...sur l'intérêt des sondages.
On sait tous que cela présente un intérêt.
Je ne suis pas de cet avis... (je suis un casse pied, je sais). Autant je vois bien l'intérêt des sondages pour les candidats, autant je ne le vois pas pour les électeurs.
Comment savoir si telle déclaration de tel candidat n'est pas dictée par un sondage, plutôt que par sa conviction profonde ?
Imaginons une campagne sans aucun sondage (utopie quand tu nous tiens...). Les candidats ne pourraient se fier qu'à leur intuition, leurs valeurs. Et on ne saurait qu'au soir du premier tour lesquels sont le plus en phase avec le peuple qu'ils sont sensés représenter. Je suis persuadé que le débat serait plus ouvert, les médias cessant de se focaliser sur les favoris ou sur les sujets favoris (comment les identifier?). Je pense qu'on pourrait avoir de vrais débats de fond, la discussion n'étant plus étouffée ou bornée par l'écho des sondages.
Je prend un exemple théorique: Sarkozy et son déterminisme génétique. Aujourd'hui il adoucit fortement ses propos. Est-ce parce que sa déclaration initiale allait plus loin que sa pensée (c'est possible) ou parce que les sondages lui disent que c'est un terrain où les électeurs ne le suivent pas ?
On peut se poser la même question pour l'immigration, l'avortement, l'europe (Le Pen qui ne veut plus d'une sortie brutale de la France, a t'il vraiment changé d'idée ? ou les sondages lui «conseillent» d'adoucir ses propos ?)
[^] # Re: La question n'est pas...
Posté par Olivier Guerrier . En réponse au journal Amusons nous avec les sondages. Évalué à 5.
Comment savoir si telle déclaration de tel candidat n'est pas dictée par un sondage, plutôt que par sa conviction profonde ?
Imaginons une campagne sans aucun sondage (utopie quand tu nous tiens...). Les candidats ne pourraient se fier qu'à leur intuition, leurs valeurs. Et on ne saurait qu'au soir du premier tour lesquels sont le plus en phase avec le peuple qu'ils sont sensés représenter. Je suis persuadé que le débat serait plus ouvert, les médias cessant de se focaliser sur les favoris ou sur les sujets favoris (comment les identifier?). Je pense qu'on pourrait avoir de vrais débats de fond, la discussion n'étant plus étouffée ou bornée par l'écho des sondages.
Je prend un exemple théorique: Sarkozy et son déterminisme génétique. Aujourd'hui il adoucit fortement ses propos. Est-ce parce que sa déclaration initiale allait plus loin que sa pensée (c'est possible) ou parce que les sondages lui disent que c'est un terrain où les électeurs ne le suivent pas ?
On peut se poser la même question pour l'immigration, l'avortement, l'europe (Le Pen qui ne veut plus d'une sortie brutale de la France, a t'il vraiment changé d'idée ? ou les sondages lui «conseillent» d'adoucir ses propos ?)