• [^] # Re: Message d'un noniste...

    Posté par . En réponse au journal L'Europe telle que nous l'avons perdue. Évalué à 3.

    > Mais le pire est encore après : ils n'ont pas compris que la majorité des gens étaient pour ce libéralisme.

    Et pire encore on croit souvent que les français (ou une majorité) sont contre le libéralisme. C'est faux même si le "non de gauche" en est persuadé. On croit souvent que les français (ou une majorité) sont contre le capitalisme ou la "société de consommation". C'est encore faux.

    Si le pouvoir d'achat n'augmente pas, les français gueule. Les français se précipitent sur les produits les moins cher venus de Chine ou d'ailleurs et ne ratent pas un solde pour acheter toujours plus. On ne compte pas le nombre de famille qui ont une télé dans chaque chambre, la cuisine, etc. Ils se comportent comme de parfaits libéraux préoccupés que par le pouvoir d'achat, mais surtout ils ne veulent pas l'avouer. C'est un tabou.

    Et s'il faut faire appèle à la solidarité car il y a de plus en plus de pauvre, les français gueule car ils paient trop d'impot.

    On veut croire qu'on est dans un pays qui n'est pas libéral, mais on est un pays libéral obsédé par son pouvoir d'achat et indifférente au monde et à l'Europe. Voire par exemple comme les français en avait rien à foutre du passage à 25.

    A long terme, si l'économie va bien (et oui messieurs de gauche c'est souvent ce qui compte le plus pour les français), les français oublirons que l'Europe se traine le traité de Nice qui permet principalement des politiques libérales et n'a pas d'autres ambitions. Les français l'auront oublié, la gauche aussi. On aura gardé un traité libéral sous le faux prétexte qu'on ne veut pas une société libérale. Mais les français seront dans une société européenne libérale et finalement en seront content.

    Il y a peu j'ai vu que si un nouveau référendum était fait, le non l'emporterait avec encore plus d'avance ! Pourtant maintenant ils savent qu'ils ont voter pour un traité plus libérale que le TCE. C'est claire maintenant, Les français veulent du libéralisme, il ne veulent pas d'une Europe interventionniste.

    Les bénéfices du libéralisme via le traité de Nice aura fait ses preuves. On peut d'ailleurs se demander si les français veulent d'une Europe politique, interventionniste. Je crois qu'ils veulent qu'on leur foute la paix du moment qu'ils ont du pognon.

    A encore plus long terme, toute réforme pour faire l'Europe politique sera vaine. Les gens veulent du pognon et c'est tout. Les tergiversations à propos du TCE peuvent être vu comme un moyen de se donner bonne concience pour ne pas avouer qu'on a embrassé le libéralisme a pleine bouche et "terrasser" à jamais l'Europe politique. Le manque de proposition crédible et de travaille du "non de gauche" pour sortie de cet "état de fait" en témoigne. Ils ont abandonné face au libéralisme. La victoire du non n'a été qu'une occasion de "faire la fête", de faire le beau, faire son intéressant.

    Si la gauche l'emporte en 2007 ? Ça ne changera rien. La gauche "gouvernementale" aura compris que in fine les français sont favorables à une Europe libérale et ne veulent pas d'une Europe politique sous quelque forme qu'elle se présente, avec ou sans le mot "constitution" dedans, etc... Qu'on adopte une "constitution" avec des belles paroles et plein de bonnes intentions, d'accord. Mais un truc qui rentre concrètement en quoi l'Europe peut intervenir (la partie 3), ça NON. Ce qui compte pour les tenants du "non de gauche" c'est la posture qu'elle peut adopter pour sauver son image.

    La France va (a déjà) perdu son leaderchip dans la construction européen. Bien sur, les politiciens français veulent nous faire croire le contraire dans les émissions politique. Les politiciens des états membres ont la grace de nous faire croire que la France a encore un role à jouer dans la construction européen. Mais l'affaire est entendue et pour longtemps.

    Mon sentiment, est qu'on va bouffer du libéralisme pour longtemps, et même si les français ne veulent pas l'avouer, ça sera avec la bénédiction des français, selon leur volonté. Il faudra une vraie et profonde crise économique pour sortie de là.

    Le "non de gauche" s'est tiré une belle balle dans le pied et la gauche a raté la superbe opportunité qu'était le TCE. L'histoire jugera comme on dit. Mais plus le temps passe et plus j'en suis convaincu, plus les faits confortent cette vision.

    Maintenant les meneurs d'une Europe politique et ambitieuse se débattent comme ils peuvent avec des stratégies hyper compliquée (cf l'article d'Alain Lipietz) car le souffle pour une Europe politique et ambitieuse est mort avec la victoire du "non de gauche". Bien qu'Alain Lipietz et d'autres ont ma sympathie, ils me font presque pitié à pisser contre le vent. Le libéralisme a gagné avec le "non de gauche". Beau paradoxe, beau gâchis. Et mieux encore, le "non de gauche" tendance extrème gauche en est content et ne fera rien pour que ça change. Ils ne sont pas les partenaire d'une Europe forte et ambitieuse, ils sont comme ils ont toujours été les meilleurs aliés des anti-européens.