Non, pas du tout. Par exemple on m'a appris qu'il y avait des prédispositions génétiques à la schizophrénie. Un individu les ayant ne devient pas nécessairement schizophrène, il y a des facteurs déclencheurs dans l'environnement.
Le dualisme inné/acquis me semble tout aussi simpliste que le corps/esprit. Tout n'es pas dans le génome, les phénomènes épigénétiques jouent un rôle important, les gènes peuvent s'exprimer ou non, de telle manière où non suivant l'environnement. Bref, il exprime un potentiel.
L'absence de déterminisme total n'entraîne bien entendu pas l'absence de prédisposition.
Donc nier "tout ça ne sert à rien, sera forcément inefficace", n'entraîne pas qu'il n'y ait aucune prédisposition. Et inversement. Ce n'est donc pour moi pas une vision si pessimiste que ça.
Après, je ne suis en rien un spécialiste de la génétique.
Mais bon, tu confonds tout ça avec la notion de bien et de mal (un individu mauvais), ce qui n'est plus dans le débat de science, mais de la morale. Ça se rapproche alors plus d'un débat philosophique. On a glissé de la question ce type de comportement est-il inné ou acquis ? vers nait-on gentil ou méchant ?. Cela présupose que tu associes un comportement ou un trouble du comportement à une morale, ce qui ne faisait pas partie de la question initiale.
Je ne suis pas non plus un spécialiste de la philosophie :-)
[^] # Re: Plop !
Posté par Dr BG . En réponse au journal L'air du temps, déroutant. Évalué à 6.
Le dualisme inné/acquis me semble tout aussi simpliste que le corps/esprit. Tout n'es pas dans le génome, les phénomènes épigénétiques jouent un rôle important, les gènes peuvent s'exprimer ou non, de telle manière où non suivant l'environnement. Bref, il exprime un potentiel.
L'absence de déterminisme total n'entraîne bien entendu pas l'absence de prédisposition.
Donc nier "tout ça ne sert à rien, sera forcément inefficace", n'entraîne pas qu'il n'y ait aucune prédisposition. Et inversement. Ce n'est donc pour moi pas une vision si pessimiste que ça.
Après, je ne suis en rien un spécialiste de la génétique.
Mais bon, tu confonds tout ça avec la notion de bien et de mal (un individu mauvais), ce qui n'est plus dans le débat de science, mais de la morale. Ça se rapproche alors plus d'un débat philosophique. On a glissé de la question ce type de comportement est-il inné ou acquis ? vers nait-on gentil ou méchant ?. Cela présupose que tu associes un comportement ou un trouble du comportement à une morale, ce qui ne faisait pas partie de la question initiale.
Je ne suis pas non plus un spécialiste de la philosophie :-)