Sauf si on dit que les objectifs de la GPL sont la liberté. D'ailleurs c'est pas de la mauvaise foi, j'en suis convaincu :)
L'obligation de conserver la licence pour les travaux dérivés est expliquée (par Stallman lui-même) comme une obligation de faire profiter à la communauté de ses travaux.
Elle peut donc être vue comme une marque de communautarisme (ce qui ne change pas le fait que la GPL est tournée vers la liberté : il y a des obligations qui vont avec, voilà tout); d'ailleurs à une époque je ne sais plus qui parlait de "commonism".
Pour continuer le lien obligations<->communauté (mais attention, ça devient vaseux et je ne garantis plus rien), on pourrait dire que la BSD raisonne à l'échelle de l'indivu (tu es libre de faire un peu tout ce que tu veux avec, tant que tu respectes les auteurs du code), et que la GPL raisonne à l'échelle d'une communauté (tu es libre de faire ce que tu veux tant que respecte les auteurs du code, mais aussi les membres de la communauté en les rendant libre de profiter de *ton* code).
D'où, peut-être, le lien avec le communisme. Mais il ne faut pas oublier que le libéralisme aussi est basé sur une approche globale : si tout le monde raisonne selon son intérêt personnel, et n'est pas entravé dans sa démarche, alors globalement on aura une solution optimale. C'est le "et n'est pas entravé dans sa démarche" qui montre qu'il y a là aussi des obligations à respecter (libre concurrence toussa) qui proviennent d'un point de vue global.
[^] # Re: Re:
Posté par gasche . En réponse au journal Linux, communiste, ou non :p. Évalué à 1.
L'obligation de conserver la licence pour les travaux dérivés est expliquée (par Stallman lui-même) comme une obligation de faire profiter à la communauté de ses travaux.
Elle peut donc être vue comme une marque de communautarisme (ce qui ne change pas le fait que la GPL est tournée vers la liberté : il y a des obligations qui vont avec, voilà tout); d'ailleurs à une époque je ne sais plus qui parlait de "commonism".
Pour continuer le lien obligations<->communauté (mais attention, ça devient vaseux et je ne garantis plus rien), on pourrait dire que la BSD raisonne à l'échelle de l'indivu (tu es libre de faire un peu tout ce que tu veux avec, tant que tu respectes les auteurs du code), et que la GPL raisonne à l'échelle d'une communauté (tu es libre de faire ce que tu veux tant que respecte les auteurs du code, mais aussi les membres de la communauté en les rendant libre de profiter de *ton* code).
D'où, peut-être, le lien avec le communisme. Mais il ne faut pas oublier que le libéralisme aussi est basé sur une approche globale : si tout le monde raisonne selon son intérêt personnel, et n'est pas entravé dans sa démarche, alors globalement on aura une solution optimale. C'est le "et n'est pas entravé dans sa démarche" qui montre qu'il y a là aussi des obligations à respecter (libre concurrence toussa) qui proviennent d'un point de vue global.