Et pour expliquer mon opinion, qui est apparemment proche de celle de la FSF :
Effectivement, dans l'absolu, quand un logiciel enfreint un brevet, on ne peut plus l'appeler libre (je continue à appeler un logiciel « libre » ou « propriétaire », même si je pense qu'il s'agit d'un abus de langage comme je l'ai expliqué dans un précédent commentaire).
Seulement le cas des brevets logiciels fait qu'on ne peut plus avoir une vie de développeur normale, pour des raisons qui n'ont pas besoin d'être expliquées sur ce site. La seule position envisageable dès lors, c'est la désobéissance civique. Et donc d'ignorer les problèmes de brevets tant qu'ils n'ont pas soulevé de confrontation juridique. C'est d'ailleurs ce que font les grands industriels du logiciel : ils implémentent ce qu'ils veulent -- donc font de la désobéissance civile -- sauf qu'eux se constituent de grands porte-feuilles pour se défendre en cas de litige.
La conséquence de cette désobéissance est qu'il faut considérer qu'un logiciel enfreignant un brevet (quasiment obligatoire dans les pays où ils sont d'application) est non-libre de jure, mais libre de facto, tant qu'il n'a pas été inquiété juridiquement.
Maintenant, lorsqu'on est distributeur de logiciels dans les pays brevetaires, il faut bien prévoir l'avenir avec stratégie. Si une entreprise décide que distribuer un décodeur MP3 est risqué au vu de l'actualité juridique de la technologie, c'est son droit le plus strict et en l'occurence je pense qu'il a raison. Pareil pour mono, sauf qu'en ce cas je pense qu'il a tort ;-).
Mon mot de la fin : VLC est libre de facto dans les pays brevetaires, mais Fedora a raison de ne pas prendre la responsabilité de le distribuer.
[^] # Re: Do not feed the troll!
Posté par yoplait . En réponse au journal J'aime, je n'aime pas : Fedora. Évalué à 2.
Effectivement, dans l'absolu, quand un logiciel enfreint un brevet, on ne peut plus l'appeler libre (je continue à appeler un logiciel « libre » ou « propriétaire », même si je pense qu'il s'agit d'un abus de langage comme je l'ai expliqué dans un précédent commentaire).
Seulement le cas des brevets logiciels fait qu'on ne peut plus avoir une vie de développeur normale, pour des raisons qui n'ont pas besoin d'être expliquées sur ce site. La seule position envisageable dès lors, c'est la désobéissance civique. Et donc d'ignorer les problèmes de brevets tant qu'ils n'ont pas soulevé de confrontation juridique. C'est d'ailleurs ce que font les grands industriels du logiciel : ils implémentent ce qu'ils veulent -- donc font de la désobéissance civile -- sauf qu'eux se constituent de grands porte-feuilles pour se défendre en cas de litige.
La conséquence de cette désobéissance est qu'il faut considérer qu'un logiciel enfreignant un brevet (quasiment obligatoire dans les pays où ils sont d'application) est non-libre de jure, mais libre de facto, tant qu'il n'a pas été inquiété juridiquement.
Maintenant, lorsqu'on est distributeur de logiciels dans les pays brevetaires, il faut bien prévoir l'avenir avec stratégie. Si une entreprise décide que distribuer un décodeur MP3 est risqué au vu de l'actualité juridique de la technologie, c'est son droit le plus strict et en l'occurence je pense qu'il a raison. Pareil pour mono, sauf qu'en ce cas je pense qu'il a tort ;-).
Mon mot de la fin : VLC est libre de facto dans les pays brevetaires, mais Fedora a raison de ne pas prendre la responsabilité de le distribuer.