• [^] # Re: Les intellectuels frustrés

    Posté par . En réponse au journal L'air du temps, déroutant. Évalué à 1.

    Oui j'entends tout à fait ta critique de l'attitude de Socrate dans les dialogues.. Bon, c'est interessant mais tu passe à côté de l'essentiel. Quand je faisais cette évocation assez anecdotique sur Socrate, j'avais surtout en tête l'idée que les grecs et Platon en tête se faisaient du discour à cette époque et en ces lieux. A l'Académie platonicienne, les cours étaient uniquement oraux et étaient systématiquement sous la forme d'un dialogue réel. Après, il est évident que les dialogues écrits de Platon donne cette impression d'hypocrisie et de fausseté finalement puisqu'ils étaient, selon une théorie que développe Pierre Hadot, tout à fait secondaire dans l'enseignement qui y était prodigué. On s'éloigne un peu du débat, mais dans une oeuvre comme le Banquet, je ne trouve pas que Socrate, bien qu'il ait le premier rôle, soit l'archétype d'un maitre qui exercerait une domination intellectuelle sur le groupe puisque Platon prête aussi de très belles et très profondes paroles à Aristophane. Enfin, dans un dialogue comme le Gorgias, Platon fait enfin naitre un vrai débat entre un Socrate et un Calliclès en présentant volontairement un adversaire à la mesure de Socrate.

    Ceci dit, je ne suis pas en admiration devant le personnage de Socrate (bien au contraire, je suis complêtement nietzschéen sur ce sujet :D ) et je l'utilisais en simple exemple..