• [^] # Re: Délit d'opinion ...

    Posté par . En réponse au journal Le procès des caricatures de Mahomet. Évalué à 1.

    tout comme je n'empecherais jamais certaines personnes d'avoir des propos racistes ou d'autre fumer des joints. Doit on pour autant l'autoriser ?

    Comparer l'homoparentalité au racisme et à la consommation de drogues illicites ne me paraît pas très pertinent.

    Ce qui est bien différent qu'autoriser puis "on verras bien ensuite ce que ca donne", tu en conviens. [...] Toutefois une étude sur ce genre de problème prend des dizaines d'annés à ce faire.

    Mais justement, l'homoparentalité est pratiquée depuis toujours dans la clandestinité, et depuis plusieurs décennies plus ouvertement dans certains pays. Les données sont là. Je te donne ce lien (http://homoparentalite.free.fr/etudes/virg96.htm) qui constitue une bonne lecture, mais montre surtout la lacune d'études complètes sur le sujet. Il faudrait une volonté politique pour avancer et obtenir des résultats exploitable, plus que du temps.

    Mais bon vu comment tu maitrise la psychologie (aussi bien que moi, voir moins), et à quoi tu la compare (ou le boucher du coin de la rue) montre qu'en réalité tu t'en fous complètement.
    Alors ne viens pas faire des leçons, merci.

    Je ne suis effectivement pas un expert en psychologie. Mais - et je suis ouvert à toute discussion sur le sujet - ce que j'ai compris de la psychologie, c'est que si elle étudie les phénomènes qui déterminent la personnalité, elle ne permet en aucun cas de prévoir ou d'anticiper le résultat d'un évènement sur un individu. En tout cas, pas encore.

    Qu'est ce que ca a a voir avec le débat actuel ?
    Que l'éducation ca demande une remise en cause ? bien sur.
    Mais ca a rien a voir avec le débat.

    Mon propos ne parlait pas de remise en cause. J'essayais de te montrer à quel point l'éducation des enfants est une "science" hautement imprécise. Qu'on ne peut rien prévoir, que la "meilleure" des éducations peut produire des monstres. Et qu'à partir de là, on ne dispose d'aucun élément concret pour penser que 2 parents de même sexe nuiront au bon développement de l'enfant.

    Mais bon, au de là de ça, je voulais en arriver à cette question : au nom de quoi la société s'autoriserait à interdire à des parents d'avoir des enfants ? Je prends donc le problème dans le sens inverse : si rien ne permet d'affirmer que les enfants en pâtiront, je n'ai pas le droit de l'interdire. Il faut donc d'abord prouver que c'est mauvais.

    Je sais, tu penses au principe de précaution. Mais de quel droit devrait-on appliquer le principe de précaution, et priver du coup une minorité de son droit au bonheur ?

    Faisons une comparaison. Imagine que je décrète que tout parent qui gagne mal sa vie est potentiellement un mauvais parent, qui ne pourra pas subvenir aux besoins de son enfant. D'une, je n'ai pas la preuve formelle que l'enfant ait besoin du confort matériel qui lui manquera, et de deux d'où je tirerais ce droit de juger ces parents incapables de palier à ce problème ?