Je vais te dire ce qui me gène dans la rhétorique anti-élargissement modérée telle que tu l'utilises.
Si on peut être d'accord qu'il y a éventuellement des pays surnuméraires qui gènent la cohésion de l'ensemble et l'entraînent vers sa dissolution progressive, pourquoi considérer qu'il s'agit forcément des derniers arrivés dans l'ordre chronologique ?
En vertu de quoi les 6 premiers pays arrivés (dont deux pays nonnistes) seraient-ils les plus européens, les 3 suivants un peu moins, le 10° encore un peu moins, les pays de 10 à 15 tout juste au-dessus de la moyenne, les 10 pays arrivés en 2004 carrément moins que les autres, la Roumanie et la Bulgarie en-dessous de tout, et la Turquie dont la perspective est encore plus lointaine en-dessous de tout.
Après tout, le traité de Nice qui ne réunissait que les 15 doyens d'ancienneté n'a t'il pas été un gigantesque fiasco ?
J'ai fait ci-dessous une proposition détailllée qui me semble plus efficace et plus démocratique pour restaurer la cohésion de l'UE nouvelle formule http://blog.cohn-bendit.eu/fr/?p=5#comment-7
En bref : on présente une nouvelle loi fondamentale plus ambitieuse (sur la base du TCE puisque c'est le seul truc solide qui existe), et de la faire ratifier par un référendum européen qui serait validé si une double majorité qualifiée de citoyens et d'États européens l'approuvent... et rentrerait en vigueur immédiatement dans les pays où le OUI a plus de 50% des voix.
Les pays - minoritaires dans ce cas là - où le NON l'a emporté dans un premier temps pourraient ainsi décider librement s'ils veulent rejoindre ceux qui ont voté OUI ou s'ils ne partagent plus le projet de société proposé par cette loi fondamentale nouvelle formule, et dans ce cas, ils se retirent de l'Union européenne sans drame et avec toutes les mesures transitoires possibles et imaginables.
Donc au lieu d'exclure des moutons noirs désignés à priori, on laisse chaque peuple décider s'il partage le projet européen ou s'il préfère une pleine souveraineté nationale. Et il s'avèrera peut-être, en cohérence avec la campagne référendaire française, que c'est les polonais et les lituaniens qui posaient problèmes, mais il n'est pas exclu non plus que ce soit par exemple la France et l'Angleterre. En tout cas, ce seraient cette fois là des votes démocratiques qui en décideraient...
[^] # Re: nonistes
Posté par Minos . En réponse au journal L'Europe telle que nous l'avons perdue. Évalué à 3.
Si on peut être d'accord qu'il y a éventuellement des pays surnuméraires qui gènent la cohésion de l'ensemble et l'entraînent vers sa dissolution progressive, pourquoi considérer qu'il s'agit forcément des derniers arrivés dans l'ordre chronologique ?
En vertu de quoi les 6 premiers pays arrivés (dont deux pays nonnistes) seraient-ils les plus européens, les 3 suivants un peu moins, le 10° encore un peu moins, les pays de 10 à 15 tout juste au-dessus de la moyenne, les 10 pays arrivés en 2004 carrément moins que les autres, la Roumanie et la Bulgarie en-dessous de tout, et la Turquie dont la perspective est encore plus lointaine en-dessous de tout.
Après tout, le traité de Nice qui ne réunissait que les 15 doyens d'ancienneté n'a t'il pas été un gigantesque fiasco ?
J'ai fait ci-dessous une proposition détailllée qui me semble plus efficace et plus démocratique pour restaurer la cohésion de l'UE nouvelle formule
http://blog.cohn-bendit.eu/fr/?p=5#comment-7
En bref : on présente une nouvelle loi fondamentale plus ambitieuse (sur la base du TCE puisque c'est le seul truc solide qui existe), et de la faire ratifier par un référendum européen qui serait validé si une double majorité qualifiée de citoyens et d'États européens l'approuvent... et rentrerait en vigueur immédiatement dans les pays où le OUI a plus de 50% des voix.
Les pays - minoritaires dans ce cas là - où le NON l'a emporté dans un premier temps pourraient ainsi décider librement s'ils veulent rejoindre ceux qui ont voté OUI ou s'ils ne partagent plus le projet de société proposé par cette loi fondamentale nouvelle formule, et dans ce cas, ils se retirent de l'Union européenne sans drame et avec toutes les mesures transitoires possibles et imaginables.
Donc au lieu d'exclure des moutons noirs désignés à priori, on laisse chaque peuple décider s'il partage le projet européen ou s'il préfère une pleine souveraineté nationale. Et il s'avèrera peut-être, en cohérence avec la campagne référendaire française, que c'est les polonais et les lituaniens qui posaient problèmes, mais il n'est pas exclu non plus que ce soit par exemple la France et l'Angleterre. En tout cas, ce seraient cette fois là des votes démocratiques qui en décideraient...