• # Analyse du discours du monsieur

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le snep, retour de la propagande.... Évalué à 6.

    Bon bon, voilà une bonne occasion de faire le point sur la vision des choses des gens qui défendent encore le bon vieux modèle pachidermique sur lequel repose les maisons de disques.

    Hervé Rony (1) : il existe aussi des points négatifs (ndr: du blian). Notamment pour tout ce qui concerne l'information des internautes. C'est un domaine où les FAI n'ont pas fait assez d'efforts.


    Pour le monsieur, on dirait que c'est aux FAI de régler leurs problèmes. Bon sinon on peut voir que les messieurs sont déjà sur le quille vive (je doute vraiment de l'orthographe de cette expression ^^") pour faire du lobying, à croire que DADVSI ça ne suffit pas.

    Le téléchargement illégal est plus important dans l'Hexagone qu'au Royaume-Uni ou qu'aux Etats-Unis. Selon certaines études, une très grande partie de la bande passante de l'accès à Internet (jusqu'à 80 %) est consacrée à l'activité des réseaux peer to peer.


    Je regrette un peu l'absence de sources de ces chiffres sortis du chapeau, mais je retiens surtout que le monsieur en est encore à assimiler complètement le téléchargement de pair à pair avec le téléchargement illégal .


    du point de vue de l'industrie du disque, si vous me demandez ce que nous pouvons faire, la réponse est simple. Il n'y a jamais eu autant de plates-formes de téléchargement, alors à part donner la musique gratuitement, je ne vois pas ce que nous pourrions faire de plus !


    Effectivement il y a jamais eu autant de plateformes. En même temps il y a quelques années il y en avais aucune, donc faire mieux n'était pas difficile.

    Le monsieur crois encore vendre de la musique. Vous aurez bien compris que le monsieur vend des copies d'enregistrements d'interprétations de morceaux sous la licence la plus restrictive possible. Je sais pas vraiment ce qu'il entends pas donner de la musique gratuitement, mais aller dans ce sens, ce serait effectivement un bon début, mais loin d'être suffisant pour survivre face à la concurrence montante des musiques diffusés sous des licences largement plus permissives.


    Cela montre au moins que la loi DADVSI que l'on a beaucoup critiquée sur ce point(ndr: les drm) est au final un texte équilibré, qui permet la présence en ligne de musique avec ou sans DRM. Au-delà des choix stratégiques qui sont faits actuellement, ce qui nous intéresse, c'est de voir si oui ou non la mise à disposition de musique sans DRM va se traduire par une hausse des ventes.

    Donc en gros, EMI, c'est un test qui permettra de prendre la température. Franchement, je vois mal comment ils comptent tenir ce genre de politique à terme quand à coté on a de plus en plus de musique de tout les genres qu'on peu télécharger sans payer en plus que son abonnement internet de manière complètement légal.


    Nous avions souhaité l'envoi de messages d'information automatisés aux internautes qui téléchargent illégalement de la musique en ligne. Mais la Cnil a bloqué cette initiative. Nous travaillons donc aujourd'hui à la mise en place d'un indispensable mécanisme d'information. Par ailleurs, au-delà des sanctions pénales, nous étudions, et ce n'est qu'une piste pour le moment, la mise en place d'un régime de responsabilité des internautes à travers un délit de négligence.

    En pratique, les FAI ou les opérateurs pourraient mettre à la disposition de leurs abonnés des outils de filtrage. Et si l'on en venait à trouver des fichiers de musique piratés sur un ordinateur, l'abonné pourrait être poursuivi au civil sur la base d'un délit de négligence qui pourrait être sanctionné par une amende. Mais je vous le répète ce n'est qu'une piste. En tout état de cause ce dont nous avons besoin c'est d'un environnement législatif et réglementaire qui valorise les offres légales de musique en ligne. Et pour l'instant, nous sommes bien seuls.

    La cnil a bien joué son boulot sur ce coups, ouf!
    Bon visiblement ils auront assez de recours légal que le jour où ils pourront venir vérifier chaque fichier contenu sur nos disques durs. Comme d'habitude les gens qui n'ont en rien à secouer de leur vie privé passeront leur chemin. J'invite les autres à se joindre à moins pour payer au monsieur une copie de 1984. :)


    Conclusion générale, le monsieur fait un tas d'amalgames volontaires ou non. Les projets pour l'avenir sont de mieux désinformer les internautes en leur présentant une vision biaisé de leurs droits, a grand coups de discours ambigus, tout en continuant d'essayer de réduire ces mêmes droits. Enfin on ne se cache pas de vouloir devenir un big brother en vrai avec un accès totale à tout ce que contiens vos disques durs.

    Je terminerais avec la bonne vieille phrase qu'adorent les «ayant droits», tout travail mérite salaire, alors j'aimerais bien savoir quel travail un artiste effectue lorsque je lis/regarde/écoute une copie de son oeuvre.