Malheureusement, ma vision de la division gauche-droite est tellement partisane que je ne crois pas qu'elle est le moindre intérêt sur ces pages. Je vais quand même te répondre puisque tu me le demandes.
Je te prie donc, cher lecteur, de sauter ce commentaire si vous sentez que, de toute façon, ça ne peut pas vous intéresser, et je ne vous en voudrais pas du tout...
Ma vision correspond à ce proverbe chinois bien connu : Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.
Si tu lui apprend à pêcher, il mangera toujours.
Prends une personne qui est au chomage, ou à des salaires très bas. La gauche lui fournira les moyens de pouvoir subsister dignement par des aides financières, ce qui est bien en soit, mais pas suffisant pour considérer cette solution comme pérenne. La droite va tout faire pour créer un contexte où la croissance insuflée par des mesures gouvernementales (charges abaissées, incitation à l'innovation, etc...) crée suffisament d'emplois pour qu'il ait la possibilité de trouver un travail, ou de changer de travail vers un emploi qui lui plait plus, et où son salaire sera plus intéressant. La droite fera de son mieux pour qu'en plus, il ait les moyens de créer sa propre entreprise en insistant sur l'ACCRE par exemple et autres mesures d'incitation à l'initiative personnelle.
Le principal problème de la droite, c'est d'expliquer que favoriser les entreprises est un acte qui :
- a des conséquences négatives sur le court-terme pour les employés et globalement pour les citoyens en général. Une phase où chomage et baisse de la qualité du travail (tout simplement de la vie en général) s'aggrave
- a des effets positifs sur du plus long-terme (15-20 ans)
Ceci est bien sûr l'aspect économique, qui peut-être contesté globalement. La gauche pense ainsi pouvoir relancer l'économie par ses mesures financières à destination des personnes en difficultés. Globalement, cette théorie d'après moi a toujours échouée car elle ne motive aucun des deux axes majeurs de la création de richesse dans un pays (excédent commercial, création de valeur en interne). De plus, elle a tendance à déresponsabiliser entièrement l'individu de sa propre existence.
Sur le plan du sociétaire, ce sont deux visions de la société qui s'oppose aussi. Pour la gauche, l'état doit avoir un rôle interventionniste, d'après la droite, c'est l'individu qui doit se bouger et l'état l'accompagné dans ses démarches. La droite représente aussi des valeurs plutôt agées, voire désuètes, comme le respect des origines de son pays (religion, nation, défense, ...) et qui peuvent aussi être contestées. La gauche aura tendance à penser qu'il ne sert à rien de regarder son passé et que la population, même âgée, s'adaptera de toute façon (exemple le PACS que j'appuie personellement, même si je sais que ce ne sera jamais le cas pour la génération de mes grands-parents).
Enfin, pour finir, je suis depuis ce matin à Londres où je n'étais pas revenu depuis l'époque où j'y habitais il y a maintenant 10 ans. Je ne crois pas avoir vu un endroit où autant de gens semblent tout simplement heureux et bien dans leur peaux, ce qui étaient très loin d'être le cas auparavant. Bien sûr, je ne dis pas que c'est parfait, mais je commence vraiment à me dire que Thatcher avait peut-être raison...
[^] # Re: Mais heu
Posté par lezardbreton . En réponse au journal [Politique] J'ai 26 ans.... Évalué à 5.
Je te prie donc, cher lecteur, de sauter ce commentaire si vous sentez que, de toute façon, ça ne peut pas vous intéresser, et je ne vous en voudrais pas du tout...
Ma vision correspond à ce proverbe chinois bien connu :
Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.
Si tu lui apprend à pêcher, il mangera toujours.
Prends une personne qui est au chomage, ou à des salaires très bas. La gauche lui fournira les moyens de pouvoir subsister dignement par des aides financières, ce qui est bien en soit, mais pas suffisant pour considérer cette solution comme pérenne. La droite va tout faire pour créer un contexte où la croissance insuflée par des mesures gouvernementales (charges abaissées, incitation à l'innovation, etc...) crée suffisament d'emplois pour qu'il ait la possibilité de trouver un travail, ou de changer de travail vers un emploi qui lui plait plus, et où son salaire sera plus intéressant. La droite fera de son mieux pour qu'en plus, il ait les moyens de créer sa propre entreprise en insistant sur l'ACCRE par exemple et autres mesures d'incitation à l'initiative personnelle.
Le principal problème de la droite, c'est d'expliquer que favoriser les entreprises est un acte qui :
- a des conséquences négatives sur le court-terme pour les employés et globalement pour les citoyens en général. Une phase où chomage et baisse de la qualité du travail (tout simplement de la vie en général) s'aggrave
- a des effets positifs sur du plus long-terme (15-20 ans)
Ceci est bien sûr l'aspect économique, qui peut-être contesté globalement. La gauche pense ainsi pouvoir relancer l'économie par ses mesures financières à destination des personnes en difficultés. Globalement, cette théorie d'après moi a toujours échouée car elle ne motive aucun des deux axes majeurs de la création de richesse dans un pays (excédent commercial, création de valeur en interne). De plus, elle a tendance à déresponsabiliser entièrement l'individu de sa propre existence.
Sur le plan du sociétaire, ce sont deux visions de la société qui s'oppose aussi. Pour la gauche, l'état doit avoir un rôle interventionniste, d'après la droite, c'est l'individu qui doit se bouger et l'état l'accompagné dans ses démarches. La droite représente aussi des valeurs plutôt agées, voire désuètes, comme le respect des origines de son pays (religion, nation, défense, ...) et qui peuvent aussi être contestées. La gauche aura tendance à penser qu'il ne sert à rien de regarder son passé et que la population, même âgée, s'adaptera de toute façon (exemple le PACS que j'appuie personellement, même si je sais que ce ne sera jamais le cas pour la génération de mes grands-parents).
Enfin, pour finir, je suis depuis ce matin à Londres où je n'étais pas revenu depuis l'époque où j'y habitais il y a maintenant 10 ans. Je ne crois pas avoir vu un endroit où autant de gens semblent tout simplement heureux et bien dans leur peaux, ce qui étaient très loin d'être le cas auparavant. Bien sûr, je ne dis pas que c'est parfait, mais je commence vraiment à me dire que Thatcher avait peut-être raison...