En ce qui concerne l'Europe, pourquoi ne pas prendre l'Anglais comme seule langue officielle ? Avoir deux langues ça nuirait à l'intéropérabilité non ?
Premièrement, personne ne veut de « langue officielle » pour l'UE ou l'ONU, mais plutôt une langue véhiculaire officielle. Ca fait une sacrée différence, car cela pose le principe d'une langue d'échanges.
Or, utiliser une langue culturelle comme langue véhiculaire entraine deux problèmes. Le premier, c'est la difficulté d'apprentissage. Exceptions, idiômes, grammaire et conjugaison complexes. Selon Claude Piron, le linguiste traducteur à l'ONU qui a beaucoup écrit en faveur de l'espéranto, il faut 10 000 heures d'anglais à un français pour le maitriser. Bien plus pour les locuteurs de certaines autres langues. Les anglophones, eux, le maitrisent par défaut. Il y aura toujours de l'injustice à ce niveau, même en apprenant l'anglais dès le plus jeune âge.
La deuxième raison, c'est qu'utiliser une langue culturelle comme langue véhiculaire conduit irrémédiablement à de l'impérialisme linguistique (y a un article sur wikipédia à ce sujet). Il suffit d'observer les nouveaux mots dans notre langue, la plupart sont des anglicismes, au lieu de provenir de la langue rattachée à la culture d'où est issue le concept ou l'innovation. Les langues culturelles sont en général longues et douloureuses à apprendre. Or, l'anglais est de plus en plus le choix qui s'impose comme 1ère langue étrangère. Une langue véhiculaire neutre permettrait ainsi l'apprentissage d'autres langues culturelles que l'anglais en fonction de critères comme l'intérêt personnel, la proximité de pays et de régions.
Ni l'anglais ni le français ni aucune langue culturelle ne peuvent être considérés comme langues d'échange équitables et loyales.
[^] # Re: Et l'anglais dans tout ça ?
Posté par yoplait . En réponse au journal L'espéranto. Évalué à 9.
Premièrement, personne ne veut de « langue officielle » pour l'UE ou l'ONU, mais plutôt une langue véhiculaire officielle. Ca fait une sacrée différence, car cela pose le principe d'une langue d'échanges.
Or, utiliser une langue culturelle comme langue véhiculaire entraine deux problèmes. Le premier, c'est la difficulté d'apprentissage. Exceptions, idiômes, grammaire et conjugaison complexes. Selon Claude Piron, le linguiste traducteur à l'ONU qui a beaucoup écrit en faveur de l'espéranto, il faut 10 000 heures d'anglais à un français pour le maitriser. Bien plus pour les locuteurs de certaines autres langues. Les anglophones, eux, le maitrisent par défaut. Il y aura toujours de l'injustice à ce niveau, même en apprenant l'anglais dès le plus jeune âge.
La deuxième raison, c'est qu'utiliser une langue culturelle comme langue véhiculaire conduit irrémédiablement à de l'impérialisme linguistique (y a un article sur wikipédia à ce sujet). Il suffit d'observer les nouveaux mots dans notre langue, la plupart sont des anglicismes, au lieu de provenir de la langue rattachée à la culture d'où est issue le concept ou l'innovation. Les langues culturelles sont en général longues et douloureuses à apprendre. Or, l'anglais est de plus en plus le choix qui s'impose comme 1ère langue étrangère. Une langue véhiculaire neutre permettrait ainsi l'apprentissage d'autres langues culturelles que l'anglais en fonction de critères comme l'intérêt personnel, la proximité de pays et de régions.
Ni l'anglais ni le français ni aucune langue culturelle ne peuvent être considérés comme langues d'échange équitables et loyales.