J'ai beau vouloir une Europe forte, idéalement une Europe fédérale et avoir un point de vue pro constitution (pour des raisons exposées dans un jounral précédent) il faut quand même que le M Lipietz redescende une peu sur terre.
Je ne pense pas que la constitution aurait pu d'une façon ou d'une autre empécher que l'Europe d'aujourd'hui soit fondamentalement pro-libérale, de fait je pense que le monsieur aurait été très décu des résultats qui auraient étés obtenus à ses différentes proposition (redifinition de la notion de concurence, impact du service public marchand sur des domaines comme l'energie ou la sécurité sociale, respect des accords de Kyoto etc.)
Le pire c'est qu'il reconnait lui même que Maastricht a été un echec social malgré un terreau très favorable. Aujourd'hui avec un majorité de "petits" pays au sein de l'Europe il va être difficile de surréglementer les salaires, la polution ou les échanges commerciaux de services ou technologiques même si la majorité des deux tiers suffisait.
Quand à la notion d'initiative populaire bien que fantastique sur le papier elle n'aura a mon sens d'autre effet que de monter encore plus les pays les un contre les autres (Imaginez le résultat quand une proposition faites par une milion de citoyen francais et italiens sera bloquée par les députés allemand et anglais). Quand on voit déjà la façon dont certains pays et certaines personnes accusent la France et les Pays-Bas d'avoir tué l'Europe parcequ'ils ont osé voter non à une texte de 300 pages hors annexes rigoureusement incompréhensibles sans une formation de juriste et un container complet de doccumentation et de jurisprudence, on peut se demander comment les initiatives populaires seraient prises.
Le problème, qui semble assez difficile a admettre que se soit chez les partisans du oui ou chez ceux du non, c'est que l'Europe ca se fait à plusieurs. En d'autres termes ce n'est pas en votant oui ou non que par magie qu'elle va d'un seul coup accéder à l'illumination et décider de suivre à la lettre les directives de la France. Il y a certes en France des directives européennes qui nous cassent violamment les pieds (le plus souvent elles se contentent juste de bousculer nos habitudes) mais pour pouvoir jouir des effets positifs de l'Europe (Comme l'Euro, le libre échange, la coopération sur un certain nombre de projets qui créent des emplois en France etc.) il faut forcément donner un peu de mou aux autres pays pour qu'ils voient un avantage à faire avancer l'Europe.
Cette réciprocité parait aujourd'hui (en tout cas en France, en Angleterre et en Hollande) saugrenue.Et les pays hurlent à la mort de la démocratie à chaque fois que leur majorité respective change d'avis et que le conseil des ministres Européen, lui, garde le même.
Bref TCE ou non, il faut déjà faire une vraie réexplication de l'Europe à l'ensemble des pays avant de pouvoir esperer changer suffisament les mentalités pour que l'Europe recommence à avancer dans une direction constructive.
# Faut quand même un peu garder les pieds sur terre.
Posté par Jerome Herman . En réponse au journal L'Europe telle que nous l'avons perdue. Évalué à 6.
Je ne pense pas que la constitution aurait pu d'une façon ou d'une autre empécher que l'Europe d'aujourd'hui soit fondamentalement pro-libérale, de fait je pense que le monsieur aurait été très décu des résultats qui auraient étés obtenus à ses différentes proposition (redifinition de la notion de concurence, impact du service public marchand sur des domaines comme l'energie ou la sécurité sociale, respect des accords de Kyoto etc.)
Le pire c'est qu'il reconnait lui même que Maastricht a été un echec social malgré un terreau très favorable. Aujourd'hui avec un majorité de "petits" pays au sein de l'Europe il va être difficile de surréglementer les salaires, la polution ou les échanges commerciaux de services ou technologiques même si la majorité des deux tiers suffisait.
Quand à la notion d'initiative populaire bien que fantastique sur le papier elle n'aura a mon sens d'autre effet que de monter encore plus les pays les un contre les autres (Imaginez le résultat quand une proposition faites par une milion de citoyen francais et italiens sera bloquée par les députés allemand et anglais). Quand on voit déjà la façon dont certains pays et certaines personnes accusent la France et les Pays-Bas d'avoir tué l'Europe parcequ'ils ont osé voter non à une texte de 300 pages hors annexes rigoureusement incompréhensibles sans une formation de juriste et un container complet de doccumentation et de jurisprudence, on peut se demander comment les initiatives populaires seraient prises.
Le problème, qui semble assez difficile a admettre que se soit chez les partisans du oui ou chez ceux du non, c'est que l'Europe ca se fait à plusieurs. En d'autres termes ce n'est pas en votant oui ou non que par magie qu'elle va d'un seul coup accéder à l'illumination et décider de suivre à la lettre les directives de la France. Il y a certes en France des directives européennes qui nous cassent violamment les pieds (le plus souvent elles se contentent juste de bousculer nos habitudes) mais pour pouvoir jouir des effets positifs de l'Europe (Comme l'Euro, le libre échange, la coopération sur un certain nombre de projets qui créent des emplois en France etc.) il faut forcément donner un peu de mou aux autres pays pour qu'ils voient un avantage à faire avancer l'Europe.
Cette réciprocité parait aujourd'hui (en tout cas en France, en Angleterre et en Hollande) saugrenue.Et les pays hurlent à la mort de la démocratie à chaque fois que leur majorité respective change d'avis et que le conseil des ministres Européen, lui, garde le même.
Bref TCE ou non, il faut déjà faire une vraie réexplication de l'Europe à l'ensemble des pays avant de pouvoir esperer changer suffisament les mentalités pour que l'Europe recommence à avancer dans une direction constructive.