-être que cela n'arrive que quand la femme est contrainte, mais un tel avortement ne devrait jamais exister.


    Quand commence l'histoire d'un enfant ? Quand commence sa vie ? N'est-ce pas à la première cellule (l'1⁄2uf) que l'on peut dire : "voilà l'enfant, voilà la genèse de sa vie" ?
    L'enfant commence son histoire lors de ses premières interactions avec les autres formes de vie extérieure. Dès lors, dans le ventre il a une histoire par interaction avec sa mère qui interagit avec son environnement. Si l'on cherche à déterminer une certaine taille d'histoire pour être considéré comme un homme, on finit par dériver dans des extrémismes, comme déjà dit.

    C'est totalement simpliste comme raisonnement. Vu que l'enfant se reconnaît tardivement dans la glace (il faut déjà quelques mois pour qu'il différencie les visages !). Réduire l'homme à sa conscience ne tient pas la route. Comme tu l'a dit, dès qu'on veut donner une charnière à l'humanité de l'enfant, on tombe dans l'extrême : l'infanticide (si l'avortement n'en est pas déjà un !).
    Sans conscience, je sous-entendais sans cerveau. Après, quant à savoir quand s'active ce cerveau, quand il reçoit interprète et réagit, c'est une autre histoire.

    Le principe de précaution s'applique : si on ne sait pas à partir de quand c'est un humain (cf le cas des jumeaux ou c'est ambiguë), alors pourquoi faire comme si c'en était pas un ?
    Il est vrai que ce principe de précaution aurait pu sauver bien des hommes; mais bien au delà des cultures. Ceci dit, je persiste à penser que sans cerveau, il n'y a rien; c'est comme cueillir une plante. Sauf qu'il y a, comme tu l'as dit, le problème psychologique de la femme. Disons que si deux jours après l'acte la femme se rend compte qu'elle va en chier pendant neuf mois, si c'est possible, elle va sans doute essayer de faire avorter assez vite. Peut-être que la douleur morale est proportionnelle au temps de grossesse écoulé; plus l'on est engagé dans quelque chose dans le temps, plus on a du mal à s'en détacher, car cela reviendrait à un échec d'autant plus grand que l'on y a passé du temps.