• [^] # Re: Délit d'opinion ...

    Posté par . En réponse au journal Le procès des caricatures de Mahomet. Évalué à 3.

    Oui mais on parle d'adoption pas de procréation. (sauf dans le cas des homos féminins) Je ne pense pas qu'on puisse définir l'adoption comme contre-nature ou non naturel.


    L'homosexualité est contre-naturenon naturelle pour ce qui concerne le fait d'être parent d'où recours à la procréation assistée ou à l'adoption.


    Ah ben voilà le litige. Tu considères qu'on ne peut être parent que lorsqu'on est l'auteur biologique de l'enfant.

    Eh bien moi, je considère que l'auteur culturel d'un enfant est aussi un parent.

    C'est là tout le principe de l'adoption. Je crois qu'il est important pour un humain d'assurer sa descendance, de se transmettre aux générations futures. C'est une de nos raisons d'être, se transmettre. Et si on ne peut pas pour une raison x se transmettre à des enfants, on ne peut généralement pas se sentir complet. L'humain est fait comme cela. Effectivement sous cet angle, briaeros, il n'y a pas de désintéressement absolu dans le fait de vouloir un enfant. Cela ne veut pas dire que vouloir un enfant est un acte égoïste, le désintéressement absolu, je pense que ça n'existe pas.

    Bref, il y a des personnes qui sont incapables de procréer (stérilité, homosexualité). La nature leur aura effectivement pris le droit de transmettre leur matériel biologique. Mais que ça n'empêche pas d'adopter ! Appelez ça une parentalité de substitution, une moitié de parentalité, ou je ne sais quelle formule péjorative, mais ne leur retirez pas la possibilité de transmettre leur matériel culturel juste parce que la nature leur a empêché de transmettre leur matériel biologique !

    Maintenant vient la question de la terminologie. On est réticent à appeler « parent » ceux qui ont donné la vie sans s'occuper de l'enfant par la suite. Pourquoi, si d'un côté on évite le mot pour ceux qui n'ont fait que transmettre leur matériel génétique sans transmettre leur matériel culturel, ne pas faire la même chose avec ceux qui font l'inverse ? Et bien parce que je pense que ces histoires de génétiques machin, ça fricote avec l'eugénisme, et que le plus important finalement c'est la transmission culturelle, qui s'incarne dans la structure familliale et l'éducation. Je pense qu'être parent, c'est élever un enfant, pas l'avoir fait. Et que s'il faut inventer un autre mot, ce doit être pour ceux qui en ont fait un sans l'avoir élevé.