• [^] # Re: Lossless

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Enfin une solution pour l'achat de morceau musicaux sous Linux?. Évalué à 3.

    Bon alors plusieurs choses à dire sur le vinyle. Déjà aucun rapport entre la compression mp3/vorbis et la différence CD/vinyle. Le vinyle est un support analogique et le CD numérique.

    Le CD réduit la bande de fréquence du son en faisant un échantillonage, sur 44100Hz, soit 44 mille informations par seconde (pour simplifier). On pourrait aussi échantilloner en 96kHz comme pas mal de matos pro mais le standard actuel veut qu'on bouffe du 44,1kHz. Bref. Le vinyle lui, étant analogique, n'as pas de limite et peux théoriquement stocker une quantité illimitée d'informations. C'est la théorie évidemment et en pratique la "bande passante" si je puis dire du vinyle est plus modeste que celle du CD et on gagne quelques clics et pops sur les disques qui ont déjà pas mal vécu, sans compter les fréquences générées par les moteurs (heureusement supprimées par un bouton "Subsonic lowfilter" sur la plupart des amplis de qualité, supprimant tout ce qui se trouve en dessous de 15Hz (infrasons)). Mais le fait est que la plupart des vinyles ont un meilleur son que l'équivalent CD pour deux raisons: le côté psychologique, bel objet, authentique, le toucher, etc. et également la dynamique. Le support étant limité, les ingés-sons retravaillent la dynamique du master de manière toute autre par rapport à un support comme le CD, pour en tirer le meilleur parti. Et parfois la différence est vraiment marquante quand le travail sur le son est conséquent.

    Voilà pour le résumé. Mais le vinyl pour moi c'est surtout payer le même prix, ou souvent inférieur au CD pour un très bel objet que j'expose sans complexe et que j'ai plaisir à sortir et écouter (contrairement au CD qui une fois rippé va dans le fond d'un carton à la cave). Enfin bref c'est d'abord marquant psychologiquement on est tous d'accords, mais ça n'a rien à voir avec un codec comme le mp3 qui va rendre le son froid et électronique là ou le vinyle le rends plus chaud et agréable (une histoire de plage de fréquences privilégiées).

    « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)