Faut dire que les explications des causes de ces tragédies sont vraiment dignes d'une recherche commune d'universitaires aux opinions politiques divergentes…
Lepetitjoueur peut aller retourner dans son bac à sable et laisser ceux qui aime la réflexion méditer en paix, plutôt que d'avoir à s'occuper de sa propagande.
Un exemple, le premier donné : le génocide vendéen. Ce n'était pas tant du nationalisme qu'un totalitarisme basé sur un fanatisme égalitariste ayant perdu de vue jusqu'à l'égalité. Ce totalitarisme voulait réellement créer un Homme Nouveau pour bâtir la société idéale, et conformément à cela multipliait les actions pour contrôler les esprits : de l'abolition de la politesse à l'instauration du culte de la Déesse Raison, du système métrique aux tribunaux arbitraires, de l'hygiène (se laver est un vil luxe aristocratique, dans certains d'esprits à l'époque) aux campagnes militaires expéditives pour « sauver la Révolution » contre les éléments jugés intrinsèquement incompatibles (les nobles), les forces réactionnaires (tels les chouans attachés à leur Foi, tirant du lit des nobles comme de Charette pour qu'ils se battent), ceux à rééduquer par la propagande (comme la majorité des femmes qui semblaient étrangement peu satisfaites qu'on ait troqué le Roi Soleil tirant sa révérence à la blanchisseuse par un « Citoyen » ni lavé, ni poli et uniquement parfumé par Étable N°5), entre autres exemples, bien sûr. Ça allait bien au-delà d'une simple refonte de l'État. Tout fut chamboulé.
Comme Staline reniflait Mao et comprenait que, lui aussi, il ferait tout ce qui est nécessaire voire plus pour instaurer et maintenir la révolution communiste dans son pays, le Directoire n'était pas toujours très regardant quant à l'explication de l'efficacité de certains dans le « maintien de la paix ».
Pour résumer « À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles »…
Heureusement, la France a eu la chance que les exactions ne fassent pas partie intégrante du plan de départ, du coup ça n'a pas duré longtemps : on a bifurqué.
Mais la France, dans sa spécificité, n'a pas fait marche arrière comme l'Angleterre, qui après Cromwell, a restauré la Monarchie une bonne fois pour toutes, en pragmatique, quitte à y injecter le parlementarisme, mais rien de plus qu'adapter la monarchie. Non, la France a cette espèce d'entêtement fascinant qui va multiplier les changements de régimes : entre le 23 septembre 1792, proclamation de la Ière République une et indivisible, et le 4 septembre 1870, proclamation de la IIIème République Française, Il y aura eu une proclamation de nouveau régime tous les 11 ans en moyenne ! Dont trois républiques, deux empires et deux monarchies, chacuns étant des variantes, des expériences politiques particulières, comme le second Empire qui utilisait massivement le plébiscite, par exemple. Et pas de simples révolutions de palais, il y eut épisodes révolutionnaires jusqu'à la fin de ladite période avec la Commune de Paris, par exemple. Rien à voir avec l'Allemagne qui n'a changé de régime que par défaite militaire ou réunification. Il y a une âme française. Donc une patrie française, une nation française, quoi qu'on en dise. Doit-on jeter cette incroyable travail, je dirais presque d'accouchement, de la France pour réaliser un idéal envers et contre tout, parce que cela fut particulièrement douloureux de nombreuses fois ? Non. C'est évidemment une manière de progresser sans ces tragédies qui est à rechercher, plutôt qu'un utopique gel de l'évolution de l'Histoire.
Certains ressentir la puissante force qui s'était manifesté en France à ce moment là et en furent fascinés. Dont un qui va la mélanger avec ses propres idées, le matérialisme historique, la dialectique de Hegel et quelques autres, mais surtout en y mettant comme partie intégrante les exactions révolutionnaire, la violence, etc…, c'est évidemment Karl Marx. D'autre Comme Lénine, vont purifier la pensée de Marx de ses quelques velléités de social-démocratie…
Il ne faut pas renier notre histoire complexe, il faut au contraire la décortiquer et s'en imprégner le plus possible pour éviter que d'autre ne s'accapare sa puissance, la force vitale de ses idées. Il faut l'intégrer pour éviter de n'être qu'un arbre déraciné partant à la dérive à la première inondation. On ne peut adhérer à une idée pleinement si on ignore sa perspective : d'où elle vient et donc où elle est la plus susceptible d'aller, ce qui la compose et donc ce qui risque de la faire dérailler…
Et on pourrait encore abondamment discuter de tout cela…
Alors, merci de ne plus donner dans ce genre de vision ultra-simpliste de notre Histoire, qui n'est qu'une angoisse mal gérée face au monde : face à la partie sombre de ce qui a produit sa propre existence, il est tentant de renier ses origines. Mais c'est du même coup se priver de la partie lumineuse de ses origines, c'est coiffer sa flamme intérieure d'un éteignoir. Un exemple concret ? Crois-tu que ce soit en étant contre la patriotisme, en étant un internationaliste viscéral, visiblement bien à gauche, que tu ne referas pas les mêmes erreurs que le communisme international qui a eu son large lot d'exactions ? Ou simplement que tu ne feras pas la même erreur que la classe politique française d'après 1968, qui a produit les merveilles d'intégrations de prospérité et autre qui ont conduit à une droitisation du pays, visible par l'inexorable ascension de Le Pen, jusqu'à ce que la nouvelle génération recentre le jeu politique plus à droite ? Ne crois-tu pas que ce soit la patrie, avec sa culture transmise qui avait permis l'intégration de nouvelles populations jusqu'alors, aussi bien que l'émergence de sa propre critique dont l'épisode le plus fameux est actuellement mai 68. Et si on avait besoin de savoir intimement ce qui nous a produit pour pouvoir savoir ce qu'on rejette et finalement savoir ce qu'on est et où on va ? Penses-y. Peut-être finiras-tu par voire la patrie non comme quelque chose de bon ou mauvais, mais simplement comme le cadre que t'a donné le hasard pour participer à l'aventure humaine. Je pense que ce recul, une fois trouvé, te procurera une grande paix intérieure.
[^] # Bam !
Posté par moramarth . En réponse au journal [HS - Vous le lisez ou pas] Du bon usage du Patriotisme. Évalué à 6.
Faut dire que les explications des causes de ces tragédies sont vraiment dignes d'une recherche commune d'universitaires aux opinions politiques divergentes…
Lepetitjoueur peut aller retourner dans son bac à sable et laisser ceux qui aime la réflexion méditer en paix, plutôt que d'avoir à s'occuper de sa propagande.
Un exemple, le premier donné : le génocide vendéen. Ce n'était pas tant du nationalisme qu'un totalitarisme basé sur un fanatisme égalitariste ayant perdu de vue jusqu'à l'égalité. Ce totalitarisme voulait réellement créer un Homme Nouveau pour bâtir la société idéale, et conformément à cela multipliait les actions pour contrôler les esprits : de l'abolition de la politesse à l'instauration du culte de la Déesse Raison, du système métrique aux tribunaux arbitraires, de l'hygiène (se laver est un vil luxe aristocratique, dans certains d'esprits à l'époque) aux campagnes militaires expéditives pour « sauver la Révolution » contre les éléments jugés intrinsèquement incompatibles (les nobles), les forces réactionnaires (tels les chouans attachés à leur Foi, tirant du lit des nobles comme de Charette pour qu'ils se battent), ceux à rééduquer par la propagande (comme la majorité des femmes qui semblaient étrangement peu satisfaites qu'on ait troqué le Roi Soleil tirant sa révérence à la blanchisseuse par un « Citoyen » ni lavé, ni poli et uniquement parfumé par Étable N°5), entre autres exemples, bien sûr. Ça allait bien au-delà d'une simple refonte de l'État. Tout fut chamboulé.
Comme Staline reniflait Mao et comprenait que, lui aussi, il ferait tout ce qui est nécessaire voire plus pour instaurer et maintenir la révolution communiste dans son pays, le Directoire n'était pas toujours très regardant quant à l'explication de l'efficacité de certains dans le « maintien de la paix ».
Pour résumer « À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles »…
Heureusement, la France a eu la chance que les exactions ne fassent pas partie intégrante du plan de départ, du coup ça n'a pas duré longtemps : on a bifurqué.
Mais la France, dans sa spécificité, n'a pas fait marche arrière comme l'Angleterre, qui après Cromwell, a restauré la Monarchie une bonne fois pour toutes, en pragmatique, quitte à y injecter le parlementarisme, mais rien de plus qu'adapter la monarchie. Non, la France a cette espèce d'entêtement fascinant qui va multiplier les changements de régimes : entre le 23 septembre 1792, proclamation de la Ière République une et indivisible, et le 4 septembre 1870, proclamation de la IIIème République Française, Il y aura eu une proclamation de nouveau régime tous les 11 ans en moyenne ! Dont trois républiques, deux empires et deux monarchies, chacuns étant des variantes, des expériences politiques particulières, comme le second Empire qui utilisait massivement le plébiscite, par exemple. Et pas de simples révolutions de palais, il y eut épisodes révolutionnaires jusqu'à la fin de ladite période avec la Commune de Paris, par exemple. Rien à voir avec l'Allemagne qui n'a changé de régime que par défaite militaire ou réunification. Il y a une âme française. Donc une patrie française, une nation française, quoi qu'on en dise. Doit-on jeter cette incroyable travail, je dirais presque d'accouchement, de la France pour réaliser un idéal envers et contre tout, parce que cela fut particulièrement douloureux de nombreuses fois ? Non. C'est évidemment une manière de progresser sans ces tragédies qui est à rechercher, plutôt qu'un utopique gel de l'évolution de l'Histoire.
Certains ressentir la puissante force qui s'était manifesté en France à ce moment là et en furent fascinés. Dont un qui va la mélanger avec ses propres idées, le matérialisme historique, la dialectique de Hegel et quelques autres, mais surtout en y mettant comme partie intégrante les exactions révolutionnaire, la violence, etc…, c'est évidemment Karl Marx. D'autre Comme Lénine, vont purifier la pensée de Marx de ses quelques velléités de social-démocratie…
Il ne faut pas renier notre histoire complexe, il faut au contraire la décortiquer et s'en imprégner le plus possible pour éviter que d'autre ne s'accapare sa puissance, la force vitale de ses idées. Il faut l'intégrer pour éviter de n'être qu'un arbre déraciné partant à la dérive à la première inondation. On ne peut adhérer à une idée pleinement si on ignore sa perspective : d'où elle vient et donc où elle est la plus susceptible d'aller, ce qui la compose et donc ce qui risque de la faire dérailler…
Et on pourrait encore abondamment discuter de tout cela…
Alors, merci de ne plus donner dans ce genre de vision ultra-simpliste de notre Histoire, qui n'est qu'une angoisse mal gérée face au monde : face à la partie sombre de ce qui a produit sa propre existence, il est tentant de renier ses origines. Mais c'est du même coup se priver de la partie lumineuse de ses origines, c'est coiffer sa flamme intérieure d'un éteignoir. Un exemple concret ? Crois-tu que ce soit en étant contre la patriotisme, en étant un internationaliste viscéral, visiblement bien à gauche, que tu ne referas pas les mêmes erreurs que le communisme international qui a eu son large lot d'exactions ? Ou simplement que tu ne feras pas la même erreur que la classe politique française d'après 1968, qui a produit les merveilles d'intégrations de prospérité et autre qui ont conduit à une droitisation du pays, visible par l'inexorable ascension de Le Pen, jusqu'à ce que la nouvelle génération recentre le jeu politique plus à droite ? Ne crois-tu pas que ce soit la patrie, avec sa culture transmise qui avait permis l'intégration de nouvelles populations jusqu'alors, aussi bien que l'émergence de sa propre critique dont l'épisode le plus fameux est actuellement mai 68. Et si on avait besoin de savoir intimement ce qui nous a produit pour pouvoir savoir ce qu'on rejette et finalement savoir ce qu'on est et où on va ? Penses-y. Peut-être finiras-tu par voire la patrie non comme quelque chose de bon ou mauvais, mais simplement comme le cadre que t'a donné le hasard pour participer à l'aventure humaine. Je pense que ce recul, une fois trouvé, te procurera une grande paix intérieure.