• [^] # Re: généralité

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [Politique] J'ai 26 ans.... Évalué à 3.

    Pas d'accord, il y a quand même un pas entre le liberal et l'anarchie.

    Je ne suis pas spécialiste, mais je dirais que :
    -Le liberalisme par du liberalisme philosophique : liberté individuelle, responsabilité des conséquences sur soi et sur les autres de ses choix qui vont avec les libertés.
    -En découle le bras économique, alias "liberalisme classic". Système amha des plus démocratiques.
    Système dans lequel il faut prendre conscience que la liberté de choix, ce n'est pas le beure et l'argent du beurre, mais que les choix sont des packages complets : je choisis de rouler en voiture, cela a plusieurs conséquences : celle(s) que je cherche(nt)(je vais plus vite, je suis au chaud, j'ai la radio, je ne dépends pas des horaires des transports en commun, ...), celles que je ne cherchent pas, mais qui vont avec(pollution, coûts de l'entretient, ...). Ce que je reproche pas mal aux socialistes d'aujourd'hui(car je suis quand même très social), c'est ce refu d'assumer les conséquences de leur choix.
    -Puis, vient le libéralisme qui oublie ses origines(ce n'est que mon avis) : le néolibéralisme. Le néolibéralisme, c'est le liberalisme pour l'efficacité. C'est ce libéralisme là qui par exemple parlera de la "main invisible", bien que ce terme soit passé de mode. Sarkozi se place clairement dans ce libéralisme là. Par exemple, lorsqu'il déclare, je cite(mais de mémoire) : "Je suis libéral, je suis pour l'économie de marché. Mais les marchés voient à court-terme, c'est pourquoi je pense que l'état doit intervenir sur certains secteurs à risquent". Dans le fond, il a parfaitement raison. Soit deux sociétés, la société A et la société B, placées sur un secteur donné, ayant chacune 50% de parts de marché. Considérons que les deux produits de ces deux sociétés sont parfaitements équivalentes. Bref, deux sociétés dans un état initial équivalent. Si la société A choisit de réduire l'investissement pour l'avenir du produit, et de le vendre moins chère, et que la société B choisit de le vendre plus chère pour investir, et que ce retour doit se faire sur du moyen/long terme, la société B perdra sans doute rapidement des parts de marchés : les marchés voient à court terme(le bénéfice immédiat chez la société A étant de payer moins chère). Mais en tant que partisant du libéralisme original, ce propos de sarko me gène : les marchés ne sont que des entités virtuelles, elles n'ont pas vraiment d'existence. Par contre, ceux qui voient à court termes, c'est pas les marchés, mais c'est nous. Et pour moi, toujours en tant que partisant du liberalisme "classic", dire "les marchés voient à court terme" plutôt que "nous voyons à court-terme", c'est clairement ce déresponsabiliser.

    Ainsi, c'est vrai que d'une certaine façon, le socialisme tel qu'il est vu actuellement n'est pas compatible avec le liberalisme(néo comme classic). Vu que pour la solidarité, on impose. D'un autre côté, rien n'empêche d'avoir de la solidarité, simplement, dans un esprit libéral, on devrait choisir de côtiser et d'être protéger, ou pas.

    Bon en ce qui me concerne, je pense que le libéralisme à l'excès n'est pas forcément une bonne chose. Et je suis même plutôt pour la solidarité à la française.

    Pour en revenir au poste précédent, je crois qu'il y a une grande limite entre l'anarchie(ie absence de pouvoir central) et libéralisme. Pour le libéral, il y a bien un état, et une société. Simplement l'état n'a pas un énorme poid. Par exemple, il y aura bien des institutions pour faire respecter les limitations de vitesses, car ce n'est pas non plus chacun pour soit et il y a bien des rêgles. Par contre, les institutions n'interdiront pas un produit qui a du succès mais des effets de bords(par exemple, ils n'interdiront pas la voiture parce que ça pollu). Car c'est de toute façon ce que les gens le veulent(sinon, le produit n'aurait pas de succès, du moins tant qu'il y a une concurence seins). Mais de toute façon, il est illusoir pour moi qu'un gouvernement puisse interdire un produit/une pratique que 90% de la population approuve(on le voit avec le P2P par exemple).

    Pour résumer(de façon simpliste) :
    -La différence entre l'anarchie et le liberalisme classique, c'est que l'un prone l'absence total d'état, l'autre prone un état ayant un rôle limité(il interdira le meurtre, le vole).
    -La différence entre libéralisme classic et néo-libéralisme est que le premier prone la liberté de choix individuel et la responsabilité qui va avec(ce n'est pas de l'individualisme, du moins il ne faut pas en comprendre un "je fais ce que je veux", pas de l'égoïsme quoi), l'autre prone l'efficacité(finalement, c'est comme libre et open-source, vu de loin ça se ressemble, ça marche plus ou moins pareil, mais les fondations sont différentes).
    -Et le socialisme, c'est la volonté d'imposer de ne pas laisser quelqu'un dans le besoin, même si le reste de la population fait le choix de l'y laisser. Et donc, d'imposer, si il le faut.