> Le TCE n'est pas "sorti d'on ne sait où", il a été discuté dans de nombreux parlements, avec de nombreuses associations, syndicats et partis depuis 2003.
2003 c'est la fin des travaux de la convention. Les travaux de la convention on duré près de 2 ans et était public. L'idée de faire un nouveau traité après le traité de Nice (c'est à dire que le traité de Nice était déjà considéré comme temporaire avant même sa ratification) a été lancé et validé en 1999 lors d'une conférence inter-gouvernementale. L'idée inovante, que ce nouveau traité ne soit pas rédigé par des discussion entre états membres y a été validé. D'où la création de la convention (105 représentants politiques).
> Question : qui en parlait à l'époque ?
Beaucoup d'émissions politique en parlaient. Mais personne les regarde.
D'ailleurs, le journaliste Bernard Guettat, l'enemie juré des nonistes, a reconnu s'intéressé à l'europe depuis la création de la convention (qui allait rédiger le TCE).
Si tu vas dans les archives des chronique de Bernard Guetat, tu y trouveras plein d'article sur la constitution Européenne. Il tient une chronique quotidienne sur France Inter à 8h20 du matin. Bref, une très large audience. Mais tout le monde s'en foutait.
Voir les archives : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/arch(...)
Il y a plein plein d'article sur l'europe. Il a fait une série d'article pour expliquer le TCE (on les trouvera dans les archives de fin 2004 et 2005). Et quand on regarde les archives on voit comme le TCE est un compromis "fabuleux" et obtenu à l'arraché.
Extrait du 10 mai 2005 (avant le non) :
aux problème, répondent les partisans du « non de gauche » en faisant valoir que, si le « non » l’emporte, c’est eux qui auront défait le « oui » et que c’est, donc, leurs objectifs qui s’imposeront. Ils n’ont pas tort. Peut-être en effet car c’est effectivement le « non de gauche » qui crée le suspens. Au-delà de sa diversité, c’est lui qui peut-être décisif mais, outre le fait qu’il faudrait, pour qu’il soit porté devant nos partenaires, que cette gauche-là l’emporte aux prochaines élections législatives et présidentielles, que ce ne soit autrement dit pas Nicolas Sarkozy qui emporte la mise, se poserait alors la seconde question.
Comment alors faire admettre à des gouvernements qui n’ont accepté de faire autant de pas vers l’Europe politique et d’intégrer la Charte des droits fondamentaux à ce Traité que sous la pression conjointe de la France et de l’Allemagne qu’ils devraient aller plus loin à la demande de la seule France ? Rien ne les y obligerait et cela d’autant moins que nombre d’entre eux seraient simplement ravis d’en rester à Nice - pas de démocratisation des institutions, pas de Charte, pas de dynamique fédérale, pas d’augmentation du poids de la FrancAllemagne, pas d’Europe politique en un mot mais la seule Europe marché qui leur convient si bien. La renégociation est théoriquement possible. Le problème est de savoir si les partisans du « non de gauche » en sortiraient plus satisfaits.
Extrait de la chronique du 25 mai 2005 (avant le non du 29 mai):
Il y a, bien sûr, les indécis. Ils sont encore nombreux. Personne ne saurait exclure qu’ils créent la surprise mais dans le monde politique le sentiment domine maintenant, que le « non » l’emportera. Chacun se battra jusqu’au bout. C’est normal. Mais les défenseurs du « oui » considèrent, les uns, que c’est « plié », les autres « joué ». Alors que se passerait-il si la majorité des Français, comme ce n’est pas certain mais probable, rejetaient effectivement la ratification de ce Traité ?
La certitude est qu’il n’y a pas de plan de rechange dans les tiroirs, fût-ce une ébauche d’alternative, et que pas un seul gouvernement européen, pas un seul membre de la Commission, pas un seul député de l’Union, n’a seulement idée de ce qui pourrait, alors, être fait. Pourquoi ?
Pourquoi n’y a-t-il rien de prévu ? Tout simplement parce qu’une Convention avait été réunie pour élaborer ce projet, qu’elle était représentative des Parlements nationaux, du Parlement européen et des gouvernements des pays membres, qu’elle n’était composée ni de fonctionnaires ni de martiens mais d’élus, que les négociations y ont été longues et rudes entre gauche et droite, fédéralistes et inter-gouvernementalistes, et que le compromis entre les diverses positions en présence est là, que c’est ce projet et qu’on ne voit pas qui, sur quelles bases et au nom de quoi, aurait élaboré le mythique « plan B ».
[^] # Re: Message d'un noniste...
Posté par IsNotGood . En réponse au journal L'Europe telle que nous l'avons perdue. Évalué à 2.
2003 c'est la fin des travaux de la convention. Les travaux de la convention on duré près de 2 ans et était public. L'idée de faire un nouveau traité après le traité de Nice (c'est à dire que le traité de Nice était déjà considéré comme temporaire avant même sa ratification) a été lancé et validé en 1999 lors d'une conférence inter-gouvernementale. L'idée inovante, que ce nouveau traité ne soit pas rédigé par des discussion entre états membres y a été validé. D'où la création de la convention (105 représentants politiques).
> Question : qui en parlait à l'époque ?
Beaucoup d'émissions politique en parlaient. Mais personne les regarde.
D'ailleurs, le journaliste Bernard Guettat, l'enemie juré des nonistes, a reconnu s'intéressé à l'europe depuis la création de la convention (qui allait rédiger le TCE).
Si tu vas dans les archives des chronique de Bernard Guetat, tu y trouveras plein d'article sur la constitution Européenne. Il tient une chronique quotidienne sur France Inter à 8h20 du matin. Bref, une très large audience. Mais tout le monde s'en foutait.
Voir les archives :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/arch(...)
Il y a plein plein d'article sur l'europe. Il a fait une série d'article pour expliquer le TCE (on les trouvera dans les archives de fin 2004 et 2005). Et quand on regarde les archives on voit comme le TCE est un compromis "fabuleux" et obtenu à l'arraché.
Extrait du 10 mai 2005 (avant le non) :
L'article au complet : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/inde(...)
Extrait de la chronique du 25 mai 2005 (avant le non du 29 mai):
L'article complet : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/inde(...)
Mais les nonistes n'ont pas arrêté de dire que les journalistes étaient de gros menteurs. Maintenant on sait qui a le plus menti et de très loin.