Ce que j'ai compris du principe:
- le message à stocker est transformé en une séquence d'ADN. le message qu'ils ont stocké est "E=mc^e 1905!" ce message est transformé en séquence binaire qui est elle même traduite en séquence d'ADN. C'est un peu plus sioux en fait, car ils "compressent" le message pour améliorer sa récupération.
- Ensuite, la molécule d'ADN est synthétisée artificiellement et introduite dans le génome de la bactérie en plusieurs exemplaires (ils font le parallèle avec le système RAID des disques durs).
Ca c'est la partie stockage.
- Pour retrouver le message, il suffit de ... reséquencer le génome de la bactérie ! Les bactéries ont des très petits génome (2 millions de bases soit environ 1000 fois plus courts que le génome humain), et le reséquençage prend environ 24 heures. L'astuce est ensuite de chercher les zones répétées dans ce génome qui correspondent aux multiples exemplaires de la séquence d'ADN introduite. Pour que ca marche, il faut que le message soit assez long, sinon on risque de prendre des séquences répétées "naturelles" présentes dans le génome de la bactérie pour le message.
- Apparemment, les méthodes précédentes nécessitaient d'amplifier (recopier chimiquement un très grand nombre de fois) spécifiquement le message introduit. Le problème de cette approche c'est que pour réussir l'amplification, on doir partir d'une séquence d'ADN très précise. Or, au cours de la vie de la colonie de bactérie, cette séquence peut muter et il est alors impossible de récupérer le message. Avec leur nouvelle technique, comme tout le génome est amplifié ce problème disparait.
Pour les interrogations de l'auteur du journal: Il est vrai que pour le moment, il ne s'agit que de bactéries, mais qu'est-ce qui empêchera aux scientifiques d'utiliser plus tard l'homme lui même?!
pleins de choses, par exemple:
- techniquement : un génome énorme = cher à reséquencer (quelques millions de dollars aujourd'hui)
- poilitiquement : des institutions qui peuvent interdire ce genre de chose :)
Ce n'est pas parce que la science permet de faire plein de choses affreuses que n'importe qui peut les faire, vieux débat ...
Quant à l'idée de transformer un homme en robot, ce n'est pas la question ici, il s'agit juste de stocker de l'information dans l'ADN. Les molécules d'ADN introduites ne sont pas utilisées par la bactérie pour fabriquer des protéines. C'est différent des "OGM" dans le sens communément accepté, même si biologiquement, il s'agit d'organismes dont le génome a été modifié.
# l'article
Posté par beb . En réponse au journal Insolite ou pas?. Évalué à 9.
http://pubs.acs.org/cgi-bin/abstract.cgi/bipret/asap/abs/bp0(...)
Ce que j'ai compris du principe:
- le message à stocker est transformé en une séquence d'ADN. le message qu'ils ont stocké est "E=mc^e 1905!" ce message est transformé en séquence binaire qui est elle même traduite en séquence d'ADN. C'est un peu plus sioux en fait, car ils "compressent" le message pour améliorer sa récupération.
- Ensuite, la molécule d'ADN est synthétisée artificiellement et introduite dans le génome de la bactérie en plusieurs exemplaires (ils font le parallèle avec le système RAID des disques durs).
Ca c'est la partie stockage.
- Pour retrouver le message, il suffit de ... reséquencer le génome de la bactérie ! Les bactéries ont des très petits génome (2 millions de bases soit environ 1000 fois plus courts que le génome humain), et le reséquençage prend environ 24 heures. L'astuce est ensuite de chercher les zones répétées dans ce génome qui correspondent aux multiples exemplaires de la séquence d'ADN introduite. Pour que ca marche, il faut que le message soit assez long, sinon on risque de prendre des séquences répétées "naturelles" présentes dans le génome de la bactérie pour le message.
- Apparemment, les méthodes précédentes nécessitaient d'amplifier (recopier chimiquement un très grand nombre de fois) spécifiquement le message introduit. Le problème de cette approche c'est que pour réussir l'amplification, on doir partir d'une séquence d'ADN très précise. Or, au cours de la vie de la colonie de bactérie, cette séquence peut muter et il est alors impossible de récupérer le message. Avec leur nouvelle technique, comme tout le génome est amplifié ce problème disparait.
Pour les interrogations de l'auteur du journal:
Il est vrai que pour le moment, il ne s'agit que de bactéries, mais qu'est-ce qui empêchera aux scientifiques d'utiliser plus tard l'homme lui même?!
pleins de choses, par exemple:
- techniquement : un génome énorme = cher à reséquencer (quelques millions de dollars aujourd'hui)
- poilitiquement : des institutions qui peuvent interdire ce genre de chose :)
Ce n'est pas parce que la science permet de faire plein de choses affreuses que n'importe qui peut les faire, vieux débat ...
Quant à l'idée de transformer un homme en robot, ce n'est pas la question ici, il s'agit juste de stocker de l'information dans l'ADN. Les molécules d'ADN introduites ne sont pas utilisées par la bactérie pour fabriquer des protéines. C'est différent des "OGM" dans le sens communément accepté, même si biologiquement, il s'agit d'organismes dont le génome a été modifié.