Juste à propos de la conscience: si quelqu'un perçoit des phénomènes, son existence ou autres; ça ne sert à rien s'il ne s'en souvient pas; d'où la nécessité de la mémoire. Si quelqu'un perd d'un coup complètement sa mémoire, il "meurt" et "renait".
Sinon, en cas de viol, une femme enceinte a beaucoup de chance de très mal supporter ceci. Déjà, sa grossesse ne cesserai de lui rappeler ce moment; la moindre sensation de l'enfant ne provoquera pas le bonheur de savoir que l'on va donner la vie mais l'horreur du rappel de ce qui a été subi.
Moralement, ce sera une véritable horreur. Et là, s'il n'y a pas d'avortement, la personne risque fort d'y aller à la main si elle le supporte aussi mal, et là, sa vie est en danger.
Même si ce que tu dis reste intéressant et assez vrai sur pas mal de points, je persiste à penser qu'avoir une personne (ou une chose, ou une demi-personne enfin quoi qu'il en soit) dépendante de soi sans en avoir la moindre envie est assez désagréable pour demander l'arrêt de l'être vivant qui était présent. La personne empiète sur le terrain de la liberté de sa mère. Une simple petite erreur lors d'un acte peut entrainer neuf mois d'horreur et une vie qui pourra en garder la marque. Si la personne voulait de cette grossesse, elle accepte cette réduction des libertés, si elle n'en voulait pas, elle l'a dans le cul.
C'est un peu comme si on mettait dans la rue une petite zone avec une fontaine en plaine canicule, avec une pancarte "Attention, si vous touchez le robinet pour boire, vous vous engagez pour neuf mois dans l'armée !". Il y a erreur de la personne, mais les conséquences sont désastreuses. Ceci dit, faire demi-tour sur la vie est plus difficile que de faire demi-tour sur l'armée.
Et sinon, on n'est pas homme car on est unique, mais parce qu'on a une histoire. À sept semaine, l'enfant a déjà une histoire, certes, mais minuscule et très restreinte, pas plus que n'importe quel animal.
Le problème principal de l'avortement d'enfant conscient reste que l'on ne peut s'empêcher de tendre vers l'extrême; ou l'on refuse catégoriquement, ou l'on fonce dans des critères qui s'étendent au delà de la naissance, et pourquoi pas avec des enfants de 2 ans et demi aussi...
Ceci dit, si l'enfant n'a pas encore de conscience, alors la question de l'avortement ne se pose pas selon moi, sauf s'il y a danger pour la mère; car sans conscience, cela revient à tuer un végétal.
[^] # Re: Je me suis arreté de lire au passage suivant :
Posté par Manger sur pattes . En réponse au journal Vidéos à propos de Nicolas Sarkozy. Évalué à 2.
Sinon, en cas de viol, une femme enceinte a beaucoup de chance de très mal supporter ceci. Déjà, sa grossesse ne cesserai de lui rappeler ce moment; la moindre sensation de l'enfant ne provoquera pas le bonheur de savoir que l'on va donner la vie mais l'horreur du rappel de ce qui a été subi.
Moralement, ce sera une véritable horreur. Et là, s'il n'y a pas d'avortement, la personne risque fort d'y aller à la main si elle le supporte aussi mal, et là, sa vie est en danger.
Même si ce que tu dis reste intéressant et assez vrai sur pas mal de points, je persiste à penser qu'avoir une personne (ou une chose, ou une demi-personne enfin quoi qu'il en soit) dépendante de soi sans en avoir la moindre envie est assez désagréable pour demander l'arrêt de l'être vivant qui était présent. La personne empiète sur le terrain de la liberté de sa mère. Une simple petite erreur lors d'un acte peut entrainer neuf mois d'horreur et une vie qui pourra en garder la marque. Si la personne voulait de cette grossesse, elle accepte cette réduction des libertés, si elle n'en voulait pas, elle l'a dans le cul.
C'est un peu comme si on mettait dans la rue une petite zone avec une fontaine en plaine canicule, avec une pancarte "Attention, si vous touchez le robinet pour boire, vous vous engagez pour neuf mois dans l'armée !". Il y a erreur de la personne, mais les conséquences sont désastreuses. Ceci dit, faire demi-tour sur la vie est plus difficile que de faire demi-tour sur l'armée.
Et sinon, on n'est pas homme car on est unique, mais parce qu'on a une histoire. À sept semaine, l'enfant a déjà une histoire, certes, mais minuscule et très restreinte, pas plus que n'importe quel animal.
Le problème principal de l'avortement d'enfant conscient reste que l'on ne peut s'empêcher de tendre vers l'extrême; ou l'on refuse catégoriquement, ou l'on fonce dans des critères qui s'étendent au delà de la naissance, et pourquoi pas avec des enfants de 2 ans et demi aussi...
Ceci dit, si l'enfant n'a pas encore de conscience, alors la question de l'avortement ne se pose pas selon moi, sauf s'il y a danger pour la mère; car sans conscience, cela revient à tuer un végétal.