• [^] # Re: Plop !

    Posté par . En réponse au journal L'air du temps, déroutant. Évalué à 5.

    Euh... la question de savoir à quel point les gènes sont déterminants est purement biologique (ou alors biologique et sociale, si l'on veut comparer l'influence des gènes à celle de la société, par exemple).

    La philosophie permet ensuite de déchiffrer l'attitude à avoir par rapport aux faits scientifiques, mais cela vient après. Ce n'est pas parce qu'un fait scientifique ne nous plait pas philosophiquement qu'on peut se permettre de le nier.

    Je ne dis pas non plus que le débat philosophique ne sert à rien : en effet, la philosophie permet d'une part de guider la démarche scientifique (science, conscience, ruine de l'âme, toussa), d'autre part certaines questions ne peuvent être tranchées scientifiquement (typiquement quand deux points de vue sont censés mener aux mêmes observations expérimentales, comme les différentes interprétations de la physique quantique, par exemple).

    Pour revenir à la génétique : les gènes peuvent avoir un effet sur le comportement, à un degré variable selon le caractère observé, et selon des mécanismes encore mal connus. En tout cas, il semble qu'ils soient rarement déterminants à 100%, ce qui laisse encore beaucoup de marge à l'influence du vécu, d'une part, et d'autre part ne permet pas d'éliminer d'emblée une certaine "liberté" de choix, ce qui laisse une grande place au débat philosophique.

    Mais peut-être penses-tu qu'il est plus "acceptable" (éthiquement) que la pensée généralement admise soit celle qui est "belle" philosophiquement, quitte à vivre dans le mensonge, tant que c'est plus supportable ? Pourquoi pas. C'est un autre débat. Mais quand on en discute au niveau méta, on ne peut pas se permettre d'en rester là.