Je connais bien des programmes qui étaient censés être fiable et qui ce sont révélés défaillants de façon assez spectaculaire ( rappelez-vous du premier tire d'Ariane 5). Dans le cas des machines à voter aucune chance d'avoir des effets aussi spectaculaires ce qui ne prouve pas pour autant que le logiciel est fiable. Sans être spectaculaire les conséquences peuvent être gravissime quand même.
En effet à la perte de confiance en la classe politique on ajoute la perte de confiance au suffrage universel. Ce serait une régression dramatique pour notre société, car un pouvoir sans légitimité ne peut plus compter que sur la force et l'intimidation pour rester en place.
De toute façon le défaut est inhérent à la conception du logiciel, il n'y aucun moyen pour y échapper. La seule chose qu'il est possible de faire est prendre des mesures pour réduire le nombre de défauts et d'autres pour limiter les effets d'éventuels défauts.
Voila pour les défauts involontaires, maintenant il ne faut pas oublier que l'histoire électoral est émaillée de multiples exemples de fraudes et de tentatives de fraudes. Il n'y à pas de raison que cela change avec les machines à voter.
On peut facilement imaginer un système de fraude à grande échelle où un cheat-code serait installé des les logiciels des machines. Des complices n'auraient plus qu'à faire combinaison de touche pour provoque le transfère d'une partie des voix d'un candidat vers un autre. Ce serait indétectable par des tests, inverifiable après coup et seul un audit extrêmement poussé du code permettrait peut-être de le détecter.
Même si on imagine que les auteurs de logiciel libre du monde entier ce donnaient la main pour écrire le meilleur logiciel possible, je ne vois pas comment garantir que c'est celui la qui tourne sur la machine, sans compter qu'il serait aussi possible de rajouter un équipement entre l'interface de saisie et l'unité centrale comme cela ce fait par les pirates de distributeur de billets.
[^] # Danger du "censé" être fiable
Posté par Jetto . En réponse au journal Le vote électronique décrié sur TF1 à 20h. Évalué à 2.
En effet à la perte de confiance en la classe politique on ajoute la perte de confiance au suffrage universel. Ce serait une régression dramatique pour notre société, car un pouvoir sans légitimité ne peut plus compter que sur la force et l'intimidation pour rester en place.
De toute façon le défaut est inhérent à la conception du logiciel, il n'y aucun moyen pour y échapper. La seule chose qu'il est possible de faire est prendre des mesures pour réduire le nombre de défauts et d'autres pour limiter les effets d'éventuels défauts.
Voila pour les défauts involontaires, maintenant il ne faut pas oublier que l'histoire électoral est émaillée de multiples exemples de fraudes et de tentatives de fraudes. Il n'y à pas de raison que cela change avec les machines à voter.
On peut facilement imaginer un système de fraude à grande échelle où un cheat-code serait installé des les logiciels des machines. Des complices n'auraient plus qu'à faire combinaison de touche pour provoque le transfère d'une partie des voix d'un candidat vers un autre. Ce serait indétectable par des tests, inverifiable après coup et seul un audit extrêmement poussé du code permettrait peut-être de le détecter.
Même si on imagine que les auteurs de logiciel libre du monde entier ce donnaient la main pour écrire le meilleur logiciel possible, je ne vois pas comment garantir que c'est celui la qui tourne sur la machine, sans compter qu'il serait aussi possible de rajouter un équipement entre l'interface de saisie et l'unité centrale comme cela ce fait par les pirates de distributeur de billets.
C'est bien dommage car le vote électronique est la seule chance , même si elle demeurerait très faible, d'introduire des systèmes de vote reflétant bien mieux les aspirations des électeurs. Je pense au vote par assentiment (http://ceco.polytechnique.fr/publications/popup.php?idtitreb(...) ) ou encore mieux au vote condorcet (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_Condorcet )