• # Re:

    Posté par . En réponse au journal HP/Linux. Évalué à 9.

    On est assurément à un tournant pour GNU/Linux. Peut-être pas cette année, mais très probablement avant 2010.

    Ces derniers mois ont vu :
    - l'hibernation
    - udev/hal

    Ce n'est pas parfait, mais la voie est tracée dans la bonne direction. Il ne manque plus que tickless (pour bouffer moins de batterie) ainsi qu'un wifi qui "just works" et la panoplie est quasi complète pour le desktop en entreprise. La virtualisation pour la migration en douceur est un plus.

    Mais regardons encore plus en arrière.
    - usb : Linux en a chié pour l'avoir.
    - Le choix d'application par défaut désigné sous un nom compréhensible
    - La fin de la personnalisation par appli pour aller vers la personnalisation de l'ensemble du bureau.
    - La rédaction de HIG (Human Interface Guidelines) pour avoir des interfaces cohérentes. Globalement les développeur la respectent.
    - l'émergence de freedesktop
    - etc

    Il reste encore bien du boulot. Entre autre il n'y a pas de plateforme de développement de haut niveau type VBA de référence. La libération de Java pourrait donner un sérieux coup de fouet ici avec son compagnon eclipse. Ne fantasmez pas sur un Gnome ou KDE écrit en Java. Java sera un binding comme pour les autres languages.
    Je crois que ça sera le prochain gros boulversement de Linux.
    OK, il y a mono...
    Ça ne veut pas dire que python et d'autres seront abandonnés. Mais il faut qu'un standard solide se mette en place.

    Dans les distributions desktop pour entreprise il n'y a pratiquement que SLED (Novell) de visible. Il y avait RHEL 4 desktop mais pas destiné pour un poste uniquement. L'offre d'RHEL 5 donnera des indications sur le potentiel qui est accordé du marché desktop en entreprise à court terme.
    On peut se demander si les clones d'RHEL (type Centos) n'auront pas un rôle significatif ici.
    Avec les évolutions récentes de Linux, udev, Xorg qui s'autoconfigure, des projects comme stateless, on peut faire une copie d'un système Linux (via cpio par exemple, puis un coup de grub). Le matériel est détecté et configuré au premier boot. Des archives d'OS pourront être fournit à HP, Dell, etc qui n'auront qu'à les copier (cpio/tar + grub). On comprend mieux pourquoi Red Hat repousse plein de configuration au premier boot (avec le programme firstboot).

    Oui, GNU/Linux a le potentiel de faire un "malheureux" dans le desktop pour entreprise. L'étape suivante sera le desktop pour madame Michu. Ça sera long.