• # Réactions

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal méthodes des instituts de sondage. Évalué à 10.

    Je travaille dans un institut de sondage en tant qu'enquêteur ( je suis au téléphone, je ne prend donc pas part à la conception des enquêtes )

    Pour faire un échantillon, il y a deux méthodes possibles : la répartition aléatoire et les quotas. Dans les instituts de sondage, on suit la méthode des quotas ( c'est à dire que si l'on sait que notre population doit contenir 15% de retraités hommes, il faut que l'on ait 15% de retraité hommes dans nos personnes interrogées, une fois cela passé, on dit poliment aux personnes que nous n'avons plus besoin de leur avis). Les quotas sont toujours calculés en fonction du sexe, de l'âge, et la CSP ( agriculteur, artisan/chef d'entreprises, cadre, profession intermédiaire, employés ouvrier, inactifs.. )
    Cela veut dire que les jeunes ne sont pas plus représentés que les autres ( c'est juste qu'ils sont *beaucoup* plus difficile à joindre, la tanche des 18-24 est souvent celle que l'on termine en dernier ).

    Enfin, le nombre de cas demandé est toujours atteint, le fait que 30% des personnes répondent ne veut pas dire que l'on ne fait pas les 1000 cas, c'est juste que l'enquête demandera plus de temps. Souvent on fait 1000 cas, après selon la commande du client, il arrive que l'on en fasse moins ( 600 cas minimum ).

    En tout cas, pour la constitution de l'échantillon, il n'y a pas de doutes à avoir. Les peurs seraient plutôt du côté de la manière dont les enquêteurs passent l'interview ! :) Après je ne sais pas comment cela se passe pour la correction des résultats, j'avais entendu qu'effectivement les instituts corrigeaient certains résultats selon que les personnes répondent facilement ou non a tel item, mais je ne pourrais pas en dire plus...

    Voilà pour les précisions ! :)